Cameroun - Marafa Hamidou Yaya: «J’ai conseillé à Paul Biya de ne pas se représenter, j’en paie aujourd’hui le prix fort»

Par Otric NGON | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 10-Apr-2017   34742 17
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Lamontagne10    132017-04-11 15:24
#1
Chaque que fois qu'on parle de Marafa les mêmes gens réagissent, si au moins ils ajoutent de logique à leur haine comme la reaction de Atangal, je leur comprendrais, il y a même ceux qui l'accusent des villes mortes alors qu'il n'était pas dans le gouvernement,
Ma question est simple qui a fait arrêter les élites anglophones? René Sadi ou Laurent Esso, ou bien la justice camerounaise.

C'est votre droit de détester MARAFA, soit parce qu'il veut arracher votre pouvoir par. L'aide des occidentaux qui vous contrôlent d'ailleurs, soit parce qu'il est un obstacle à votre candidat préféré ou de tribu. Quand il accuse Tchiroma vous êtes d'accord quand il dit qu'il n'a rien à foutre l'avion, non il ment.

Le débat actuel doit être sur la succession de Mr. Biya et de tribalisme au Cameroon.

Pour nous qui seront en vie je vous donne 3 ans tout sera réglé, avec l'aide de Dieu.
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KONCHAP   22017-04-11 14:38
#2
Ok vous êtes innocent vous avez manges l'argent volé . Désolé sa s'est de la Recel sauf que le voleur c'est la justice!!!!!
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Fxfrancky   352017-04-11 10:10
#3
TOI MEME TU AS FAIS QUOI A PAUL ERIC KINGUE? TU TE CROYAIS INTOUCHABLE QUAND TU CRACHAIS SUR LES CAMEROUNAIS? MAINTENANT FERMES LA ET SUBIS CE QUE TU AS TANT FAIT SUBIR AUX AUTRES.
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ECCLESIASTES   322017-04-11 08:41
#4
J’ai conseillé à Paul Biya de ne pas se représenter, j’en paie aujourd’hui le prix fort»

Haha!!
Ces rapaces du renouveau mvondocratique qui une fois mis au cachot jouent les patriotes innocents et victimes du champion devenu demon Paul Biya!

Marafa , l'un de ces sous-chefs de gang prototypes de la méchanceté impitoyable, champion des frappes electorales, complice et beneficiare des coups bas contre ce pays depuis meme l'ere Ahijdo.

Il soutient que le Département d'Etat yankee a établi qu'il est un prisonnier politique, Hourra! Il y a de quoi rire! Je me demande ce qu'en pense le département des impôts de la commune de Djombe-Penja surtout du temps où le maire des lieux un certain Paul Eric Kingue etait en délicatesse avec les bananeraies français qui ne payaient pas les impôts.

