Cameroun - Société : Quatre ressortissants nigériens traduits en justice pour détention de fausses cartes de séjour

Par Lore E. SOUHE | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 11-Aug-2017   3521 1
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Wahsih Ike   32017-08-11 23:22
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Le niveau des journalistes au Cameroun me laisse parfois perplexe. S’agit-t-il des Nigérians ou des Nigériens ? Il y a fort à parier que si les contrevenants sont passés par Ekok, leurs origines seraient soit les états du Middle Belt soit les Etats du sud du Nigéria. La plupart des Nigérians issus de ces Etats-là n’auront pas pour langue principale, l’Haoussa mais plutôt le Pidgin. Si les intéressés ne s’expriment qu’en haoussa, ils seront originaires des Etats à fort caractère musulman tels que le Bauchi, le Nassarawa, le Kobé, le Kaduna, le Kanu, le Sokoto et j’en passe. Pour les ressortissants de ces derniers états, ils n’ont point besoin d’entrer au Cameroun par la ville frontalière d’Ekok. Ils peuvent le faire par les Régions du Nord, de l’Adamaoua ou du Nord-Ouest.

Autant que je le sache, beaucoup des ressortissants de l’Etat francophone du Niger avec pour capitale politique Niamey, s’expriment très bien en haoussa. J’avais un ami originaire de Zinder dont certains de ses parents avaient la nationalité nigériane et vivaient dans l’Etat de Sokoto.

Pour être prise au sérieux, il incombe à Lore Souhé, une journaliste pour qui j’ai beaucoup d’estime non seulement de par son reportage politiquement correct mais la manière neutre qu’elle présente les faits. Notre petite sœur ne cherche jamais à mettre de l’étincelle dans une poudrière. Mais il lui faut vérifier certains faits avant de passer á la rédaction de ses articles.
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Justice Camerounaise Archives
Il leur est aussi reproché d'avoir essayé de corrompre un officier judiciaire avec la somme de 100 000 FCFA.

D'après l'hebdomadaire Kalara du lundi 7 août 2017, quatre nigériens sont traduits à la barre depuis le 31 juillet dernier au Tribunal de Grande Instance (TGI) du Mfoundi pour des présumés faits de faux et usage de faux en écriture publique et authentique; immigration irrgéulière et tentative de corruption. Les suspects sont détenus à la prison centrale de Yaoundé depuis un an et ont toujours reconnu les faits mis à leur actif.

En effet, dans le procès verbal d'enquête dont le représentant du parquet a donné lecture de quelques extraits, les mis en cause se sont retrouvés inopinément au poste de police d'Ekok en possession de cartes de séjour contrefaits. Dans sa version des faits, l'un des prévenus affirme que le document retrouvé en sa possession lui aurait été remis par son frère, qui lui aussi interpellé était détenteur d'une fausse carte de séjour. Une fois gardé dans une cellule de police, l'un des accusés va tenter de corrompre l'officier en charge de l'affaire avec la somme de 100 000 FCFA afin de recouvrer sa liberté, peut-on lire dans le journal.

Dans leur plaidoyer, ces  ressortissants nigériens vont expliquer que les cartes de séjour en leur possession leurs ont été remises contre de fortes sommes d'argent par un tiers. "C'est quand j'ai voulu voyager pour le Nigéria que je me suis rendu compte que j'ai perdu ma carte d'identité. Alors je me suis rapproché de mon grand frère pour qu'il m'aide à obtenir une carte de séjour. J'ai déboursé la somme de 120 000 FCFA pour cette opération. Je ne savais pas que cette carte était fausse", se défend l'un d'eux. et de rencherir qu'il n'avait aucun doute sur l'authenticité de sa carte de séjour, vu qu'elle était produite dans un commissariat.

D'expression Haoussa, les aveux des quatres accusés ont été traduits par un interprète commis par le ministère public. La prochaine audience aura lieu le 17 août prochain.

Auteur:
Lore E. SOUHE
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