Cameroun - Crise anglophone: Voici les charges retenues contre Paul Ayah Abine

Par Otric NGON | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 18-Mar-2017   49255
Paul Ayah Abine, Avocat général près la Cour suprême PAA
La première audience de l’avocat général près la Cour Suprême du Cameroun s’est ouverte hier au Tribunal de grande instance de Yaoundé, Centre administratif.

Paul Ayah Abine sait désormais ce qui lui est reproché. Il est poursuivi par le ministère public pour complicité et apologie du terrorisme, rébellion, sécession et propagation de fausses nouvelles. C’est ce qui ressort de sa première audience jeudi au Tribunal de grande instance de Yaoundé, Centre administratif.

Face à la presse à la sortie de l’audience à huis clos qui a duré environ 3 heures, Ndong Christopher, avocat de Paul Ayah Abine, a déclaré à nos confrères de Cameroon Tribune que «cette procédure que nous avons soulevée est destinée à parler du droit d’Ayah Paul Abine qui a été violé lors de son arrestation devant sa famille pour être amené au SED où il est gardé à vue sans même être inculpé. C’est aujourd’hui au tribunal que nous avons appris les charges qu’il y a contre lui: complicité et apologie du terrorisme et rébellion, sécession, propagation de fausses nouvelles».

Le ministère public, représenté par deux magistrats, d’après l’avocat, a commencé à citer la loi de 2014. Pour les avocats, il était question, suite à la saisine par leurs soins du président du TGI du Mfoundi compétent à leurs yeux, «de constater qu’il y a  violation des règles d’arrestation et de garde à vue telles que soulevées par les avocats de la défense pour libérer Ayah Paul Abine dans l’immédiat».

Après avoir écouté les arguments des deux parties, rapporte Cameroon Tribune, le président du TGI du Mfoundi a renvoyé l’audience au 21 mars 2017. «Il a promis que lui et ses collègues avocats reviendront pour entendre la décision qui sera rendue ce jour-là», lit-on. 

En rappel, c’est le 21 janvier 2017 qu’Ayah Paul Abine, avocat général près la Cour suprême, a été interpellé à son domicile par six hommes armés, et conduit au Secrétariat d’État à la Défense (SED) où il reste détenu.

Auteur:
Otric NGON
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