Pauvre pomme! Il peut toujours pleurnicher. Et qu'il ne compte surtout pas sur Paul Eric Kingue pour le défendre après tout ce que ce dernier a souffert a cause de lui.
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Engone27    152017-04-11 07:09
#5
Pauvre JA, Journal ou Organisation Criminelle médiatique a la Solde de l'Occident ( FRANCE Criminelle), depuis un certain temps la FRANCE par le de JA(Jeux affreux) tente de positionner ses nouveaux [ions pour destabiliser le Cameroun, mais c'est peine perdu.............ADIEU MARAFAT tu es malade , bien malade et tu vas mourir....
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Paix Travail Patrie   452017-04-11 06:45
#6
Je dis hein il se masturbe en prison avec lidée detre president? Non mon cher ca narrivera jamais en tout cas pas au cameroun. Continue de rever ce nest pas interdi mais de grace arretes de te comparer a Mandela! Cest a la limite une insulte pour les camerounais et les sud africains.
Tu mangeais hier dans la mangeoire en te prenant pour un demi dieu et maintenant tu veux bavarder parcq tu as eu le ventre et les yeux trop long. Donc please souffre la ba en paix. We are not interested.
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PRINCE DOLLAR   482017-04-11 04:14
#7
va au diable. Pas de liberte pour les ennemis de la liberte.
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Atangal   512017-04-11 00:20
#8
Pour avoir été dans le système, tu devais savoir que Paul BIYA ne vit que pour être Président. Il t'a envoûté et berné au point où tu t'es senti autorisé de lui avouer tes ambitions?
Erreur fatale digne d'un débutant naïf qui s'est cru puissant au point de persécuter les camerounais pour plaire à... BIYA Paul.
Tout le monde sait que tu es un prisonnier politique mais, pauvre jobard, faut arrêter de rêver!
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Moh Manyu   382017-04-10 21:32
#9
I will rather vote for Paul Eric Kingue than for you Minister Marafa Haminou Yaya!!Poutine arrived in Power as a person than could bring political changes in Russia! Now Poutine wishes to die in Power Minister Marafa Haminou Yaya you are not very different from Poutine!
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Iceman   792017-04-10 20:44
#10
Le Cameroun a besoin de "gens neufs", ce serait suicidaire de reconduire les gens qui par leurs actions ont contribué au régime de se perpétuer. Le Cameroun pour sortir de l'ornière doit se faire avec de nouvelles personnes, toute la classe politique actuelle dans son ensemble doit passer la main. Malheureusement le système en place ne permet même pas l'expression de nouvelles idées.
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Lizza   532017-04-10 19:50
#11
Il dit être malade,mais veux tjr dirigè le pays??Je suis un peu surprise qu'un membre du "G" comme lui ai ètè si naïf et dire à son superieur de ne plus se representer.
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Carlitos   522017-04-10 19:18
#12
Ça plutôt l'air d'un publi reportage de JA à ce bandit. Normal, c'est lui qui déroulait le tapis rouge à François Soudan au palais de l'Unité d'où il resortait avec des liasses de CFA.

Pourquoi JA ne va-t-il pas interviewer Paul Éric Kingué pour savoir ce qu'il pense de ce cynique personnage?
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Mbembe Mot   482017-04-10 17:53
#13
Hummmmm l'arroseur arrosé! Qui vivra verra. C'est ce que j'avais à dire.
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District_attorney   592017-04-10 17:21
#14
Avez-vous le sentiment d’être le prisonnier du Président ou celui du système ?

Les deux. Et si le président Biya lui-même n’y prend pas garde, il en sera un jour la victime, car le système qu’il a mis en place est obnubilé par sa propre perpétuation.


PS

non marafat tu es prisonnier d un systeme que tu as contribué a renforcer...Quand on est dans le famla tout le monde mange, toi tu sors pour denoncer les autres. ne prends pas les gens pour des cons...Les elections truquees, les camerounais eut ont le droit de te juger



Avec le recul, regrettez-vous de ne pas avoir quitté le pays ?

Je n’ai aucun regret, car l’exil est une prison intérieure. Si j’avais fait ce choix, j’aurais sur la conscience la lâcheté de m’être soustrait aux questions légitimes des magistrats. Je l’ai fait. Le dossier de l’accusation s’est avéré vide. Chacun sait désormais que je suis en prison pour des motifs exclusivement politiques



PS

et qu en est il de la lachete de favoriser des elections truquees ? Pourquoi n avoir pas dit ''mr le president le systeme que vous defendez est truqué je demissione, car je ne le cautionne pas"

de quel courage parle t il ? cet hypocrite qui apres avoir bien mangé crache dans le reste de la soupe...
Marafat les camerounais ne sont pas idiots.


Le parti pri de JA dans ce dossier...ils ne posent jamais les questions qui fachent. d apres eux Marafat est le messie coupable de rien....
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Cartapoulo   282017-04-10 17:01
#15
MARAFA.

