Cameroun - Finances: 4 900 milliards de prêts dorment dans les tiroirs

Par Géraldine IVAHA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 11-Oct-2017   4223 14
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Le Duc   12017-10-11 16:48
#1
Ça me rappelle que nous avons plusieurs projets en arrêt parce qu' après avoir commencé les prestations, il n'y a jamais eu d'avance de démarrage. D'autres projets sont carrément abandonnés en cours de réalisation pour défaut de financement. En fait, il y'a jamais de fond disponible c'est incroyable. C'est pourquoi pour la plupart des cas un projet planifié pour 3 ans réussi l'exploit de se faire en 10 ans. il faut même se réjouir dans ce cas.
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Nyambarindon   92017-10-11 15:37
#2
La CAA devrait rendre public la liste des projets concernés,avec Nature,montants et chefs de projet respectifs.
Il devrait revenir aux Députés et sénateurs de se faire offensifs auprès de l’exécutif,quant a la mise en œuvre/suivi de ces projets.
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Unik Patriot   52017-10-11 15:01
#3
@ Ricky
Tu penses qu BIYA nous a aidé en confisquant le pays? Que non. Il nous a plutot abrutis et ceux qu'il a choisis pour nous guider nous ont transformés en bétail électoral.
Nous n'avions vraiment pas besoin de tout cela. On serait bien plus intéressant à la nation que nous sommes. Et là je suis un peu confus quand à ce que l'avenir nous réserve.
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Africain2   102017-10-11 14:18
#4
Encore une preuve de la méchanceté de certains camerounais vis à vis d'autres camerounais, et quela gangrene de la corrption au Cameroun a atteint la cote d'alerte dans ce pays !

Il y'a un groupuscule de gens(500 au trop) qui controlent tout au Cameroun et qui pensent que tout l'argent du Cameroun leur appartient.
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Moh Manyu   02017-10-11 13:39
#5
Cameroon does not have such an amount of money!its exactly the sum of money Cameroon needs to carry out her projects!
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Kimbo   162017-10-11 11:57
#6
La compétence ce n'est pas seulement maîtriser l’état de l’art, le savoir-faire, c'est également mettre en œuvre le savoir-être. Une personne compétente c'est aussi une personne par qui la corruption ne passe pas. D'où l'importance de la qualité des Ressouces Humaines.
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Ringo   122017-10-11 11:22
#7
Les bailleurs de fond contrôlent de mieux en mieux que l'argent va bien au projet pour lequel il est destiné. Les décaissement sont conditionnés à des jalons d'avancement projets précis. Alors, comme le sport national c'est décaisser pour voler, on ne sait plus quoi faire et les projets sont abandonnés au détriment des population et de la croissance économique.

Un exemple patent, le chantier du pont du Wouri et de toute la sortie Nord de Douala depuis le rond point Deido jusqu'à Bekoko, les travaux mené par Satom avance (qu'on le veuille ou pas) les décaissement C2D sont ordonnés par la France qui paye directement Satom (C'est vrai l'argent reste chez les blancs ce n'est pas bon pour notre patriotisme) mais le fait est que j'ai roulé sur le pont. Et la route jusqu'à Bekoko est bientôt finalisée malgré un chantier au milieu de la circulation. Oui on aurait pu aller plus vite, travailler les dimanches et fériés etc. bref

A coté on a le chantier à financement PPTE géré par les camerounais et confié au Genie Militaire. Il s'agit du prolongement du boulevard de la République de Deido/Bepanda à Bonamoussadi. Pour une taille 20 fois plus petite que les travaux de Satom (et je suis gentil), on n'en est nulle part sur le même temps. On ne travaille pas pendant 4 à 5 mois en saison de pluie et en saison sèche on travaille 1 mois sur 2 (avec quelques pelles et truelles). Les militaires disent que l'argent n'est pas décaissé alors que les font PPTE sont bien disponibles. Allez donc savoir!

Est ce de l'incompétence et la faiblesse des ressources humaines? Oh que non! c'est la gangrène de la corruption et l'impunité. Nous les habitants de Douala Nord nous continuons de souffrir pour des travaux lancer il y a bientôt 5 ans par Mebe Ngo alors Ministre de la défense.
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Ricky   92017-10-11 11:21
#8
Un_camer

Quand le Sud fera sécession nous n'aurons besoin ni de Biya ni de cet argent emprunté. La nature nous a suffisamment avantagés. C'est plutôt vous à l'Ouest qui en aurez besoin ( c'est très facile de reconnaître un bamis sur CIN). Nous autres sudistes nous produirons nous-même nos richesses et nous serons l'un des pays les plus riches d'Afrique.
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Un_camer   62017-10-11 10:51
#9
Yes kim jung bi mvondo les dégats de ton règne seront légendaire.

A force de tout tribaliser et de se comporter ta bande et toi en vrai touriste dans notre pays que tu oses estimer un et indivisible , à force de baisser au plus bas niveau le système éducatif qui ne produits plus que des diplomés à tête vide, voila ce qui arrive.

Vivement que la région du SUD fasse sécession, les acolytes voleur de kim venant de tout le pays, qu ils y trouvent refuge avec leur président à vie et que le reste du cameroun décolle.

