Cameroun – Marathon international de Douala/Justelin Foimi (athlète camerounais) : « Je voulais monter au podium international »

Par Marie Louise SIMO | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 29-Oct-2018   1857
Justelin Foimi MID
Très attendu lors de la 2e édition du Marathon international de Douala, Justelin Foimi, est passé de la deuxième place en 2017 à la quatrième. Ce marathonien revient sur sa prestation au cours de cette course et explique les raisons de sa contreperformance.

Contre toute attente, vous avez franchi la ligne d’arrivée  à la quatrième place. Qu’est-ce qui explique cette chute ?

Déjà, je n’étais pas en pleine forme dans la course. Depuis que je suis rentré du Ghana (où il a participé au Accra International Marathon, Ndr),  je fais fasse à d’énorme problème de santé, qui est lié au surmenage et à la fatigue. En principe, je ne devais pas  participer au Marathon international de Douala. Mais, comme c’est une course qui se déroule au Cameroun, je ne pouvais ne pas y être parce que tout le monde m’attend sur la piste. Je ne me suis pas normalement entrainé depuis mon retour du Ghana, je n’ai même pas pu faire  20 km de course pendant mes entrainements. Donc, je ne pouvais vraiment pas. J’ai essayé  de courir jusqu’au 30e  km et mon corps a lâché complétement à partir de ce moment.

C’est pourtant quasiment au même endroit que vous avez  eu un duel l’année dernière  avec un athlète Kenyan…

Peut-être c’est au même endroit. Mais l’année passée je n’avais aucun problème de santé. J’étais bien dans mon corps et je savais que  je pouvais remonter. Par contre, cette fois-ci, j’avais un problème de santé, je ne voulais pas me surpasser. Je voulais juste gérer  la course et au fur et  mesure que j’avançais,  mes forces me lâchaient.

Comment avez-vous apprécié le niveau de l’adversité ?

Les Kenyans se sont accrochés sur moi. J’étais seul dans mon peloton. Contrairement à nous, camerounais, les Kenyans  travaillent en équipe. Tous les camerounais étaient très loin, pourtant si j’étais avec mes frères camerounais, on pouvait travailler comme eux. Les Kenyan ont couru  en équipe, ils se parlaient entre eux, et malheureusement pour moi je ne comprenais pas leur échange. Quand ils ont accéléré, l’un est resté avec moi et quand je devais accélérer à mon tour,  je ne pouvais plus rien,  jusqu’à la ligne d’arrivée.

Est-ce que le fait d’être le premier camerounais est une motivation avec tous les avantages en jeu ?

Être le  premier camerounais, n’est pas un titre pour moi. Je ne me jette pas les fleurs, mais ces athlètes je les domine dans les autres compétitions. Donc, je devais aussi gagner  chez moi. Je voulais monter au podium international. Je remercie Air France pour ce prix qui me permettra d’aller en Europe participer au grand marathon. C’est un grand niveau et il faut que je me prépare dès maintenant jusqu’en avril  pour pouvoir battre le record du Cameroun et faire un bon chrono.

Réalisé  par M.L.S.

Auteur:
Marie Louise SIMO
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