Cameroun - Ambiance post électorale: l'armée et la police matent une marche de l'opposition dans la ville de Douala

Par Adeline ATANGANA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 27-Oct-2018   17106
Marche de Douala - 27/10/2018 Facebook
Ce samedi 27 octobre 2018, la population de la capitale économique est sous la panique depuis que les forces de l'ordre ont décidé de réprimer une manifestation de l'opposition
Week-end sous haute tension à Douala. Les opposants au régime de Paul Biya, au premier rang desquels les militants du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), sont sortis en nombre pour une manifestation relative à la contestation des résultats de l'élection présidentielle du 07 octobre 2018.
 
 A l'issue de ce scrutin, le Conseil constitutionnel a  proclamé  le 22 octobre dernier, Paul Biya, Chef de l'État sortant vainqueur avec 71, 28% loin devant le deuxième, Maurice Kamto,  le président national du MRC.
Marche de Douala - 27/10/2018 (c) Facebook
 
Après avoir déclaré que cette élection a été émaillée de fraudes, l'opposition conduite par le MRC est donc descendue dans la rue de Douala ce samedi en fin de matinée pour une marche de protestation. 
 
Salle des fêtes d"Akaw,  Entrée pont sur le wouri, Grand Moulin, Bepanda, New-Bell ont été les principaux points d'attaque des manifestants.
 
En réaction, policiers et gendarmes sont tombés à bras raccourcis sur les contestataires, embarquant d'autres pour les cellules de la Police judiciaire et du Groupement mobile d'intervention au quartier Bonanjo. Maitre Michèle Ndoki, dirigeante du MRC dans la Région du Littoral et le journaliste reporter Mathias Mouende Ngamo sont parmi les personnes  arrêtées.
 
Le siège du MRC à Douala est militarisé et certains leaders de la contestation, à l'instar d'André Blaise Essam ou Albert Dzongang sont assignés à résidence par la police.
 
Ainsi, la manifestation a été étouffée dans l'œuf. Mais, la situation dans la ville de Douala reste très tendue.
 
La veille, le ministre de l'administration territoriale, Paul Atanga Nji, avait donné un point de presse à Yaoundé pour mettre en garde, sur un ton ferme, tous ceux qui organiseront des manifestations publiques sans autorisation des autorités administratives.
 
"le statut d'ancien candidat à la présidence  ou de président d'un parti politique, ne confère aucune immunité" avait indiqué hier,  le ministre Paul Atanga Nji.
Auteur:
Adeline ATANGANA
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