Cameroun - Inondations à Yaoundé/ Didier Yimkoua (écologiste): «On n’aurait pas dû enterrer le Mfoundi»

Par Liliane J. NDANGUE | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 13-Sep-2017   2665 3
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FIFION RIBANA   32017-09-14 07:21
#1
@District_attorney,
observation et analyse objective. Mais toujours est-il que le mot mal gouvernence trouve sa légitimité dans ce sens que le gouvernement n'a jamais entrepris de désengorger ces tunnels ou même d'empêcher leur engorgement
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District_attorney   112017-09-13 18:47
#2
IL parle de quoi ? de ce qu il ne connait pas, trop de gesticulation inutile
j etais a l ecole primaire quand ce projet ( contruction de tunel a 4 voies sous le carrefour de la poste
si j ai bonne memoire ( nous sommes passes dessous c etait a sec) la hauteur est d au moins 3.5 metres ( hauteur que le Mfoundi n a jamais atteinte) largeur de chaque tunnel 6 metres ( observations a l oeil nu)
Pourquoi 4 voies ? ( il y a une branche du mfoundi venant de vers le capitole, une branche qui passe a l avenue kennedy sous le centre culturel francais, une autre qui vient de mvog ada.....elles se rejoignent au carreffour de la poste)

Le probleme s est posé avec l ouverture du marché du Mfoundi pendant des annees des Bayam Selam versait les monticules d ordures dans la riviere, la riviere les a charrié jusqu au niveau de la poste centrale les tunnels etant betonnés les ordures se sont amoncelees.....La derniere fois que j ai pu regarder sous le tunnel ( cote mvog ada au niveau l ancienne BCD,banque camerounaise de development Ex SRC) la largeur de 6m s etait retrecie a 1 metre et les monticules d ordure avait atteint une hauteur de 5m)

En fait la solution est simple il faut envoyer des engins creuseurs pour casser la monticule d ordure et l enlever du fond et tout sera reglee, car les tunnel ont les dimensions qui permettent qu aucune inondation ne peut avoir lieu sous la poste centrale. Bon au Cameroun on adore mystifier faire trainer les choses gonfler les prix histoire de se faire de l argent
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JIBOFAT   112017-09-13 17:25
#3
À l'allure où nos villes sont construites sans prévision, les générations futures auront de sérieux problèmes à les moderniser.

Admettons qu'on veuille construire une ligne de tramway pour désengorger les embouteillages et fluidifier le trafic, je me pose la question de savoir par où commencera-t-on. Des immeubles sans fondation viable ou de sous-sol, des maisons anarchiquement construites, des tombeaux devant chaque case comme s'il n'y a pas de cimetières communaux, des déchets non dégradables drainés par les eaux du Mfoundi. Bref, une imprévision déplorable et désordonnée qui laisse penser à des gens qui travaillent pour un pays des autres.
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Un quartier de Douala inondé Archives
Le militant écologique pense que les inondations qui deviennent récurrentes dans la capitale, sont le fait de la mauvaise gouvernance en matière d’aménagement urbain.

Le 11 septembre 2017, un élève en classe de Terminale a été emporté par les eaux au quartier Balla dans le 5e arrondissement de Yaoundé. C’était précisément derrière la Sous-préfecture de cette circonscription administrative. Après la pluie qui s’est abattue dans la capitale, d’après Mutations édition du 13 septembre 2017, les flots étaient montés à environ 70 centimètres au-dessus d’un ponceau situé non loin des bureaux du Sous-préfet. Le garçon âgé de 19 ans a voulu braver ces flots. Au quartier Nkolbisson, les populations se plaignent de perdre outre leurs effets, des documents d’une importance capitale. Elles n’en peuvent plus des dégâts causés par les inondations. Même les usagers des lieux publics à l’instar du Palais des sports de Yaoundé ne sont pas épargnés par les fortes pluies, qui s’abattent ces derniers jours dans la capitale du Cameroun.

Approché par notre confrère, Didier Yimkoua militant écologique pense que ces inondations sont dues à la mauvaise gouvernance en matière d’aménagement. «Les inondations justifient en zone urbaine une mal gouvernance en matière de mise en œuvre des politiques d’aménagement urbain, les indicateurs les plus pertinents en sont : les outils d’assainissement d’évacuation des eaux municipales mal calibrés, une gestion catastrophique des ordures ménagères, occupation anarchique des sols, absence de politique d’absorption des bidonvilles et la non maitrise du flux démographique», explique-t-il. Le militant écologique pense par ailleurs qu’on n’aurait pas dû enterrer le Mfoundi. «Aujourd’hui on parle des villes durables, réponses aux planifications durables qui prennent en compte les enjeux économiques, démographiques, climatiques, écologiques, sociaux, énergétiques etc. Nos villes consacrent l’apartheid urbain. Les quartiers des riches sont bien viabilisés et les bidonvilles abandonnés à leur triste sort. Pourquoi a-t-on enterré le Mfoundi ? Les dirigeants de cette ville se filment au bord de la Seine à Paris, et ne dit-on pas que pour «dompter la nature il faut lui obéir ?», déclare-t-il.

 

 

Auteur:
Liliane J. NDANGUE
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