Cameroun - Décret sur la mise en liberté des prisonniers anglophones: Paul Biya est passé maître dans l’art d’être imprévisible et de déjouer les pronostics, selon Marie Claire Nnana

Par Marie Claire Nnana | Correspondance
YAOUNDE - 01-Sep-2017   6822 23
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Ossas Nanga   42017-09-13 09:00
#1
Une précision, madame: loic kodjay masfao est un bandit devenu franc-maçon de la tendance française qui ne croit pas en Dieu. Donc les machins de rédemption là ne l'intéressent pas beaucoup. Trouvez autre chose pour lui.
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Ossas Nanga   42017-09-13 08:59
#2
"C’est la main tendue du père à l’enfant mis au cachot pour avoir transgressé des codes familiaux du vivre ensemble. En même temps qu’il retrouve sa liberté, il retrouve l’affection du père, et l’immersion dans une famille à laquelle néanmoins il n’avait jamais cessé d’appartenir, du fait de sa faute. La rédemption suppose toutefois la reconversion complète et l’engagement à se conformer aux règles."

On dirait loic kodjay parlant des rentiers/héritiers blablabla...

Quelle misère mentale, quand même, la femme ci! Beaucoup d'entre vous sont des rigolos, vraiment! Vos comparaisons là, c'est comme loic kodjay l'économiste qui se prend pour un grand analyste, alors qu'il ne sait pas comment on fait pour bien comparer deux choses.

Madame nnana, donc pour vous un père met son enfant au cachot????? akiéééééééééé!!!!!! Il met son enfant en prison pourquoi? Parce qu'il a "transgressé des codes familiaux du vivre ensemble" zamba wama! les codes familiaux du vivre ensemble? Le père là a enseigné ça à quel enfant, quand, comment, qui a vu, qui a entendu?

Madame, prenez votre père, vos enfants, votre frère loic kodjay masfao et foutez la paix aux gens de ce pays qui croient vraiment à l'esprit!

Une précision, madame: loic kodjay masfao est un bandit devenu franc-maçon de la tendance française qui ne croit pas en Dieu. Dons les machins de rédemption là ne l'intéressent pas beaucoup. Trouvez autre chose pour lui.
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Ossas Nanga   42017-09-13 08:36
#3
"Rhétorique proprement imbécile.
Pathétique rdpc!"

Entre pathétiques (rdpc ou "économiste, militant" laakam) aux rhétoriques proprement imbéciles, on se reconnaît à coup sûr. Hein, loic kodjay masfao?

faites sortir l'imbécillité!
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Djogbe   02017-09-03 15:47
#4
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Masfao   52017-09-02 20:59
#5
Rhétorique proprement imbécile.
Pathétique rdpc!
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Paix Travail Patrie   02017-09-01 21:19
#6
Encore toi??? Ehhh aahhhh
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Mengap   102017-09-01 20:10
#7
@DP Cameroon Tribune
"...
La nation Cameroun se forgera sur la fédération de nos différences, de nos richesses, de nos ressources, et de notre volonté.
"
Madame vos mots sonnent souvent si justes qu'on vous donnerait le bon dieu ? Si ceux que vous défendez appliquaient au minimum ce que votre plume rédige, nous aurions un meilleur Cameroun. Mais on se rend plutôt compte que vous écrivez pour meubler l'espace de communication qui vous est acquis, et que vos mentors n'ont rien à faire de la doctrine que vous prescrivez!
Je retiens ici volontairement dans votre phrase ci-dessus " la fédération de nos différences", qui n'est autre que la demande portée par la revendication anglophone au NW et SW pour l'instant. Peut-on fédérer des entités non autonomes du moins administrativement ? Et c'est là le coeur du combat que ce mouvement a mené, car nous sommes administrativement asphyxiés par un pouvoir qui centralise tout à Yaoundé ce qui étouffe nos nombreuses régions. Le NW et SW ne sont pas les seuls . Oui je suis d'accord avec vous que la nation Camerounaise se forgera sur un état fédéral de nos différences et de nos richesses! Alors pourquoi condamner ce que vous même appelez de vos voeux, la Fédération puisque les différences existent ?
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JIBOFAT   42017-09-01 14:36
#8
Même BAKARI qui a hérité de Lucifer le don du mensonge a de la peine à venir fomenter des inepties que cette vieille fille célibataire et Nyamding ventilent sur cette page.
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Mlk_do   132017-09-01 14:28
#9
Je vois plutôt une fumeuse de banga
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JIBOFAT   112017-09-01 14:01
#10
Si c'était un acte de coeur, de clémence pour un individu qui prône le dialogue, pour quoi les motions de soutien tardent-ils à se faire lire ?

