Cameroun - Meurtres de gendarmes dans le Nord-Ouest/Pr Jacques Fame Ndongo: «La politique n’est pas un jeu de massacre»

Par Josiane Rose NDANGUE | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 13-Nov-2017   1448
Pr Jacques Fame Ndongo, Membre du Bureau politique du RDPC Cameroon Tribune
Le Secrétaire à la communication du Comité central du Rassemblement démocratique du peuple camerounais condamne les actes de violence perpétrés contre les forces de maintien de l’ordre et de sécurité, dont la mission, précise-t-il, est de protéger les biens et les personnes et de défendre l’intégrité territoriale.

Depuis que les meurtres de gendarmes sont devenus récurrents dans les Régions anglophones du pays, les condamnations de pareils actes ne cessent d’affluer. Dans son édition du 13 novembre 2017, le quotidien gouvernemental Cameroon tribune rapporte la position de Jacques Fame Ndongo, homme politique, Secrétaire à la communication du Comité central du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), par ailleurs Ministre de l’Enseignement supérieur (MINESUP). Ce dernier est clair, on est là en face d’actes inacceptables que le parti au pouvoir condamne fermement.

«Le Rassemblement démocratique du peuple camerounais condamne avec la dernière énergie tous les actes terroristes perpétrés, dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, par une poignée d’irrédentistes aux desseins anticonstitutionnels. Qui plus est, le meurtre des hommes en tenue, dont la mission permanente est de protéger les biens et les personnes et de défendre l’intégrité territoriale, est un choix abominable que rien ne saurait justifier. Aucune revendication politique, quelque légitime qu’elle soit, ne saurait donner lieu à la mise à mort d’un citoyen, quel que soit son statut. Le président national du RDPC avait tracé la voie de fort belle manière: « Ne nous battons pas. Débattons !», déclare-t-il.

Le Secrétaire à la communication du Comité central du RDPC souligne qu’en cas d’incompréhensions, la solution ne se trouve pas dans la violence mais il faut se concerter et surtout ne pas se massacrer. «Ne nous massacrons pas, car la politique n’est pas un jeu de massacre. C’est un débat d’idées, assorti de propositions concrètes pour bâtir la Cité, en vue du bien commun. S.E. Paul Biya a toujours  préconisé le dialogue et la concertation républicains  pour  résoudre les  difficultés  qui peuvent, éventuellement, se poser au sein de la République», ajoute-t-il.

Revenant  sur la crise anglophone qui a débuté depuis au Cameroun novembre 2016, le Pr Jacques Fame Ndongo note que le dialogue qui a commencé il y a un an, porte déjà ses fruits. «Les Camerounaises et les Camerounais de ces deux régions sont des citoyens lucides et perspicaces. Ils adhèrent, dans leur immense majorité, aux idéaux de la  République. Et ce, d’autant plus qu’ils sont les premières et les principales victimes des  actes irresponsables d’un  groupuscule d’illuminés tapis dans l’ombre (parfois à mille lieues du Cameroun) et intoxiquant de paisibles citoyens par des mots d’ordre loufoques et chimériques.  Fort heureusement, les citoyens du Nord-Ouest et du Sud-Ouest sont avant tout, comme tous les autres  Camerounais, des femmes et des hommes  épris de paix, d’unité et de progrès», conclut-il.

 

Auteur:
Josiane Rose NDANGUE
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