Cameroun - Crise en zone CEMAC: le Président du Tchad Idriss Deby Itno veut réduire les salaires des agents de l’État

Par Liliane J. NDANGUE | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 05-Jan-2017   32753 1
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Carlitos   42017-01-05 14:53
#1
Il ne veut pas réduire... Il va réduire, comme l'ont ordonné les maîtres (France et FMI). On ne va certes pas dévaluer le CFA... mais on va dévaluer le train de vie déjà précaire des habitants de la zone CEMAC, comme l'ont exigé les maîtres! Magister dixit!
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Idriss Deby Itno, Président du Tchad Archives
Quatre jours avant son discours à la nation, le président tchadien a convoqué les responsables de son parti pour une communication restreinte. Des révélations de ces assises sont renversantes.

Dans son édition du 5 janvier 2016, le quotidien Le Jour rapporte qu'Idriss Deby Itno, le Président tchadien envie le Cameroun dans sa gestion des crises en zone CEMAC. Selon des sources du journal, quatre jours avant son message de fin d'année à la Nation, le Président du Tchad a tenu une réunion avec les responsables de son parti pour une communication restreinte.

«Les révélations sont renversantes. Loin de ces propos officiels, empreints d’euphémisme, les sources du Jour ont eu accès à ses déclarations privées sur la situation financière et économique dans son pays et la CEMAC de façon générale», écrit le quotidien.  

En indiquant à ses collaborateurs que le Tchad connait une situation préoccupante, il a avancé «des chiffres sur un ton alarmiste. Le taux de croissance est de -3%, loin de deux chiffres atteints de 2011 à 2013 lorsque le baril du pétrole se vendait 100 dollars. Le 26 décembre, dans les caisses de l’État, il y avait tout juste 25 milliards FCFA. Or, il faut 50 milliards de FCFA pour payer les fonctionnaires qui attendent de percevoir leur salaire du mois de novembre. Il précise aussi que les réserves de la CEMAC à la banque centrale ne peuvent couvrir que les importations de deux mois: janvier et février. Après, ce sera l’inconnu», écrit le quotidien.

Toutefois pour faire face à la situation, le Tchad a pris des mesures jugées «drastiques» par d'aucuns. «Le Chef de l’État nous a demandé d’aller expliquer la situation partout dans le pays. La même demande a été formulée à l’endroit des autres partis alliés», explique cette source proche du parti au pouvoir rencontrée par le quotidien.

«Nous avons décidé que toutes sociétés étrangères opérant en zone CEMAC doivent faire transiter leurs avoirs par notre banque. Donc, elles doivent investir sur place et non rapatrier les bénéfices. C’est vrai que ça peut empêcher les investisseurs de venir chez nous. Mais nous n’avons plus le choix», explique-t-elle.

À en croire les propos rapportés dans Le Jour, le Président tchadien veut aussi réduire les salaires des agents de l’État. En 2002 cite-t-il comme exemple, la masse salariale ainsi que le fonctionnement des institutions de souveraineté coutaient 8 milliards FCFA. «Soudain, le pétrole coule à flots et se vend bien. Les syndicats manifestent. Les revendications viennent de partout. L’État devient dépensier. «Deby lui-même semble regretter d’avoir créé des institutions budgétivores», fulmine un de ses camarades», rapporte le quotidien.

«J’ai aussi entendu dire que notre raffinerie peut contribuer à payer les salaires. Peut-être, mais ce n’est pas pour vous. C’est pour les Chinois. D’ailleurs, l’État n’a pas jusqu’aujourd’hui libéré son taux de participation. Dans tous les cas, nous allons revenir aux salaires de départ. Le SMIG sera au plus à 30 000 FCFA, puisque ce qui était au-dessus était provisoire. Oui, les augmentations des salaires étaient provisoires. Regardez le Cameroun avec son économie structurée qui paye le SMIG plus bas que le nôtre», lance Deby», rapporte Le Jour.

Auteur:
Liliane J. NDANGUE
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