Tu es sans ignore la nouvellle trategie des predateurs a col blanc de la fortune publique. pourquoi n,as-tu pas solliciter un passeport europeen ou americain pour apres tomber dans les sishongo comme ESSIMI MENYE le mangeur de savon de la lekie et LIDIENNE EYOUM.
Tu sera chatie de ta propre temerite.
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Le Patriot   672017-04-10 16:36
#16
Reste d'abord la bas tout doucement..!!
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Goodman   732017-04-10 16:31
#17
Qui réprimé la les grévistes de faim de 2008 qui a fait plus de morts que pendant les villes mortes de 1990? Tu n'as jamais répondu à cette question...N est ce pas les camerounais sont amnésique... Aucun crime ne reste impuni .Et tôt ou tard ceux qui ont ou ont participé et cautionner des tueries paieront ou leurs descendants. .Car notre Dieu dit: je visitera les péchés des parents parmi les enfants jusqu'à à la quatrième génération
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Marafa Hamidou Yaya Archives
Dans une interview accordée à Jeune Afrique depuis sa cellule du secrétariat d’Etat à la Défense (SED), et publiée ce lundi, l’ancien Secrétaire général de la Présidence de la République explique qu’il est à la fois le prisonnier de Paul Biya et du système qu’il a mis en place, dont il en sera un jour la victime s’il n’y prend pas garde, «car le système qu’il a mis en place est obnubilé par sa propre perpétuation».

Jeune Afrique : Comment allez-vous ?

Marafa Hamidou Yaya : Ma santé physique se dégrade. Bien avant mon arrestation, j’avais demandé l’autorisation d’aller effectuer des traitements et des contrôles  à l’étranger, cela m’avait été refusé. Récemment, j’ai dû être hospitalisé, mon infection a pu être maîtrisée. Je me sens bien mieux.

Il y a cinq ans, vous étiez arrêté et incarcéré, votre vie basculait. Cette période de privation de liberté vous rend-elle rend mentalement plus fort ?

Si l’objet de cette machination politico-judiciaire était de m’atteindre moralement, c’est raté. Je suis mentalement plus fort qu’avant.

Dans quelles conditions êtes-vous détenu ? Le SED est-il une prison respectueuse des droits des détenus ?

Le SED est d’abord et avant tout un camp militaire. Je suis reclus dans une prison de haute sécurité à l’intérieur de ce camp, dans une cellule de 3 mètres sur 4, sans fenêtre, et  dans une cour intérieure exiguë, sans abri, que je partage avec mes codétenus.

Je vis en permanence entouré de soldats mitraillette aux poings, portant casques lourds et gilets pare-balles. Mes droits de visite sont extrêmement limités et des brouilleurs ont été installés pour me priver de toute communication. Certains ici considèrent que la prison n’est pas en soi une punition, mais un lieu où faire subir des punitions. Quant aux autres conditions de détention, elles sont largement connues et je ne reviendrai pas dessus, car c’est le principe même de cette détention que je conteste.

Le département d’État américain vous a reconnu le statut de prisonnier politique…

Le département d’État américain n’est pas la seule instance à avoir reconnu mon statut de prisonnier politique. D’autres organisations, comme l’Internationale socialiste, l’ont également fait. Et en avril 2016, lors de sa 75e session tenue à New York, le Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire, au terme d’une procédure contradictoire de plusieurs mois, et après examen des milliers de pièces fournies par les avocats de l’État et les miens, a rendu une décision demandant ma libération immédiate, et même une indemnisation de mon préjudice.

Avez-vous le sentiment d’être le prisonnier du Président ou celui du système ?

Les deux. Et si le président Biya lui-même n’y prend pas garde, il en sera un jour la victime, car le système qu’il a mis en place est obnubilé par sa propre perpétuation.

Avec le recul, regrettez-vous de ne pas avoir quitté le pays ?

Je n’ai aucun regret, car l’exil est une prison intérieure. Si j’avais fait ce choix, j’aurais sur la conscience la lâcheté de m’être soustrait aux questions légitimes des magistrats. Je l’ai fait. Le dossier de l’accusation s’est avéré vide. Chacun sait désormais que je suis en prison pour des motifs exclusivement politiques.

