Cameroun - Faits judiciaires: Un «sans papiers» russe à la barre pour filouterie de loyer

Par Otric NGON | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 06-Sep-2017   5172 3
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Pepson   12017-09-06 11:57
#1
Je suis tout de meme surpris de constater qu'au Cameroun il y a des hotels où on ne paye que 20.000 f par mois. Comparable au coût d'une chambre au quartier.
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Vondo BiVondo   232017-09-06 02:40
#2
Si ce monsieur etait d' origine Camerounaise de la diaspora, on ne le laisserait pas rester gratuitement.
Le Camerounais de la diapora aurait au moins sa famille qui l' aidera. Mais les Camerounais de la diapora ont des conditions de Visa plus difficiles avec des menaces dans les ambassades camerounaises.

S' il ne rembourse pas vous ferez quoi? Remettez le a l' ambassade de Russie. Evitez la reciprocite diplomatique par manqué d' hospitalite. Remettez le a l' ambassade russe au lieu de gaspiller l' argent des Camerounais pour le nourrir en prison avec les standards internationaux.

Rapelez vous qu' il ya plus de Camerounais et etudiants en Russie sans papiers. La reciprocite serait grave et fera honte au Cameroun. On chassera beaucoup de Camerounais de la Russie et on va encore se moquer de nous. Laisser le rentrer chez lui. L' hotel a profite 6 mois et perd seulement un mois, ce qui est un gros gain dans l' ensemble.
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Ivyleague   152017-09-06 02:04
#3
Ce n'est pas notre Frere Lenoir de Mouscou par hazard? STP viens nous dire ici. On comprend pouquoi tu avais disparu depuis un certain temps lol.
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Justice Camerounaise Archives
Le ministère public poursuit ce «sans-papiers» en dépit du désistement de l’hôtel Toungou, qui avait introduit une plainte au tribunal pour réclamer cinq mois de loyers à cet étranger.

Un homme de nationalité russe accusé de filouterie de loyers et immigration irrégulière fait actuellement face à la justice camerounaise. Selon le récit de Kalara en kiosque ce mardi, l’audience du 31 août 2017 était consacrée à l’ouverture des débats dans la procédure qui oppose l’hôtel Toungou à M. Demchenko Yaroslax. C’est le tribunal de première instance de Yaoundé centre administratif qui a examiné cette affaire en présence des parties.

Le prévenu, de nationalité russe, est accusé des faits de filouterie de loyers et immigration irrégulière. L’hôtel Toungou qui s’est fait représenter par son avocat dans le cadre de cette procédure a juste brandi au tribunal une lettre de désistement. Mais, le représentant du ministère public s’est porté garant de continuer les poursuites à l’encontre du prévenu.

Il ressort des débats que l’incriminé a séjourné à l’hôtel Toungou de Yaoundé pendant la période allant de mars 2016 à avril 2017. Pendant les huit premiers mois d’hébergement, ce dernier s’acquittait régulièrement de ses loyers. Mais de novembre 2016 à avril 2017, il est devenu un locataire insolvable vis-à-vis de son bailleur.

Sommé de s’acquitter de ses loyers impayés, M. Demchenko Yaroslax a été incapable d’éponger sa dette. L’hôtel Toungou lui réclamait donc à cette date, la somme de 400 000 FCFA représentant cinq mois de loyers impayés. M. Demchenko Yaroslax est également accusé de s’être retrouvé sur le sol camerounais sans carte de séjour ni titre.

Présent à cette audience, le présumé a plaidé non coupable de tous les chefs d’accusation mis à son actif. Il a déclaré qu’il est détenteur d’un contrat de travail signé avec une société russe, et qu’au départ, son employeur s’est porté garant de payer ses frais de logement pendant tout son séjour en terre camerounaise.

«En novembre 2016, la société qui m’emploie m’a informé qu’elle fait face à des difficultés financières, et qu’elle était dans l’incapacité de continuer à payer ma chambre d’hôtel. J’ai donc été obligé de me débattre tout seul pour pouvoir solder ma dette. Aujourd’hui, avec l’aide de ma famille, l’hôtel Toungou ne me réclame plus rien», a-t-il confié.

S’agissant de l’infraction d’immigration irrégulière retenue contre lui, M. Demchenko Yaroslax s’est défendu en expliquant que c’est au moment où il s’apprêtait à renouveler sa carte de séjour qu’il a été interpellé par les autorités camerounaises. Il nie toute intention criminelle et soutien qu’il séjourne au Cameroun depuis 2014 sans aucun problème.

Le représentant du parquet a requis la relaxe du prévenu, au motif que les faits ne sont pas constants. Le verdict est attendu le 7 octobre 2017.

Auteur:
Otric NGON
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