L'élargissement du Pr. EDZOA et celle de Monsieur ATANGANA sont des injonctions musclées du Système des Nations-Unies. De même que cet autre acte qui vient sauver le Cameroun d'un génocide. On ne peut pas militariser un pays et venir masturber les consciences des citoyens avec des idioties langagières de ce genre.
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Educator   32017-09-01 13:18
#11
@M-C Nnana (5) final
"...Cette réponse-là, la vraie, la seule, a commencé à être apportée par le chef de l’État, à travers la création de la Commission nationale pour le bilinguisme et le multiculturalisme, et à travers des réformes en profondeur des systèmes judiciaire, scolaire et universitaire."

Ordinarily you would be right in naming these two acts as "solutions". They could appear as solutions only in the most optimistic eyes as they were put in place under duress rather than in a thoughtful developmental scheme as forethought.
Even granting the forgoing, hardly anyone would see the commission chairman as a suitable choice. Not following his incendiary speech in a hate fest meeting which he himself organised!
How could he be healer? It only militates against the kindly father-figure myth. The commission should exist but its posts should not be favours bestowed by a head of state!!
In fact, they should not be favours. They should not be opportunities to take home colossal pay checks for producing nothing, even for more suitable members. Its existence has not curbed the excesses either...
Now to the other reformes... in the judiciary and universities...
That you wish to list these as positives simplify illustrates my point about the lack of empathy being to do with a deep psychic programming, for in normal states these entities would be independent and not needing any reforms from a kindly father-figure.
Granted. You have still got to explain away the gradual move from a federal state with relative civic traits to a centralised patronage pyramid with little accountability.
The head of state is responsible for creating them and could not possibly be credited with minor reforms of it!