Vos 4600 milliards de dette on vous fait cadeau de cela
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Unik Patriot   92017-10-11 09:28
#10
On s'endette pour ne rien faire. Au lieu d'orienter cet argent vers d'autres projets plus porteurs et déjà murs, on se réendette plus et toujours pour plomber l'avenir des Camerounais.
Je me souviens d'un chercheur qui disait il y a quelques temps qu'un Camerounais qui naît aujourd'hui a déjà à son passif une dette d'environ 30 à 35.000 F CFA hors intérêts et frais qu'il devra rembourser.
C'est regrettable cette punition que le Seigneur nous a infligée.
Pauvre Cameroun!!!
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Camerinfo   162017-10-11 08:25
#11
L'argent est oisif tout simplement parce que il est un peu plus difficile de détourner.
Triste Cameroun
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Sergydukamer   222017-10-11 08:20
#12
C'est à dire que je vais à la banque, je contracte un prêt avec intérêt.
La banque met à ma disposition ce prêt.
Mais je ne décaisse pas l'argent pour réaliser mon projet à cause de moult raisons.
Donc l'argent est là, je ne fais rien avec, mon projet n'est pas réalisé, je commence même à rembourser le prêt avec les intérêts alors que je n'ai rien fait avec.
Et finalement c'est la banque qui reconsomme tout ou en patie mon prêt en remboursement capital et intérêts.

Conclusion j'ai donné de l'argent cadeaux à mon banquier à travers les intérêts qui doivent sortir de ma poche puisque je n'ai pas réalisé le projet qui devait me permettre de dégager des marges pour faire face aux intérêts du prêt.

Comment n'allons-nous pas être un pays pauvre et très endetté ?

Nous appauvrissons notre pays pour enrichir les bailleurs de fonds.
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Kimbo   52017-10-11 08:20
#13
C'est un réel problème pour le Cameroun. Que faire? C'est une question de qualité des Ressources Humaines dans les différents organismes chargés de ces projets. Comme en football, quand tes joueurs ne produisent pas des résultats, tu recrutes les gens réellement compétents et si vous voulez les Eto'o, mettez le prix. Et vous verrez que l'argent sera insuffissant, tellement le Cameroun a de choses réaliser.
Le Cameroun a beaucoup de diplomés mais peu de compétences de pointe, mais ils sont là.
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Nzalang_Kmer   232017-10-11 08:01
#14
INERTIE !!!

On a beaucoup d'argent mais on ne sait quoi en faire si ce n'est le détourner.

On a 4.900 milliards dans une caisse mais on en mendie 40 au ... Maroc. Quel échec...
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Caisse Autonome d'Amortissement du Cameroun Archives
Selon la CAA, ces fonds, en progression de 1 600 milliards sur un an, sont oisifs à cause de l’absence de maturation des projets, de la non-maîtrise des procédures nationales et celles des bailleurs de fonds, des lenteurs d’expropriation et d’indemnisation.

Paru ce 10 octobre 2017, Le Quotidien de l’Economie relève qu’une grosse somme d’argent issu des emprunts extérieurs du Cameroun est oisive dans les livres de la Caisse autonome d’amortissement (CAA).

L’évaluation faite par cet organisme en charge de la dette publique du pays indique un montant de plus de 4900 milliards de FCFA à fin juin 2017. Ces Soldes Engagés Non Décaissés sur emprunts extérieurs (SEND’s) sont en augmentation de 28,5% en glissement trimestriel. Ils sont disponibles à hauteur de 44,6% auprès des bailleurs de fonds multilatéraux, 42,7% auprès des bilatéraux, et 12,7% auprès des commerciaux.

LQE indique que chez les bailleurs de fonds multilatéraux (Union européenne, le Club de Paris…), ces SEND’s sont en augmentation de 71,1% en glissement trimestriel et 91,8% en glissement annuel (effet nouveaux engagements et entrée sous-programme avec le FMI). Chez les bilatéraux (Chine, France, Allemagne, etc.), les SEND’s sont en augmentation respective de 10,4% et 24,5% en glissement trimestriel et annuel.

Ils sont à décaisser principalement auprès de la Chine pour 71,1%, soit 30,4% des SEND’s totaux. Quant aux commerciaux les SEND’s sont en diminution de 2,8% en glissement trimestriel et en augmentation de 78,2% en glissement annuel. « En somme, l’évolution/l’augmentation des SEND’s d’un trimestre à l’autre ne devrait pas a priori, être un obstacle si les décaissements prévisionnels deviennent effectifs, et sont absorbés à bonne date, suivant le calendrier d’exécution des projets », explique la CAA. Qui constate malheureusement que certains SEND’s ont des durées de vie très élevées qui vont au-delà de la période acceptable, pour contribuer à leur juste valeur à la croissance économique. « Cette situation interpelle aussi bien les bailleurs de fonds que les gestionnaires des projets, pour la recherche des solutions appropriées à l’accélération desdits décaissements », écrit la CAA. Au besoin, les responsabilités devront être dégagées pour l’annulation ou la réorientation des financements attendus vers des projets à besoin de financement et porteurs de croissance.

La Caisse autonome d’amortissement note tout de même qu’il n’est pas superflu de relever que les autorités camerounaises font de l’accélération des décaissements des SEND’s une préoccupation majeure puisqu’ils font l’objet d’un suivi mensuel. Aussi, révèle la CAA, plusieurs analyses sont en cours dans les administrations compétentes en vue de formuler des recommandations visant à l’absorption rapide et efficace des soldes engagés non décaissés sur emprunts extérieurs.

De manière générale, indique la CAA, les causes d’accumulation des SEND’s incluent l’absence de maturation des projets, le déficit et/ou faible capacité en ressources humaines des Unités de Gestion des Projets, la non maîtrise des procédures nationales et celles des bailleurs de fonds par les porteurs des projets, les lenteurs administratives, notamment dans les procédures d’expropriation et d’indemnisation. Bien plus, note la Caisse autonome d’amortissement, il y a la lenteur dans la passation des marchés, la mobilisation difficile des Fonds de contrepartie, les difficultés de réalisation des conditions de mises en vigueur dans les délais. Sans omettre la faiblesse de suivi de l’exécution des différents projets et d’un mécanisme de sanction en cas de non atteinte des objectifs fixés.

Auteur:
Géraldine IVAHA
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