Cameroun - Décès de Monique Koumatekel: Deux ans plus tard, la famille attend toujours le soutien du Gouvernement

Par Lore E. SOUHE | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 12-Mar-2018   3104
Drame Hopital Laquintinie a Douala Archives
Les nombreuses promesses faites par certaines autorités à l'endroit des proches de la défunte n'ont jamais été réalisées.

« On a été abandonné par les autorités camerounaises. Après le décès de Monique Koumatekel, ils étaient nombreux à venir nous voir. Le préfet, le Gouverneur… ils étaient nombreux à venir compatir avec nous. Ils nous avaient promis de venir nous aider ». Cette plainte est celle de Sen Annette Plastide, la mère de Monique Koumatekel, décédée le 12 mars 2016 alors qu’elle était enceinte de jumeaux. La victime avait été éventrée devant la maternité de l’hôpital Laquintinie de Douala par Tacke Rose, une amie de Monique, lasse de voir la jeune femme mourir à petit feu devant l’iindifference totale du service médical de cet établissement hospitalier.

Une fois le décès survenu, c’était le « grand » défilé de nombreuses personnalités du pays, des étrangers, la presse, des représentants de partis politiques et autres, venus apporter réconfort à la famille de la jeune Monique, éplorée. Beaucoup d’entre eux au passage, faisaient des promesses qui deux ans plus tard, n’ont jamais été tenues. La famille déplore encore plus l'abandon diu Gouvernement, une fois les obsèques achevées. « Le Gouvernement s’était tout simplement occupé du linceul et des frais d’enterrement et depuis rien. Après l’enterrement de ma fille, ils ne sont pas revenus nous voir. Même pas pour avoir des nouvelles de la famille », scande la mère de la défunte.

Le père des trois enfants qu’a laissé Monique quant à lui, confie que « un avocat était venu nous voir en disant qu’on devait verser l’argent de la ration des enfants dans un compte et quand ils seront majeurs, ils pourront l’utiliser. Nous avons même créé un compte bancaire pour cela, mais jusqu’à aujourd’hui, ce compte n’est pas approvisionné », peut-on lire dans La Nouvelle Expression du lundi 12 mars 2018.

Heureusement, quelques âmes de bonne volonté ont toujours soutenu comme elles le peuvent la famille de Monique Koumatekel, à l’instar d’une association créée en Italie qui s’occupe de la pension des enfants et paye chaque année leurs scolarités et fournitures scolaires, apprend-on.

 

Auteur:
Lore E. SOUHE
 @loresouheCIN
  • E-mail 0
  • Google+
  • Tweet
  • Partagez