In conclusion, your metaphors have highlighted in a very useful way why the "brothers /sisters" of the family apparently did not see the need to come to the aid of their sibling when the latter came under "father's" domestic abuse. They are now relieved tha
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Bigam   112017-09-01 12:15
#12
Shame on you
Nana
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Atangal   272017-09-01 12:07
#13
Maiscomme Nnana, les vuvuzélateurs de Kim Jong Paul sont prévisibles : il arrête, on applaudit, il libère, on applaudit! Ki vive?
On attend les contributions de Charles Ptythagore Ndongo, Anderson Le, Fame Ndongo... ces griots-exégètes qui ne vivent que pour voler, jouir et plaire à Kim Jong Paul BIYA.
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Educator   52017-09-01 11:04
#14
@M-C Nnana (4)
"Le Président de la République, usant de ses prérogatives constitutionnelles, et de sa position centrale d’arbitre du jeu politique, a pris la décision salvatrice d’arrêter les poursuites pour certains des justiciables interpellés dans le cadre de cette affaire."
In my previous I tried to point out that even in the most favourable light, these prerogatives did not come to help the situation as they were overdue in coming.
I would further say that the nation should be more important than the head of state and, therefore these arbitrary prerogatives, which have more often than not, be deployed against the interests of the nation [citizens] should not exists. It should actually be a state of law for all citizens, more so for the head of state who, for your kindly father-figure metaphor to fit, should be not only beyond reproach but even more so than every other citizen, for instance in not being able to bestow favours, be they gifts or appointments.
I have posted elsewhere on CIN on the impropriety of the decisions you laud.
I need to say I welcome the releases and look forward to the rest of them being released so I am certainly not arguing against the releases.
But this episode illustrates the faulty structure of the state and Im amazed that the judiciary would feel at ease with a political stop to he process presented in the format it was!! It merely proves the idea that the judiciary is not independent and therefore could not be relied on to be fair. How arrogant and un-statesmanlike to issue communiques bypassing the judiciary!!
This all feeds into this father-figure myth that you are appear to be promoting.
There are so many actions contrary to it, and even if there weren't a proper state should not rely on it.
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Educator   122017-09-01 09:49
#15
@M-C Nnana (3)
The father-child metaphor should be avoided alone for the two previous reasons, but the most critical reason is that as a society/state we need to get to a stage where state=citizens, tather than state=president.
For one thing, without any abuse at all but just facts, this president was put in place initially without the consent of the state[citizens]. Since then he has shown little fatherliness in his running of the state, having autocratically set up the patronage pyramid that is responsible for the grid-locked state.
In this sense the family code which you refer to is not a family code. It is imposed on the family without consent and cannot, therefore be seen as an asset.
On this particular crisis, it is incongruous to present a kindly father-figure when he showed a particular cruelty in letting the arrests and torture continue for months!
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Tchameni    322017-09-01 09:36
#16
Paul Biya est un acteur et non un arbitre du jeu politique. En République, c'est aux institutions consensuelles et neutres que revient le rôle central d'arbitre. Paul Biya n'est le père de personne d'autres que ses 3 ou 5 enfants. Voilà la confusion de rôles qui fait le lit de la dictature. Le problème des Anglophones n'était pas l'emprisonnement. Biya et son gouvernement ont ajouté la question de l'emprisonnement à ceux que nos compatriotes posaient avant cela. Au mieux, on retourne à la case départ avec la libération décrétée hier. Donner l'impression qu'on avance alors qu'on tourne en rond est une autre forme d'inertie.
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Educator   142017-09-01 09:27
#17
@M-C Nnana (2)
... Not wishing to degrade, I am going to express how I visualised your metaphor.
A father, on receipt of his monthly wage, camps in a bar until it is all spent!
The family code is that nobody questions father's actions.
One of the children tells father that he needs school fees and uniforms.
That breaks the family code as it is humiliating father who has no money to supply the completely reasonable demands! Father brings out the cane, still suffering from the effects of his antics at the bar.
When he tires and stops beating the child, the latter is expected to see this as clemency even though they still need the items they asked for!!
The other children, in their terror, say: "We too need uniforms and fees, but its your fault for embarrassing father by breaking the family code. Serves you right!!"
Is that a hand being offered to that child?

I have a final reason why the "father-child" metaphor should be avoided in the next post (3)
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Educator   192017-09-01 09:16
#18
@M-C Nnana (1)
Your editorial is very useful in explaining the lack of empathy, apparent and, let's face it, practical, shown by the majority of francophone "brothers" - using your metaphor.
It also highlights the conditioning of "their" psyche to the current ad hoc "state".
My intention is not to rant, certainly not to be abusive, but to put forward my reading/analysis of your analysis, particularly the non-verbal communication, with which, your writing is loaded.

Your metaphor of father-to-child: Deliberate or not, this implies a balance of power, which happens to be the reality, but which I don't imagine you intended to highlight. You are saying that LRC, personified by Mr Biya is a more powerful entity, bestowing kindness and thoughtfulness to an inferior entity. In that scenario you would be wondering why the lesser entity is not showing the appropriate gratitude. You would be expecting that gratitude anyway.
Unintentionally you crystallize the imbalance and and the root of the marginalisation that the "lesser" entity has been decrying.
You are mistaken because constitutionally, the union was meant to be a Federation of equal [in status] states. As such, it would be inappropriate to deploy the metaphor you have!
I am keeping this short and will come back to more of your metaphors but my next post following is on the a further interpretation of this father-child metaphor.
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JIBOFAT   302017-09-01 08:59
#19
Cette femme célibataire, qui se masturbe toutes les nuits, pense encore venir masturber la vérité sur les colonnes de son journal.

