Cameroun: Les prisonniers du MRC en maillots des Lions indomptables au Tribunal.

Par Adeline ATANGANA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 18-Apr-2019   5450
Militants MRC Archives
En débarquant à la cour d’appel du Centre vêtus des maillots aux couleurs de l’équipe nationale de football avec marqué dessus « CAN 2019 », les prisonniers militants du MRC font croire que malgré leur incarcération, ils n’ont pas abandonné l’une de leurs revendications qui porte sur l’interpellation des responsables de l’échec du Cameroun dans l’organisation de la CAN 2019.

Depuis lundi 15 avril 2019 et jusqu’à ce mercredi 17 avril, les avocats du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), sont sur tous les fronts. Dans différentes juridictions à Bafoussam, chef-lieu de la Région de l’Ouest et à Yaoundé, des procès enchainent des audiences contre les militants et sympathisants du MRC qui ont organisé ou participé à la « marche blanche » du 26 janvier 2019. A travers ces manifestations interdites par les autorités administratives, l’opposition a déclaré que les marches ont pour objectif de s’insurger contre les fraudes électorales, la vie chère, la guerre dans les régions anglophones et les détournements de fonds publics dans l’organisation manquée de la CAN 2019.

Au sujet justement de l’échec dans l’organisation de la prochaine Coupe d’Afrique de football, les prévenus militants du MRC ont débarqué hier à la cour d’Appel du Centre à Yaoundé vêtus comme les Lions indomptables. Comme quoi, malgré leur emprisonnement, ils n’ont pas abandonné le chapitre de leurs revendications portant sur l’interpellation des responsables de l’échec du Cameroun dans l’organisation de la CAN 2019.

Leur accoutrement aurait mis dans tous leurs états les juges. « En effet, les prisonniers politiques sont arrivés à l'audience arborant des maillots aux couleurs de l'équipe nationale du Cameroun, avec marqué dessus "CAN 2019". Avec l'attachement compulsif pour l'arbitraire et la violation des droits qui caractérise les deux coéquipiers de la Cour d'Appel que sont le juge président et l'Avocat Général, les détenus politiques se sont vus d'abord individuellement et illégalement menacés par le président pour avoir porté un maillot "CAN 2019". Le même juge leur a demandé qui était leur fournisseur. Cela fait, chaque prisonnier est entré dans le bureau du juge pour demander à être jugé en audience publique. Cette revendication légitime et légale va leur valoir à chaque fois des menaces du duo de choc "antidroit" juge-Avocat Général. Le cas le plus choquant sera celui du sieur IFUBE qui s'est vu expressément menacé de bastonnade par l'Avocat Général. Ce dernier allant jusqu'à bloquer l'accès du bureau d'audience. Sans la vigilance de la défense (Me Ntchale), ayant pu extirper sieur IFUBE, l'Avocat Général serait passé au sauvage et illégal acte.

L'on comprend mieux le sens des audiences à huis clos, car il faut que les violations et la barbarie primitive qu'y subissent les prisonniers politiques restent secrètes.

Suite à cet incident gravissime, les prisonniers politiques restants ont pris la décision de ne plus entrer dans l'espace de non-droit que constituait pour eux le bureau du juge acceuillant cette toromachie ''antidroit'' conduite par l'Avocat Général sur des prévenus politiques traités en taureaux voués à l'abattoir juridique.  L'on peut ici se demander si les miasmes d'un ''tramol juridique'' ne font pas sentir leurs effets psychédéliques sur le comportement de certains magistrats de la Cour d'Appel?» explique Olivier Bibou Nissack, porte-parole de Maurice Kamto, président du MRC.

Au terme de la journée marathon d’hier mardi 16 avril 2019, aucun verdict n’a été rendu.

Auteur:
Adeline ATANGANA
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