Cameroun - Garoua: Un homme assassiné pour un bout de pain qu’il n’a pas payé

Par Liliane J. NDANGUE | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 21-Nov-2016   7534 4
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Info   82016-11-21 23:01
#1
pour 50 francs CFA?
les gens sont méchants...
Qu'ils partent sortir leurs muscles contre boko haram et non contre quelqu'un qui a faim.
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MIsterno   52016-11-21 22:21
#2
Tu parles de quoi ? De vulgaires assassins règlent le compte d'un pauvre affamé et tu racontes tes âneries ici ? Quand l'instigatrice dit " je vais te tuer..." ça te dit rien ?
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African Freedom   92016-11-21 19:35
#3
Ce drame montre oh combien l`instruction et le civisme doivent avoir droit de cite dans notre Cameroun. C`est tout simplement deplorable. Encore un relent de justice populaire.
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FIFION RIBANA   222016-11-21 17:10
#4
Cette vilaine vendeuse ne doit pas s'en tirer facilement. C'est elle la commanditaire du crime.
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Ville de Garoua Archives
Samedi 19 novembre dernier au quartier Yelwa de Garoua, Valentin Mbaiori, un jeune homme de 31 ans a été battu à mort pour avoir mangé un bout de pain qu’il n’a pas pu payer.

Selon les informations relayées par le journal Le Jour du lundi 21 novembre 2016, des témoins de la scène racontent que l'infortuné est arrivé sur le lieu du drame peu après 6 h. «Il avait probablement bu la veille et avait sans doute faim», confie l'épouse de son frère aîné chez qui habitait la victime.

«Valentin M. s'est dirigé vers une dame qui vend des petits déjeuners au carrefour dit quartier Yelwa. Visiblement, il y avait ses habitudes. Il s'est emparé d'un bout de pain qu’il a dévoré. Juste après, il se tâte les poches pour se rendre compte ou feindre qu’il a "oublié" son argent "Il s'est retourné les poches qui étaient vides". La vendeuse qui a la réputation de ne pas être prêteuse, lui aurait dit "je vais te tuer", avant de crier au voleur», relate le journal.

C’est alors que «de vigoureux garçons dont on dit qu'ils seraient des fils de la vendeuse ont commencé à molester le "filou". Coups de pieds et de poings pleuvaient. Valentin M., était débordé. C'est alors qu'un voisin connu sous le nom de Emma Goumier, littéralement Emma, le gardien de prison, est sorti de chez lui. Le fonctionnaire de l’administration pénitentiaire connu pour ses brutalités habite à 50 mètres du lieu du drame», peut-on lire.

«Il est sorti en courant avec un bâton». Emma s'est mêlé au lynchage. Il aurait commencé par asséner un coup de son arme à la nuque du supplicié. Étourdi, ce dernier s'est écroulé. Ça serait en ce moment qu' un conducteur de moto taxi de passage a tenté d'intervenir, raconte le journal. «Il a proposé de payer les 50 FCFA pour qu'on laisse le pauvre gars tranquille. La femme et les gens qui le battaient ont refusé».

Pour les vengeurs, il fallait une correction exemplaire. Les coups ont redoublé. À un moment, Valentin M., ne réagissait même plus. «Emma a alors poussé le corps inanimé du pied dans le caniveau». Ils croyaient tous que leur victime était juste évanouie. «Des témoins ont essayé de relever le corps de la rigole. La vie avait abandonné Valentin M. Aux cris de deuil qui leur sont parvenus, les lyncheurs ont compris que leur victime était morte. Emma en premier et les autres ont pris la fuite», écrit Le Jour.

Le Sous-préfet de Garoua 1er et les gendarmes et policiers qui l’accompagnaient n'ont retrouvé que la vendeuse taraudée de remords et de peur. «Valentin M., était de l'ethnie Sara, ce sont des ressortissants tchadiens qui se sont installés ici depuis des générations. Ils sont très farouches. Ils auraient certainement essayé de se venger et ça aurait dégénéré en bagarre générale».

Selon le journal, pour éviter une rixe plus grave et pour en savoir plus sur ce qui s'est passé, les autorités ont gardé à vue la vendeuse tandis que Emma et ses complices sont activement recherchés. 

Auteur:
Liliane J. NDANGUE
 contact@cameroon-info.net
 @ljndangueCIN
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