Masquer la vérité dans ce pays sera encore possible lorsque la dictature au pouvoir coupera INTERNET.

Cette vieille fille ménopausée parle d'UN ACTE DE CLÉMENCE" de son luciférien créateur.

Comment être CLÉMENT et enclin au dialogue alors qu'on a renforcé la MILITARISATION de ces régions moins d'une semaine avant de penser à libérer les gens CONTRE SON GRÉ ?

Je conseille à cette vieille fille de beaucoup se renseigner. Remercions plutôt les activistes qui portent cette crise dans le système des NATIONS-UNIES pour nous éviter un génocide.
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Goodman   452017-09-01 05:45
#20
Que vous faites pitie bande d'attardes mentaux...En tout cas c'est propre a tous les bantous, dans aucun pays du monde sauf en Afrique centrale et en Coree du rondouillard Kim Jong ca ne se fera, Sans etre contre la liberation de nos compatriotes injustement incarceres depuis des mois, Paul Biya vient encore de confirmer ce que tout le monde sait, qu'il est le roi du Cameroun, sinon on nous disait que cette affaire est judiciaire, Paul Biya ordonne et soudain tout le monde se couche par terre pour executer les ordres du roi...QUE VAUT LE POUVOIR JUDICIAIRE AU CAMEROUN? Non le Cameroun est une DICTATURE, on peut arreter tout le monde comme on veut et quand on veut et le liberer quand on veut, Qui a ordonne leur arrestation et pourquoi?...IL FAUDRA TOTALEMENT REFONDER CE PAYS ET LIBERER LA JUSTICE DES GRIFFES DES POLITIQUES, c'est ca la vraie base de la democratie...ON COMMENCE A NOUS SAOULER avec des : Paul Biya le sage des sages, Paul Biya ceci cela ...vous faites pitie encore une fois de plus, comment allons nous delivrer les camerounais des chaines de l'esclavage mental qui les maintiennent des les profondeurs de l'ignorance depuis les annees 50,que le chemin est long...IL FAUT METTRE LE RDPC A MORT
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Chikungunya-boy    332017-09-01 05:42
#21
Les codes familiaux du vivre ensemble qui selon Mme NNANA veulent qu'un père parle à certains de ses fils dans une langue qu'ils ne comprennent pas et se mette à les fouetter quand ils le disent.....
Ça s'appelle père INDIGNE.
Même la Bible demande aux parents de NE PAS IRRITER LEURS ENFANTS.

Parler des codes familiaux du vivre ensemble c'est bien beau, encore faut il savoir qui ici par sa violation systématique de ces codes est le bourreau
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Raymann   142017-09-01 03:33
#22
Pourrait-elle traduire ce beau texte pour les Anglophones?
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Ndokoti    182017-09-01 01:11
#23
Boris Bertold a annoncé l'arrivée de cette femme au TCS la semaine prochaine......
votre affirmation risque être réalité dans 14 jours
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Marie-Claire Nnana, DP Cameroon Tribune Archives
Dans son éditorial publié ce jeudi au lendemain de la décision du Chef de l’État de remettre en liberté les prisonniers de la crise anglophone, la directrice de publication de Cameroon Tribune décrit une «main tendue du père à l’enfant mis au cachot pour avoir transgressé des codes familiaux du vivre ensemble».

Ci-dessous, l’intégralité de l’éditorial de Marie Claire Nnana:

Passé maître dans l’art d’être imprévisible et de déjouer les pronostics, Paul Biya en a surpris plus d’un hier, en ordonnant l’arrêt des poursuites judiciaires contre des ténors du mouvement de contestation - syndicale à l’origine - et de violences dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Un véritable coup de tonnerre. Mais aussi un acte de clémence louable et hautement significatif, que les bienveillants n’osaient espérer, mais que les partisans du pire redoutaient, conscients des dividendes qu’un tel signal pourrait produire sur le climat social. Car que seraient les irrédentistes, une fois la paix restaurée ? Orphelins d’une cause et d’un beau prétexte - l’incarcération des leaders - ils manqueraient aussitôt de sève et d’allant. Ils seraient confinés à l’oubli. Le désordre et l’instabilité étant comme on l’a vu, leur fond de commerce.

