Cameroun - Fonctions électives: Comment les peuples autochtones sont marginalisés

Par Jean-Marie NKOUSSA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 10-Aug-2017   969 2
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Le Patriote Chine    02017-08-11 04:57
#1
Les Pygmées et les Bororo sont des peuplades nomades . Quí vivent dans les campements provisoires . Les premières de la chasse et de la ceuillette. Les seconds cités de l'élevage des bovins . D'où vient - il que l'on les traitent de populations autochtones ! Un peu de serieux , Messieurs les érudits Camerounais !
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Man Tara   12017-08-10 16:36
#2
Le droit des peuples authoctones.
Ne pensez- vous pas que c'est un probleme epineux.
Comment peut-on les intgrer sans risquer la disparution de leur culture?.
Si tous apprenment et utilise le francais et l'anglais, pourront-ils ecote fonctioner en "kwade"?.
Moi-meme j'ai du mal a faire deux phrases en ewondo. Je peux encore danser l'essani, si tu me donnes un bon gobelet de " meyok m'alen".
Bon l'ewondo n'est pas encore considere comme un culture menacee.
Mais on s'avance peu a peu vers ce Cameroun ou tout le monde parlera le franglais.
La personne ne sera plus "marginalise"
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Les pygmees Selcen K./Atlas
Très peu de ressortissants des peuples autochtones ont accès aux fonctions électives. Une vraie préoccupation alors la communauté internationale a célébré mercredi le 10è anniversaire de la Déclaration sur leurs droits.

Le Cameroun réalise des avancées concernant l’insertion socioprofessionnelle des peuples autochtones. Mais beaucoup reste encore à faire. C’est le constat fait par le Centre pour l’Environnement et le Développement (CED), hier 9 août 2017, à l’occasion de la Journée internationale de ces peuples qui selon les Nations Unies, représentent 370 millions de personnes réparties dans 90 pays du monde.

L’évènement a donné l’occasion au CED, ONG spécialisée dans la défense des droits des communautés dans la gestion des ressources naturelles, de faire le point sur l’accès des peuples autochtones aux fonctions électives au Cameroun. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les chiffres ne sont pas reluisants.

Face à la presse, Samuel Nguiffo, secrétaire général du CED, a déclaré que « malgré d’indéniables efforts accomplis par les pouvoirs publics, les partis politiques et le pouvoir judiciaire, les autochtones restent faiblement représentés dans les fonctions électives au niveau local (maires et conseillers municipaux) et national (sénateurs et députés). Les dernières élections ont marqué une avancée certaine sous ce rapport, avec au total 17 conseillers municipaux autochtones des forêts (Baka et Bagyeli), 48 conseillers municipaux Mbororos, dont 30 dans la seule région du Nord-Ouest, et un maire autochtone Mbororo dans la Région de l’Adamaoua ».

La réalité est donc implacable. Malgré les efforts du gouvernement, « il n’y a pas au Cameroun d’élu national autochtone (député, sénateur, ou président de la République). Dans le contexte actuel, il est difficile d’envisager que des autochtones franchissent avec succès l’épreuve des élections sénatoriales ou législatives », a ajouté M. Nguiffo.

Il affirme que la présence des peuples autochtones dans ces instances « pourrait permettre d’éclairer les décisions de la représentation nationale en présentant les éventuels impacts sur les autochtones ».

Auteur:
Jean-Marie NKOUSSA
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