Cameroun - Interview - François Kelle King (Secrétaire général du PURS): «Le Gouvernement fait exprès de laisser perdurer la crise anglophone»

Par Wiliam TCHANGO | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 25-Sep-2017   1568 1
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Finesse   02017-09-26 10:16
#1
Exactly. The Government is a key 20 or so individuals who hold all the cards. The tier below them are a bunch of followers who would do everything to be in the good books of the key individuals above. The KEY individuals have already given up on this. I am not sure why many of us cannot see it. They have resigned to it. It is inevitable. They cannot come out and admit or say it of course to show their weakness.They are letting in happen by not doing anything. Simply because they cannot do anything to change or stop it. The only measure is show of power and suppression by deploying the military and asking colonial governors and SDO's etc from the second tier to do whatever to slow the process. So far the tactics are not working and the power of the people is greater than their tactics.

For now it is case of Anglophones going ahead as planned. The Govt is trying to capitalise of Anglophones mistakes to make it a terrorism game and invite international community support. The Anglophones should not fall for this ploys. The dodgy terrorist attacks are just a way of discrediting the Anglophone course.

These Key Individuals know if they respond to the Anglophone issue positively , it will EXPOSE them , REDUCE their powers and start the beginning of their END. They know this so well and would never solve the crisis.

These guys have money and wealth amassed abroad and can make a move when shit hits the fan. For now it is a matter of wait and see. They are resigned to their faith. It is up to Anglophones to go ahead and declare autonomy. It is like fighting with your much powerful friend to keep a ball, knowing after a few minutes of struggling you will finally or eventually let go because you know you are weaker.. But because you want to safe face you have to struggle and tussle a bit not to make it look to easy.
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Francois Kelle King, PURS W. Tchango
Le secrétaire général du Peuple Uni pour la Rénovation Sociale estime qu’il faut mettre la pression sur Paul Biya et son  Gouvernement afin qu'ils réglent la crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest au plus vite pour ainsi permettre le déroulement à date des échéances électorales prévues en 2018 au Cameroun.

La tenue des échéances électorales prévues au Cameroun en 2018 est-elle menacée du fait de la crise anglophone et le climat d’insécurité dans la partie septentrionale du pays ?

Comme nous l’avons dit précédemment, avec les évènements qui se sont déroulés, c’est une évidence que la tenue des élections est fortement menacée. On ne peut pas tenir des élections dans un pays en état de guerre, on ne peut pas tenir des élections dans un pays en instabilité. C’est un fait, c’est un principe même de ce qu’on veut de la démocratie. Si nous assistons à la réaction du gouvernement qui semble laisser perdurer la situation, c’est clair que nous arriverons en 2018 dans une situation de crise qui n’est pas propice à la tenue des élections et donc au respect du calendrier électoral tel que préalablement établi. Ça c’est la position du PURS. Nous en appelons à une conscience citoyenne, savoir que la posture à laquelle nous sommes actuellement profite essentiellement pour le pouvoir en place pour, je ne vais pas dire, se légitimer mais d’être une bouffée d’air pour perdurer.

Donc, vous estimez qu’il faut mettre la pression au Gouvernement afin qu’il résolve cette crise là avant 2018.

Il ne faut pas que ça perdure, il faudrait qu’on mette les bouchées doubles pour permettre de régler cette situation de crise en temps opportuns, pour permettre que le calendrier électoral soit respecté.

Le PURS fait le reproche au pouvoir en place de ne pas discuter avec les manifestants. Qu’a fait le PURS afin que la paix revienne. Le PURS est-il descendu au Nord-Ouest et au Sud-Ouest discuter avec  des gens par exemple pour qu’ils lui disent ce qu’ils veulent ?

Bien évidemment, les propositions que nous faisons sont le fruit des missions que nous menons dans les zones sensibles. Nous avons fait des missions à l’Extrême-Nord, nous avons des missions  au Nord-Ouest, nous en avons fait au Sud-Ouest. C’est bien au terme de ces descentes que nous faisons toutes ces propositions. Quand on parle par exemple de la libération de tous les leaders ou de toutes les personnes qui sont détenues dans le cadre de cette crise dite anglophone, c’est bien évidemment des fruits du terrain. Nous avons des mamans qui jusqu’ici attendent le retour de leurs enfants qui ont été appréhendés au cours de cette opération qui tarde à arriver. C’est clair que des personnes ont été officiellement libérés mais c’est aussi certain qu’il y a encore des autres dans les geôles qu’il faudrait libérer, sans condition on le précise.

Auteur:
Wiliam TCHANGO
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