Heureusement pour le Cameroun, le pire n’est jamais certain, et le ciel, lourd de menaces depuis plusieurs mois, ne nous est pas tombé sur la tête. Au contraire ! Le Président de la République, usant de ses prérogatives constitutionnelles, et de sa position centrale d’arbitre du jeu politique, a pris la décision salvatrice d’arrêter les poursuites pour certains des justiciables interpellés dans le cadre de cette affaire.

A l’analyse, le moment choisi pour ce geste de magnanimité du Prince ne doit rien au hasard. A quelques jours de la rentrée scolaire, que les extrémistes de ce mouvement de revendication appellent à boycotter, alors que certains parents sont dans le désarroi face à la peur des actes de vandalisme et de pyromanie ciblant les écoles, et que les leaders religieux et les fons appellent à la libération des personnes incarcérées dans le but de sauver l’école, le chef de l’État a montré une fois encore son extraordinaire aptitude au dialogue.

Ni indifférent et retranché dans sa tour d’ivoire, ni complaisant face au désordre et à l’incivilité, Paul Biya est simplement attentif et à l’écoute des siens. Dans le cas de cette agitation mâtinée de violences que vivent deux régions du Cameroun, on peut supposer que sa responsabilité d’homme d’État l’a conduit à soupeser l’efficacité de la répression avec les périls sur l’unité et la stabilité que cette répression peut entraîner. Il est clair en effet que sous le prétexte de revendications corporatistes, l’objectif poursuivi par les instigateurs de violence est de détruire un sentiment d’appartenance de tout un pan du pays à la nation, en espérant reconstruire une nouvelle identité érigée sur une base tribalo linguistique dans la fantasmagorique « Ambazonie ». Un tel scénario pour la majorité des Camerounais est absolument inconcevable. Elle ne résoud en tout cas rien du vrai problème anglophone, qui se pose en termes de prise en compte totale et permanente, dans toutes les strates de l’administration et de la société, de cet héritage culturel anglophone. Et de l’assumer pleinement. Cette réponse-là, la vraie, la seule, a commencé à être apportée par le chef de l’État, à travers la création de la Commission nationale pour le bilinguisme et le multiculturalisme, et à travers des réformes en profondeur des systèmes judiciaire, scolaire et universitaire.

C’est pourquoi ce beau geste d’apaisement peut avoir à notre entendement, deux lectures, parmi d’autres:

C’est la main tendue du père à l’enfant mis au cachot pour avoir transgressé des codes familiaux du vivre ensemble. En même temps qu’il retrouve sa liberté, il retrouve l’affection du père, et l’immersion dans une famille à laquelle néanmoins il n’avait jamais cessé d’appartenir, du fait de sa faute. La rédemption suppose toutefois la reconversion complète et l’engagement à se conformer aux règles.

Mais c’est aussi un appel à l’unité adressé au reste de la communauté nationale. Plus que jamais, le président du Cameroun reste attaché à son ambition révélée à l’aube de sa prise de pouvoir d’apporter au Cameroun la démocratie et la prospérité. Malgré les vents contraires, la crise économique, la guerre contre Boko Haram, l’insécurité aux frontières maritime et orientale, et cette récupération du malaise anglophone par des extrémistes de tous bords, ce cap est resté le même. Paul Biya appelle donc les siens à s’unir pour avancer dans la paix et la cohésion sur cette voie de l’émergence, pour bâtir un Cameroun moderne, qui comptera dans le concert des nations.

En optant pour l’apaisement dans ce tournant qui fera date sur le parcours, le Chef de l’État nous invite à donner une chance à l’avenir. Il montre ainsi que la nation est au-dessus des querelles, qu’elle ne fera jamais ancrage sur un mythe (le séparatisme), encore moins sur une tribu ou une langue, quelle qu’elle soit. La nation Cameroun se forgera sur la fédération de nos différences, de nos richesses, de nos ressources, et de notre volonté.

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