Cameroun: Les jeunes appelés à s’impliquer dans la politique pour construire la démocratie

Par Frédéric NONOS | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 11-Aug-2017   2971 0
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Les jeunes dans l'attente du Plan triennal de Paul Biya Archives
Un débat citoyen a été organisé à cet effet hier jeudi 10 Aout 2017 à Douala, pour inviter ces derniers à faire entendre leur voix lors des prochaines échéances électorales.

Une implication plus accrue à la démocratie et une veille citoyenne permanente. Voilà en quoi se résume le café débat organisé hier jeudi à Douala à l’initiative de l’Organisation non gouvernementale (ONG), Un Monde Avenir. Dans le cadre du programme d’encadrement des jeunes à la démocratie (PEJED) de ladite ONG, des jeunes venus des différents arrondissements de la ville sont venus échanger avec les leaders politiques et de la société civile. Si les absences (calendrier surchargé) de Cabral Libii, initiateur de l’opération « 11 millions d’électeurs » et du rappeur engagé Vaselro (à l’étranger) ont été regrettées, les jeunes ont été bien édifiés par Serges Espoir Matomba, conseiller municipal à la mairie de Douala 4, 1er secrétaire du Peuple uni pour la renovation sociale (PURS) et candidat déclaré à la présidentielle 2018.

Sous la thématique « L’implication des jeunes dans la construction de la démocratie : défis et enjeux », Serges Matomba a appelé la jeunesse à questionner son positionnement dans la cité en rapport à la démocratie. Pour ce leader politique, les jeunes doivent savoir qu’ils détiennent la clé de leur destin. La prise en conscience de tous les enjeux par la jeunesse et sa mobilisation, constituent  à l’heure actuelle, estime -t-il, la seule force au delà des débats sur le code électoral et bien d’autres, qui peut bousculer  le système politique établi par Paul Biya, qui a failli depuis 35 au delà des débats sur le code électoral et bien d’autres.

Une volonté qui contraste pourtant avec la morosité de la jeunesse. Pourtant selon des études, le potentiel électoral à ce jour est constitué de 65% de jeunes. Mais 30 à 40% d’entre eux semblent intéressés à la politique. La conjoncture marquée par un chômage massif, l’idée que les autorités auront les comptes à rendre à Dieu, entre autres raisons, justifieraient ce désintérêt de la jeunesse à la politique. Comment donc s’impliquer ? Tout par de la volonté personnelle d’un jeune qui constate autour de lui que rien ne fonctionne comme il le faut, propose Serges Matomba. Car au-delà des appareils politiques, chaque jeune devrait s’investir socialement pour exprimer sa citoyenneté.

Au cours de ce débat, qui s’est voulu idéologique, le système scolaire actuel considéré comme inadapté à la résolution de nos problèmes  a été vilipendé par les différents intervenants. Pas moins que le poids de l’histoire, héritée de la colonisation qui a tué les héros nationaux auxquels la jeunesse devait s’identifier pour continuer le combat politique. Reste cependant que les temps ont changé et les jeunes doivent prendre conscience de leur force, de la masse critique qu’ils représentent pour inverser la tendance. Le contexte politique n’est plus le même et de nouvelles forces émergent. Les quatre potentielles élections qui devraient avoir lieu en 2018 imposent à la jeunesse de se déterminer. Et ce n’est que par sa forte implication qu’un possible changement pourrait arriver, souhaite Serges Matomba. Lui qui voudrait voir 300 jeunes à la tête des 360 maries du pays, 100 députés et 60 sénateurs au niveau des parlements et pourquoi pas un nouveau (jeune) président de la République en 2018.

Auteur:
Frédéric NONOS
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