Cameroun - Rugby/Marc Emmanuel Essono Mete: «Nous faisons le nécessaire pour relancer le rugby au Cameroun»

Par Marie Louise SIMO | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 01-Mar-2018   1709
Marc Emmanuel Essono M L Simo
Le président par intérim de la fédération Camerounaise de Rugby (Fecarugby), apporte des précisions sur les nouvelles mesures qui ont été prises dans l’optique de relancer les activités de cette fédération, qui peine à se relever des querelles internes, et qui connait une léthargie sur le plan national et international.

La Fecarugby a traversé des moments critiques, quel est le climat actuel au sein de cette fédération ?

Je dirai que la Fecarugby va plutôt bien en ce moment. Nous avons connu des querelles de personnes, la mauvaise gouvernance,  et aujourd’hui, nous pouvons affirmer que les choses sont rentrées dans l’ordre, qu’il n’y a plus de querelle de personne et la fédération  avance.

Il y a néanmoins eu  un moment d’inactivités  de près de deux ans. Qu’est-ce qui était à l’origine de cette situation ?

Je ne peux pas affirmer qu’il y a eu un passage à vide depuis 2013, parce que  Me  Jean-Daniel Likale, était le président de la Fecarugby pendant cette période. Il a organisé  certaines activités qui peut-être n’ont pas abouti parce qu’au lendemain de son élection il y a eu des problèmes de gouvernance qui se sont installés à la Fédération, et qui n’ont pas permis au président de  vraiment mieux maitriser la situation. Mais aujourd’hui, c’est de l’histoire ancienne. Il y ‘a une nouvelle équipe intérimaire, une nouvelle gouvernance et gestion  à la tête de la Fecarugby et nous faisons le nécessaire pour relancer le rugby au Cameroun.

Depuis quelques mois, on observe un  changement à la fédération, est-ce que vous pouvez apporter des précisions sur toutes les décisions qui ont été  prises ?

Depuis le 9  décembre 2017 que le bureau intérimaire a été officiellement installé, nous avons tenu un conseil d’administration le 20 décembre dernier.  Au  cours de ce conseil, il y a eu la validation de la feuille de route de la fédération pour cette saison avec un   chronogramme des activités, notamment les formations, la relance  des championnats et les  nominations à la Dtn et des entraîneurs nationaux. Certaines  résolutions ont aussi été prises au cours du conseil du 9 décembre. Notamment la sanction de  Me Likale, le président, Jean Ngonssou, Alfred Daniel Bisso. Ces membres  sont suspendus  pour  faute et manquements liés à  l’éthique sportive  qui ont été constaté pendant leur mandat.  Plusieurs fois des médiations ont été faites, que ce soit au niveau du ministère des Sports et de l’Education physique, ou de manière individuelle. Mais ils n’ont jamais fait le sens contraire. Tout  ce que nous faisions, c’est  pour trouver une solution qui pouvait nous permettre d’éviter cette suspension, mais malheureusement on a eu aucun retour venant d’eux. Il n’y a pas de combat de personnes entre la nouvelle et l’ancienne équipe. Nous avons pris ces décisions, juste pour éviter certaines situations critiques. S’ils étaient présents à l’Assemblée générale, peut-être ils ne devaient  pas être suspendus.

Quelle est la nouvelle vision de la Fédération pour   booster cette discipline sportive au Cameroun ?

  Nous voulons relancer le championnat et fédérer toutes les ligues régionales. Nous voulons surtout redonner envie à ceux qui étaient  déjà découragés. C’est à travers ces initiatives que les rugbymen  vont se sentir maitres et acteurs de leur discipline. La saison sportive sera lancée le 3 mars à travers un tournoi de rugby à 7. Après le lancement de la saison,  les régions prendront le relai à partir du 17 mars 2018.  Nous invitons tous les rugbymen de revenir dans les stades. Chacun doit se sentir concerné par la nouvelle dynamique qui est en train d’être mise en place pour relance du rugby au Cameroun.   

Qu’est-ce qui est fait pour que la Fédération soit impliquée dans les activités internationales ?

Nous sommes justement en train de travailler pour que la suspension dont est victime le Cameroun au niveau international,  soit levée.  Pour cela, il faut d’une part que le Cameroun soit actif. Sur le plan de gouvernance, il n’y a plus de problème. Maintenant les observateurs internationaux attendent de voir ce qui est fait sur le terrain. Nous voulons donner la possibilité aux rugbymen de pratiquer leur sport.  Les observateurs  verront les efforts que nous sommes en train de fournir et ils penseront à lever la  suspension. La Confédération africaine est informée de tout ce qui est en train d’être fait au Cameroun.

 Réalisé par Marie Louise SIMO

Auteur:
Marie Louise SIMO
 @t_b_a
  • E-mail 0
  • Google+
  • Tweet
  • Partagez