Cameroun: Le Délégué général à la sûreté nationale Martin Mbarga Nguele s’explique sur les lenteurs observées dans la publication des résultats des concours d’entrée à la police

Par Otric NGON | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 11-Jun-2018   5277
Martin Mbarga Mguele Archives
Selon lui, les concours d’entrée à la Police font l’objet d’un processus transparent, fiable, rigoureux, et soutenu par un système informatisé de l’enregistrement des candidatures jusqu’à l’admission définitive.

Les derniers concours d’entrée à la police, dont les épreuves écrites ont eu lieu le 5 août et le 2 septembre 2017, n’ont toujours pas rendu leur verdict final. Rappelons que ces concours directs visaient le recrutement de 5 020 élèves-gardiens de la paix, ce qui est une grande première en matière de recrutement au sein de la Police nationale; 415 élèves-inspecteurs de police ; 110 élèves-officiers de police et 80 élèves-commissaires de police.

Alors que les concours spéciaux, réservés à ceux des éléments de ce corps jouissant déjà d’une ancienneté d’au moins cinq ans prévoient 50 élèves-inspecteurs de police; 50 élèves-officiers de police et 25 élèves-commissaires de police.

«Une batterie de mesures a été prise en vue de garantir l’objectivité du processus de sélection des candidats», explique Martin Mbarga Nguele dans les colonnes de Cameroon Tribune en kiosque le lundi 11 Juin 2018. Il s’agit entre autres de: l’informatisation totale du processus de recrutement ; l’anonymisation des cahiers de composition des candidats par l’apposition des étiquettes de codes à barres, aussi bien lors des épreuves écrites de tous les concours, qu’au cours des épreuves orales des élèves commissaires et officiers de police.

Mais également de la correction, par deux examinateurs différents, des cahiers de composition des candidats lors des épreuves écrites pour le concours des élèves-commissaires de police ; l’orientation, séance tenante et de façon aléatoire, des candidats dans les sous-jurys mis en place pour les épreuves orales.

Bien plus, «les délibérations sont faites par un Comité restreint de trois (03) hauts responsables à l’intégrité avérée. On peut également relever que le taux appréciable de candidats admissibles à au moins deux concours, est un indicateur non négligeable de la fiabilité et de l’objectivité du processus moderne de recrutement mis en place à la Sûreté nationale», précise le DGSN.

Equilibre régional

Selon Martin Mbarga Nguele, les candidats sont déclarés définitivement admis sur la base du mérite, de l’équilibre régional et du poids démographique des différentes circonscriptions administratives. Ils sont classés par ordre de mérite au niveau national, régional, départemental et de l’arrondissement.

S’agissant du processus de recrutement en cours, «l’équilibre régional sera appliqué au niveau de la région pour les élèves-commissaires et officiers de police, du département pour les élèves-inspecteurs de police, et de l’arrondissement pour les élèves-gardiens de la paix. Ces critères s’appliquent uniquement pour les concours directs. Quant aux concours spéciaux, les résultats définitifs pour cette catégorie seront arrêtés strictement par ordre de mérite, à l’échelle nationale», explique-t-il.

En clair, ajoute le DGSN, «on prendra les meilleurs à l’échelon national et par unité administrative, selon la nature du concours. Lorsque l’on parle de concours, l’opinion pense tout de suite au monnayage des places et à toutes sortes de passe-droits».

Auteur:
Otric NGON
 @OtricNgonCIN
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