Cameroun - Permutation de postes entre Alamine Ousmane Mey et Louis Paul Motaze: «Ça allait vite dans la prise de décisions», déclare l’économiste Bernard Ouandji

Par Josiane Rose NDANGUE | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 08-Mar-2018   11167
L’économiste Bernard Ouandji archive
L’économiste indique que ces deux Ministres sont les fils adoptifs du Chef de l’Etat avec le même niveau de loyauté.

Lors du tout récent réaménagement ministériel, Louis Paul Motaze alors Ministre de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire (MINEPAT) est devenu Ministre des Finances (MINFI). Et Alamine Ousman Mey qui était à la tête du département ministériel en charge des Finances, est devenu le nouveau MINEPAT.

Approché par le quotidien Mutations pour faire une analyse sur ce chassé-croisé, l’économiste Bernard Ouandji déclare dans l’édition du 7 mars 2018 du journal «demandez directement au chef d’orchestre. Les deux hommes sont ses fils adoptifs avec le même niveau de loyauté. Il se pourrait qu’il recherche plus d’efficacité dans l’exécution des projets qui lui sont chers. Selon nos procédures le MINEPAT engage les projets en fonction du budget annuel voté par l’Assemblée nationale. Malheureusement en ce moment, un grand nombre de projets ne fonctionnent pas à cause de l’incapacité du Ministère des Finances à payer les 10% d’apport personnel requis dans les conventions Eximbank China et d’autres bailleurs de fonds. Est-ce que l’ex-MINFI ne collaborait pas à l’exécution des projets chers au Chef de l’Etat». Bernard Ouandji pense que cette permutation va permettre à Louis Paul Motaze de payer lui-même les projets qu’il a engagés. Cependant la grande question à se poser est de savoir s’il trouvera les fonds dans les caisses.

A la question de savoir s’il y a risque de voir le Cameroun ne pas atteindre ses objectifs du fait de la permutation qui intervient en plein exercice budgétaire, l’économiste déclare «le seul risque c’est d’être rattrapé par la sincérité budgétaire. C’est un principe de finances publiques que je recommande d’appliquer depuis 2014. Mais Bernard Ouandji n’est pas écouté quand il écrit que le Cameroun a un déficit budgétaire de 30%. Voilà la contradiction à laquelle le Rassemblement démocratique du peuple camerounais doit faire face».   

Auteur:
Josiane Rose NDANGUE
 @ljndangueCIN
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