Cameroun - Carte universitaire: Jacques Fame Ndongo présente l’œuvre de Paul Biya en 35 ans de pouvoir

Par Otric NGON | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 14-Feb-2018   5065
Jacques Fame Ndongo Capture d'ecran
Selon le ministre de l’Enseignement supérieur, la carte universitaire a été substantiellement densifiée par le Chef de l’Etat, depuis son accession à la magistrature suprême en 1982.

«Lorsqu’il accède à la magistrature suprême le 6 novembre 1982, le Cameroun ne dispose que d’une seule université d’Etat. Aujourd’hui, sept régions sur dix ont, chacune, au moins une université d’Etat», fait savoir Jacques Fame Ndongo sans une interview accordée à Cameroon Tribune en kiosque ce mercredi 14 février 2018.

Ainsi, les régions suivantes sont chacune une université d’Etat: «Adamaoua depuis 1993, Centre (qui en a deux) depuis 1993, Extrême-Nord depuis 2008, Littoral depuis 1993, Nord-Ouest depuis 2010, Ouest depuis 1993, Sud-Ouest depuis 1993. Chacune de ces sept universités est dotée de quatre établissements classiques (faculté des arts, lettres et sciences humaines ; faculté des sciences économiques et de gestion ; faculté des sciences juridiques et politiques ; faculté des sciences). Toutes ont aussi, au moins, cinq grandes écoles ; certaines en ont dix voire douze.

Les trois régions qui n’ont pas encore une université d’Etat sont désormais dotées (2017 – 2018), chacune, d’au moins un établissement public d’enseignement supérieur (Est, Nord, Sud) et des annexes de faculté (faculté des sciences juridiques et politiques à Bertoua, Garoua, Ebolowa ; faculté des sciences de l’éducation à Garoua ; filière eau, bois, environnement à Ebolowa)».

D’autre part, fait savoir Jacques Fame Ndongo, «une université inter-Etats Cameroun – Congo a été construite, côté camerounais, à Sangmélima. Elle démarre bientôt. Il existe, désormais, trois écoles nationales supérieures polytechniques au Cameroun (une à l’université de Yaoundé 1, une à l’université de Maroua, une à l’université de Bamenda).

D’autres écoles d’ingénieurs fonctionnent à Douala (faculté de génie industriel), à Buéa (Faculty of Engeneering and Technology), à Dschang (faculté d’agriculture et des sciences agronomiques), à Ngaoundéré (Ecole nationale supérieure de géologie et d’exploitation minière, Ecole nationale supérieure de chimie et d’industrie minéralogique, Ecole nationale supérieure des sciences agro-industrielles, etc), à Maroua (faculté des mines et d’industries pétrolières), etc.

S’agissant des sciences de la santé, en 1982, il y avait au Cameroun, un seul établissement d’enseignement supérieur (CUSS en 1969). Désormais, il y en a neuf: Yaoundé 1 (faculté de médecine et des sciences biomédicales), Douala (faculté de médecine et des sciences pharmaceutiques), Buea (Faculty of Health Sciences), Bamenda (Faculty of Health Sciences), Dschang (faculté de médecine et des sciences pharmaceutiques), Garoua (faculté de médecine et des sciences biomédicales), Bangangté (institut privé des sciences de la santé), Kumbo (institut privé des sciences de la santé), Nkolondom – Yaoundé (Institut privé de technologie médicale).

Le Cameroun a aussi, depuis 1993 (fonctionnelle depuis 2006) une école nationale supérieure des sciences et de médecine vétérinaire (à l’université de Ngaoundéré) et une école nationale supérieure d’agriculture et de médecine vétérinaire à l’université de Buéa (créée en 1993 et fonctionnelle depuis 2006).

L’on peut aussi relever l’existence de deux instituts des beaux-arts (université de Douala et université de Dschang) et de cinq instituts universitaires de technologie (Bamenda, Buéa, Douala, Dschang, Ngaoundéré).

Quant à l’enseignement normal, il existe, désormais, quatre écoles normales supérieures (Yaoundé depuis 1961 ; Maroua, depuis 2008 ; Bamenda depuis 2010 ; Bertoua depuis 2017) et quatre écoles normales supérieures d’enseignement technique (Enset) à Douala (depuis 1976), à Bamenda (2010), à Kumba (2014) et à Ebolowa (2017).

Au niveau des instituts privés d’enseignement supérieur, il existe 212 établissements (alors qu’il n’y en avait aucune lors de l’accession du président Paul BIYA à la magistrature suprême). L’on peut ajouter, s’agissant de la carte universitaire, l’existence de deux universités virtuelles (à l’université de Yaoundé 1 dont l’une à vocation sous-régionale) depuis 2012, d’une zone franche universitaire (à l’université de Yaoundé 1), d’un centre d’excellence des technologies de l’information et de la communication (à l’université de Yaoundé 1) financé par la Banque mondiale, d’un siège continental de l’Université panafricaine placée sous l’égide de l’Union africaine (depuis 2016), d’un pôle sous-régional de l’Université panafricaine à Soa (université de Yaoundé 2), d’un Centre africain des sciences mathématiques à Limbé (Sud-Ouest), etc.».

Auteur:
Otric NGON
 @OtricNgonCIN
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