Cameroun - Pr Jacques Fame Ndongo: La déclaration de Maurice Kamto «n’a aucun fondement juridique, politique ou sociologique»

Par Otric NGON | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 10-Oct-2018   5063
Jacques Fame Ndongo Capture d'ecran
Les réactions continuent de pleuvoir suite à la déclaration de Maurice Kamto, lundi dernier, au siège de son parti, le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun, à Yaoundé. L’opposant a insinué qu’il est le vainqueur du scrutin présidentiel déroulé la veille, le dimanche 7 octobre 2018.

«J’ai reçu mission de tirer le penalty, je l’ai tiré et je l’ai marqué. J’ai reçu du peuple un mandat clair que j’entends défendre jusqu’au bout. J’exhorte le président sortant à œuvrer pour une transition pacifique du pouvoir», a déclaré Maurice Kamto.

«Il s’agit d’une allégation narcissique qui relève de la fantasmagorie. Elle n’a aucun fondement juridique, politique ou sociologique. Elle est donc nulle et nul effet», a réagi le Pr Jacques Fame Ndongo, ministre de l’Enseignement supérieur et Secrétaire à la Communication du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC).

Selon ce baron du régime Biya, dont les propos sont relayés par le journal Signature du mercredi 10 octobre 2018, ces propos de Maurice Kamto sont contraires aux lois de règlement de la République.

«Nous subornerons qu’il s’agit d’une stratégie pour essayer de vaincre absolument et à tout prix. Or seul le peuple camerounais est souverain et seules les urnes doivent décider du prochain président de la République. Nous ne sommes pas dans une République bananière où quelqu’un peut se lever un matin pour être président. Nous sommes dans un Etat de droit et il y’a des règlements des lois de la République. Je crois que ce candidat connait bien le droit et il sait que nul n’est au-dessus de la loi. Seul le conseil constitutionnel est habilité à proclamer les résultats», a argué Pr Jacques Fame Ndongo.

Comme dans un jeu de ping-pong, la réaction du principal concerné ne s’est pas fait attendre. Maurice Kamto, dans un journal français, a déclaré mardi: «je me sens dans mon bon droit, n’en déplaise aux pleureuses et aux vierges effarouchées», a-t-il dit.

Pour lui, sa déclaration repose sur «la base d’informations fiables que nous avons déjà rassemblées (…) avec les procès-verbaux en notre possession, j’ai la certitude d’une victoire incontestable. Pourquoi attendre ? Tout ce que je revendique, c’est l’alternance par les urnes. Je n’ai rien fait de criminel».

Auteur:
Otric NGON
 @OtricNgonCIN
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