Cameroun: Pour justifier les représailles de l’armée après l’assassinat d’un militaire, le Colonel Badjeck estime qu’on ne peut faire des omelettes sans casser les œufs.

Par Adeline ATANGANA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 11-Feb-2018   13332
Colonel Didier Badjeck Archives
Comme toutes les fins de semaines, la division de la Communication du Ministère de la défense fait le point de la situation sécuritaire au front des guerres contre Boko haram dans la Région de l’Extrême-Nord et contre les sécessionnistes anglophones dans les Régions du Sud-Ouest et Nord-Ouest.

Dans l’édition d’hier de l’émission « Honneur et Fidélité » diffusée au poste national de la CRTV Radio, le Colonel Didier Badjeck, Chef division communication au Ministère de la défense, s’est appesanti sur le regain de tension enregistré en fin de semaine à Bamenda, chef-lieu de la Région du Nord-Ouest où le soldat de deuxième classe Ekobo Ngadele Anatole a été tué à coups poignard dans la nuit du jeudi 08 février à vendredi 09 février 2018 par des agresseurs présumés sécessionnistes.

En réponse à cet autre assassinat qui touche des hommes en tenue, l’armée a lancé aux premières heures de la journée de vendredi dernier, une vaste opération de représailles, semant la panique au sein de la population. Le Colonel Didier Badjeck a tenté hier samedi de justifier les représailles des forces de défense et de sécurité contre les populations.

« La situation dans le Nord-Ouest est préoccupante, puisqu’elle est fortement caractérisée par l’assassinat à Bamenda du soldat de 2e classe Ngadele Anatole, poignardé en plein visage exactement au niveau de l’orbite. Suite à cet assassinat, il y a eu une vaste opération de bouclage et de ratissage, qui a apeuré les populations mais on ne peut faire des omelettes sans casser les œufs… Le solde de toutes ces opérations a permis de mettre la main sur des malfrats et leur butin » affirme Didier Badjeck

Au sujet de la situation sécuritaire dans la Région du Sud-Ouest, le communicateur du ministère de la défense a indiqué qu’elle est théoriquement calme « même si ce calme peut être considéré comme précaire » a précisé Didier Badjeck. Malheureusement 24 heures après ce point relativement rassurant dans la Région du Sud-Ouest, trois gendarmes y ont été assassinés par des présumés sécessionnistes ce dimanche 11 février 2018 à Kembong, une localité du département de la Manyu

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Adeline ATANGANA
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