Cameroun - Crise anglophone: Selon Le Quotidien Le Jour, les autorités redoutent la date du 1er octobre 2017

Par Josiane Rose NDANGUE | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 25-Sep-2017   6891
Bamenda At Heart of Strike Action Last November Wilson MUSA
Les activistes anglophones ont choisi cette date pour proclamer l’indépendance du Southern Cameroon.

Selon le quotidien Le Jour édition du 25 septembre 2017, la date du 1er octobre 2017, «préoccupe au plus haut point les autorités» du Cameroun. La raison étant que les sécessionnistes auraient choisi ce jour pour proclamer l’indépendance du Southern Cameroon. Tout comme les autorités, les populations sont aussi inquiètes. Par mesure de précaution et par crainte de ce qui pourrait se passer ce jour, elles envisagent enlever leurs enfants dans les villes anglophones. Surtout que divers attentats et les débordements survenus lors des manifestations du weekend dernier, ont contribué à les plonger davantage dans la peur.  

Les avocats anglophones membres de la Nord-West Lawyers Association, Fako Lawyers Association et la Manyu Lawyers Association ont décidé de ne pas se réunir le 23 septembre dernier. Pourtant ils avaient reçu l’autorisation de le faire, de Mochi Johnson Malafa le Sous-préfet de Mamfé. Cependant notre confrère rapporte que les sécessionnistes voyaient déjà d’un mauvais œil cette rencontre. Celle-ci devait entre autres permettre de faire une évaluation de la grève observée par les avocats, depuis novembre 2016, date à laquelle la crise anglophone a commencé. «Sur la toile les partisans de la sécession qui accusent les avocats de «trahir leur cause» projetaient de tout faire pour empêcher leur réunion», écrit Le Jour.

Avec donc ce contexte d’insécurité, les autorités administratives de leur côté s’activent aussi pour le maintien de la paix. Des Préfets du Nord-Ouest ont par exemple interdit des manifestations publiques dans leur territoire de commandement, jusqu’au 7 octobre prochain. C’est dans ce sillage que la manifestation du Cameroon people’s party a été interdite. Mais les grévistes anglophones n’entendent pas respecter les mesures des autorités. Leurs réseaux continuent de se mobiliser pour cette échéance.

Auteur:
Josiane Rose NDANGUE
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