Au départ, je devais être neutralisé sur la base d’un dossier monté de toutes pièces, alléguant que je disposais d’une armée de 6 000 personnes à la frontière, sans préciser laquelle, et prête à foncer sur Yaoundé pour déstabiliser les institutions. Puis ce fut la prétendue affaire de « complicité intellectuelle » de détournement des deniers publics, à l’occasion de l’achat avorté de l’avion présidentiel. Et depuis mon incarcération, malgré de multiples enquêtes menées tous azimuts, le pouvoir n’a rien trouvé contre moi.

Le président Paul Biya n’a manifesté aucune volonté de prendre sa retraite. Ses partisans lui demandent d’ailleurs de se présenter en 2018. Quel est votre sentiment à ce propos ?

En 2018, cela fera 35 ans qu’il règne. En la matière, c’est la dose qui fait le poison ! En 2011, j’ai conseillé au Président Biya de ne pas se représenter. Conseil dont je paie aujourd’hui le prix fort.

N’avais-je pas raison ? Aujourd’hui, le Cameroun est devenu un pays qui subit. Il décroche sur tous les plans. Faute de détermination, tous les projets dans le domaine économique, social ou des infrastructures traînent, et sont souvent dépassés lorsqu’enfin ils sont mis en route. À cela s’ajoute le fait que notre unité nationale est à présent prise en otage du fait des mauvaises réponses apportées par le gouvernement à la question anglophone.

Ainsi, la décision de priver les régions anglophones de tout accès à Internet, depuis plusieurs mois, ne fait qu’accroître la haine et l’irrédentisme.

Dès lors, libre à lui de se représenter en 2018, et de faire appel une fois de plus à la résilience et au courage des Camerounais. Mais, le courage d’un peuple est fait pour servir la détermination de ses hommes politiques et la force de leur ambition, il n’est pas fait pour y suppléer.

Votre ami Abdoulaye Harissou n’a toujours pas été définitivement jugé malgré plusieurs années d’incarcération. Avez-vous le sentiment qu’il paie sa proximité avec vous ?

Avant d’être un ami d’enfance, Maître Abdoulaye Harissou est un notaire à la réputation établie dans le monde du notariat latin, dans lequel il était très actif. Son incarcération depuis bientôt trois ans est injustifiée : les accusations portées contre lui se sont écroulées au fur et à mesure du déroulement de son procès. J’espère que la justice fera preuve de courage et qu’il sera libéré rapidement.

Diriez-vous, à l’instar d’autres personnes incarcérées que la prison donne le sentiment d’être dans une position d’infinie faiblesse ?

Pas de faiblesse, non, mais de désarroi, d’impuissance lorsqu’on souhaite servir son pays. Je ne serai pas le premier homme politique, ni le dernier, hélas, à passer par la case prison pour des raisons politiques. Croyez-moi ça forge l’âme, sans pour autant la durcir. Mandela disait avec malice : ne faites jamais confiance à un homme politique qui n’a pas connu la prison.

Le système carcéral casse souvent les repères et fait perdre confiance en soi. Vous arrive-t-il d’avoir ce genre de sentiment ?

La perte de repères et de confiance en soi, cherchez-les du côté de mes adversaires, ceux qui par leurs agissements discréditent notre pays. Curieusement, la prison est aussi un territoire à énergie positive. On y espère, et y prie. Mais l’espoir n’est pas une stratégie et la prière n’est pas un plan d’action. Alors, je mets ce temps à profit pour travailler sur les sujets qui me sont familiers, le développement économique du Cameroun, la décentralisation, l’enjeu écologique, la sécurité.

Quels sont vos projets ?

Mes projets sont limités par ma situation actuelle. Mais ils sont les mêmes, et ma réflexion a beaucoup gagné en maturité. Le Cameroun n’a pas seulement besoin d’un chef. Les Camerounais ont besoin d’un projet, d’une idée vers laquelle marcher ensemble.

Auteur:
Otric NGON
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