Cameroun - Lutte contre le Vih-Sida: L’Est, la 2e région la plus touchée au Cameroun

Par Marie Louise SIMO | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 06-Dec-2018   3239
Une séance de dépistage Archives
Avec un taux de prévalence 5,9%, la région du soleil levant occupe le deuxième rang au classement national avec 17 mille personnes sous traitement.

La région de  l’Est Cameroun, est la deuxième région la plus touchée au Cameroun par le VIH-Sida. Les grands foyers de propension de la maladie répertoriés sont: GarouaBoulaï, une ville frontalière qui accueille plus de 50 mille réfugiés centrafricains, avec un taux de prévalence de 8,2%, largement plus élevé que  la moyenne régionale qui est de 5,9%,   Abong-Mbang et Messamena. « Dans ces localités respectives, 07 femmes contre 04 hommes sont déclarés malades pendant le dépistage » informe une autorité sanitaire de cette région. La tranche d’âge la plus touchée se situe entre 14 et 24 ans. Le  Vih/Sida a déjà décimé plusieurs familles et continue de faire des ravages. « Actuellement, nous comptons environ 17 mille personnes vivant avec le Vih/Sida dans la région de l’Est », révèle une source interne au Groupe technique régional de lutte contre le sida. La même source précise que « dans cette région, les femmes sont plus vulnérable que les hommes ».

En 2017, 412 décès et près de 6000 nouvelles infections ont été enregistrés. « Avec la décentralisation de la prise en charge, l’Est compte à date 43 unités de prise en charge des personnes vivants avec le Vih/Sida », rassure Dr Aubin Nino Baleba, coordonnateur du groupe technique régional de lutte contre le Sida (GtrEst). Cette  décentralisation intègre également le traitement. « Des associations sont mises à contribution en plus des formations sanitaires. Ils sont actuellement 800 patients qui sont pris en charge dans différentes associations », précise-t-il. Cette année encore, le dépistage a été accentué par l’acquisition de nouvelles unités mobiles de dépistage et l’accélération de la mise sous traitement via l’initiative « Test and treat ». On a également observé une amélioration de la prise en charge des personnes infectées. Dans ce registre, plus de 80% de femmes enceintes ayant suivies leurs grossesses connaissent leurs statuts sérologiques. « Dans la région de l’Est, la maladie a tendance à se féminiser avec un taux de prévalence de 24,3% chez les travailleuses de sexes 37,2% chez les homosexuels et 3,96% au sein de la population carcérale », apprend-on.

Cependant, beaucoup reste à faire pour parvenir à l’objectif de 90-90-90% fixé par Onusida, pour mettre un terme à cette pandémie à l’horizon 2020.  Le gouvernement et ses partenaires au développement multiplient des  stratégies  pour limiter  les ravages de cette maladie.

Marie Louise SIMO

 

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Marie Louise SIMO
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