Cameroun - Reprise des cours à Bamenda: Pour le syndicaliste Jean Marie Zambo Amougou, «il faut éviter de menacer les grévistes»

Par Liliane J. NDANGUE | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 10-Jan-2017   8182 4
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Gamob   12017-01-10 23:40
#1
Moh Manyu,
even francophone Cameroonians do not know that Cameroon is bilingual. They believe that anglophones are a barbarian tribe west of the Mungo for which they have the burden to civilize and polish up. They belive our staple food is garri and that as early as 1970 , 90% of West Cameroonians were going bare foot. They also believe we are cousins of the Biafra's in Nigeria. The say on tv (STV)that we not even anglophones, we are pidginophones. They have more "Anglophones" in LRC than in the SC. I even met one in Ebolowa who spoke pidgin and who genuinely believed that pidgin was English. These are the consequences of joining with so called "brothers" who are as strange as a man from North Korea. We gave them too much leeway and now it is time to tell them to back off.
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Moh Manyu   12017-01-10 21:42
#2
All the Ministers in Charge of Education in Cameroon are the main cause of this deadlock!! Ministers that refused to listen to warnings during 11 months!!! Now things are getting out of control because neither Teachers nor traditional rulers cannot take bribes, the Government is confused!! The entire World now know that Cameroon is a bilingual Country!! I got a fierce discussion with a Togolese in Madrid few years ago as he refused to accept that Cameroon is a bilingual country! I was obliged to show him through google that Cameroon has got two official languages: English and French!The guy very humble told me that he never knew!!
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MIsterno   12017-01-10 16:08
#3
Chantage sans fin...
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Sergydukamer   182017-01-10 13:48
#4
«les syndicalistes sont toujours en négociation, il n’est pas normal qu’on suspende leur salaire. La paix n’ayant pas de prix, le Gouvernement doit tout faire pour que le dialogue puisse aboutir. Ce n’est pas en menaçant de suspendre les salaires aux grévistes que l’État doit démontrer son autorité. La meilleure façon c’est d’amener les enseignants à reprendre le travail par un dialogue constructif».
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Plus rien à dire.

Suspendez et vous allez voir ce que vous voulez voir.

L'Etat est fort., mais le peuple l'est encore plus.

Ne l'oubliez jamais.
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Grève des enseignants à Bamenda Image amateur
Dans un communiqué diffusé la semaine dernière, le Gouvernement a rappelé aux enseignants grévistes les sanctions prévues par la loi. Jean Marie Zambo Amougou revient sur ce communiqué qui invite par ailleurs les enseignants à reprendre le travail.

La semaine dernière le Gouvernement a une énième fois invité les enseignants grévistes des Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest à reprendre le chemin de l’école et à mettre fin à la grève lancée depuis novembre dernier. Par le biais du communiqué qu’ils ont rendu public, les autorités ont tenu à rappeler aux enseignants grévistes les sanctions prévues par la loi. Pour Jean Marie Zambo Amougou, président de la Confédération syndicale des Travailleurs du Cameroun, les autorités doivent éviter de procéder par la menace.

Interrogé par le quotidien Le Jour édition du 10 janvier 2017, en parlant de ce qui pose problème dans la reprise des cours au Nord-Ouest et au Sud-Ouest, Jean Marie Zambo Amougou déclare que «les grévistes peuvent aller jusqu’au bout de leur revendication parce que, n’oublions pas que c’est d’abord une revendication socio-professionnelle qui concerne un corps d’enseignants, qualifiés d’anglophone. Maintenant que le préavis de grève a été servi avec les revendications principales, il s’avère que celui qui souhaite la négociation, à savoir l’employeur qui est en premier lieu concerné. Il faut réunir toutes les conditions pour une négociation dans le cadre d’une véritable palabre africaine parce que les menaces ne servent à rien pour l’instant et je crois que le Chef de l’État a reconnu la pertinence des revendications formulées par les grévistes dans son discours du 31 janvier 2016».

Par rapport à la suspension des salaires prévue par la loi, le président de la Confédération syndicale des Travailleurs du Cameroun déclare que «les syndicalistes sont toujours en négociation, il n’est pas normal qu’on suspende leur salaire. La paix n’ayant pas de prix, le Gouvernement doit tout faire pour que le dialogue puisse aboutir. Ce n’est pas en menaçant de suspendre les salaires aux grévistes que l’État doit démontrer son autorité. La meilleure façon c’est d’amener les enseignants à reprendre le travail par un dialogue constructif».

Auteur:
Liliane J. NDANGUE
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