Cameroun - Catastrophe ferroviaire d’Eséka: Les avocats des familles des disparus demandent que leur soient rendus vivants leurs parents

Par Otric NGON | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 19-May-2017   3727 0
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Catastrophe ferroviaire d'Eséka RFI
Une courte  audience s’est tenue ce vendredi 19 mai à Douala devant le tribunal de grande instance sur le drame d'Eseka, le déraillement d’un train il y a plus de six mois.

Selon Radio France International (RFI) qui rapporte cette information, les avocats des familles des disparus de la catastrophe ferroviaire demandent que leur soient rendus vivants leurs parents, passagers de ce train qui avait terminé sa course le 21 octobre 2016 dans la petite ville d'Eseka. Ou si leur décès est constaté, que les corps leur soient remis. Ils exigent aussi que leur soit délivré de certificats de genre de mort.

À l’audience de ce matin, apprend-on, les avocats de ces familles ont juste remis leur rapport au juge. Les conseils de Camrail ont alors demandé un renvoi, le temps pour eux d’en prendre connaissance et d’apporter leur réponse.

Une nouvelle audience a été fixée pour lundi prochain. Elle devrait permettre un examen contradictoire de ces demandes. «En filigrane se joue la question délicate des indemnisations des victimes et de leurs proches parents de cette catastrophe ferroviaire, qui avait fait près de 80 morts et plus de 600 blessés», indique la radio française.

À Camrail, on se défend de poursuivre cette procédure et l’appréciation de cette procédure en toute sérénité. Alors que les familles des victimes et leurs conseils dénoncent plusieurs entorses et une loi du silence, autant des autorités camerounaises que de l’entreprise Camrail elle-même.

Le déraillement du train 152 à proximité de la gare d’Eseka en octobre 2016 avait fait officiellement 79 victimes et plus de 600 blessés. Au lendemain du drame, trois enquêtes avaient été ouvertes pour déterminer les causes exactes de cet accident.

Paul Biya, Chef de l’État, avait créé une commission d’enquête avec à sa tête Philémon Yang, le premier ministre, afin de déterminer les causes de l’accident et de proposer des «mesures visant à limiter les risques de survenance d’une telle catastrophe à l’avenir».

De son côté, le groupe Bolloré avait ouvert une enquête interne alors que la gendarmerie et la police judiciaire du Cameroun menaient la leur. Aucun de ces résultats n’a été rendu public. Un rapport d’experts avait cependant mis en exergue la «défaillance du système de freinage».

Auteur:
Otric NGON
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