Cameroun - Crise anglophone: Les avocats des détenus saluent les mesures du gouvernement mais en demandent plus

Par Jean-Marie NKOUSSA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 20-Apr-2017   24878 3
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Marabout   02017-04-22 11:57
#1
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Mbongochobi    22017-04-20 15:37
#2
La LRC na plus le choix. Il va cèder dans tous les revendications des Anglophones. C'est spit ça ou la sèpararion pure et simple.
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Nyambarindon   42017-04-20 11:56
#3
Ce qui aura deja ete obtenu par les avocats,de la part du gouvernement:

-la création d’une section de la Common Law à l’Ecole Normale d’administration et de magistrature ;
-la création d’une faculté des Sciences juridiques et politiques à l’Université de Buea ;
-la création d’un département de English Law dans les Universités de Douala, Ngaoundéré, Dschang et Maroua ;
-la création d’un Institut d’Etude judiciaire pour la formation des avocats, notaires et huissiers de justice ;
-le redéploiement des magistrats en tenant compte des critères linguistiques ; -l’augmentation des effectifs des magistrats anglophones au sein de la Cour suprême.

+ La libération,de 21 des casseurs du 8 décembre à Bamenda.

En contrepartie,qu'est-ce qui aura été concédé par les avocats? RIEN!

On est finalement dans des "négociations" ou seule une partie a des droits et des "EXIGENCES"
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Des avocats camerounais Archives
Ils exigent notamment la libération de leurs clients interpellés dans le cadre des manifestations.

Cinq avocats des personnes détenues dans le cadre de la crise anglophone ont donné une conférence de presse hier, 19 avril 2017. Parmi eux, Me Claude Assira et Me Bernard Muna. Ils ont d’abord salué les mesures annoncées le 30 mars dernier par le Ministre de la Justice, garde des Sceaux.

En réponse aux revendications des avocats du Common Law, le gouvernement avait annoncé plusieurs mesures : la création d’une section de la Common Law à l’Ecole Normale d’administration et de magistrature ; la création d’une faculté des Sciences juridiques et politiques à l’Université de Buea ; la création d’un département de English Law dans les Universités de Douala, Ngaoundéré, Dschang et Maroua ; la création d’un Institut d’Etude judiciaire pour la formation des avocats, notaires et huissiers de justice ; le redéploiement des magistrats en tenant compte des critères linguistiques ; l’augmentation des effectifs des magistrats anglophones au sein de la Cour suprême.

Ces mesures sont satisfaisantes, mais insuffisantes. La Nouvelle Expression (LNE) parue le 19 avril 2017 renseigne que les avocats des détenus, 74 au total, ont « demandé aux autorités camerounaises compétentes de libérer les avocats et toutes les autres personnes détenues et de rendre des mesures appropriées en vue du retour en toute sécurité des personnes en exil et de la levée d’interdiction de sortir du territoire national ».  

Pour les orateurs, la mise en œuvre de ces mesures et bien d’autres constituent la voie à l’ouverture d’un dialogue devant déboucher sur les solutions durables et définitives. Ils ont par ailleurs critiqué la sortie du Bâtonnier de l’Ordre national des Avocats, Me Jackson Ngié Kamga, qui a récemment annoncé la reprise du travail le 2 mai prochain par les avocats du Common Law. « Nous ne défions pas le communiqué du Bâtonnier qui a autorité pour entreprendre des pourparlers dans le cadre de l’amélioration des conditions des confrères, mais nous observons qu’il n’y a pas retour de courtoisie de sa part. Il aurait dû nous consulter, et si possible les accusés », a déclaré Me Assira.

Auteur:
Jean-Marie NKOUSSA
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