Cameroun - Video: Fédéralisme, décentralisation ou sécession... Le Professeur Magloire Ondoa dans la Grande Interview sur Canal 2

Par | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 07-Oct-2017   5443 35
Username:
Password:
Moussoungedi   02017-10-14 12:33
#1
@Mon frère Mr. Vavava,

Je laisse le soin aux autres membres de ce forums de trancher si vous avez répondu à mes questions de manière satisfaisante. Une chose est certaine, ce pays est le don immesurable que Dieu nous a offert, cependant ceux qui sont à sa charge constituent pour la plupart une malédiction qui s'acharne jour et nuit pour le détruire et miserer ses citoyens!
Focalisons-nous sur comment faire retrouver aux Camerounais la fierté d'être Camerounais et l'amour pour leur pays après 35 ans gaspillés par les PAS, les PPTE et encore un nouveau programme du FMI!
      0
Masanga   02017-10-13 23:12
#2
@Federationiste

"avec le federalisme, il sera surtout t difficile de continuer à piller le pétrole anglophone au profit de puissances occidentales."

Depuis quand ce pétrole appartient aux Anglophones ? Sous quel statut ??? J'espère que ce n'est pas ce qui motive la minorité de sécessionnistes...
      0
Vavava   22017-10-11 13:07
#3
Réfré Moussoungedi,
Relisez toutes mes contributions sur la question, car je vous répondrai une dernière fois, faute de disponibilité.
Parmi les véhicules les plus puissants d’une culture, il y a l’éducation et les voies de communication.
Au cas où vous ne le saviez pas, un des thèmes phares du KNDP Durant la campagne plébiscitaire reposait entre autre ,sur l’abandon dont a fait montre les British dans cette partie du pays.
Willard Johnson qui est l’un des meilleurs auteurs sur le sujet, dans le livre que j’ai déjà abondamment cité, reprend une des déclarations de Foncha pour justifier la Réunification à la page 149 : « We’ve been with Nigeria for forty years under British Administration.We have no roads, no Government-secondary schools,no NOTHING.It is about time we tried the other side of the border. »
Si je précise ces faits largement inconnus des Camerounais, c’est moins pour dénigrer que pour rétablir non seulement la vérité, et montrer comment après la Réunification, des efforts colossaux ont été entrepris dans un esprit de fraternité pour que tout le monde avance et sente Camerounais à part entière.Le Cameroun oriental a beaucoup contribué en ce sens.
Je ne crois pas que c’était par mépris.
Ce n’est donc pas parce que sa grince aujourd’hui qu’il faut en profiter pour raconter un peu tout et n’importe quoi dans le but de plonger le pays dans le chaos.
      0
Vavava   12017-10-11 13:06
#4
Cette posture est alimentée par une falsification historique inqualifiable.
Je lis par exemple souvent ici ,que l’ONU et les British ont refusé l’indépendance à l’ex-Southern Cameroons position la plus populaire, alors que des documents officiels montrent plutôt que la position des Anglais était : « Tout sauf la Réunification » ce que leur représentant Cohen a tenté en vain de faire prévaloir à l’ONU.
On prête beaucoup de choses à tort à Ahidjo,malheureusement pour beaucoup comme disait Rabelais, « le temps est père de la vérité. »
Quand j’aurai du temps, je mettrai à disposition de chacun, ces fameux accords secrets avec la France qui font tant jaser, car ils sont disponibles, et je les ai, et ses rapports avec ce pays.
Accrochez-vous, car vous aurez beaucoup de surprises.
Il y a suffisamment de documents de nos jours qui permettent d’apprécier son action à la tête de notre pays.Parler donc d’annexion, civilisation et tout autre langage fleuri avec tout ce qu’il a fait pour les anglos, est à mon sens très réducteur et déplacé.
Je ne vais pas revenir sur tout ce j’ai dit.
Je vous recommande “Planning for Economic Development in a Federal State. The case of Cameroon,1960-1971.” De Wilfred Ndongko pour apprécier à quel niveau était chaque économie à l’orée de la Réunification
      0
Vavava   02017-10-11 13:06
#5
Je vous fait tout de même part de quelques données qu’il soulève à la page 81 de ce livre Dans : table 18.Main Economic Data on East and West Cameroon(1960).
Gross Domestic Product East 96 Billion West 19 Billion.
Per Capita Income East 32500 West 16000
Miles of Roads East 5859 West 1000
No of Vehicles East 30000 West 1330
State Government Revenue East 16,860 (mill.fr) West 1,760(mill.fr)
External Trade: Exports East 23,950 mill West 5,530 mill
Vous pensez que par un coup de baguette magique, les données allaient s’inverser du jour au lendemain ?
Si nous avons pu concevoir un Code pénal harmonisé, c’est le reste que nous pouvons pas faire ?
On ne parle pas de faire fi du passé, mais chaque pays doit tracer sa voie selon ses intérêts.
Même les Usa fondés par des colons britanniques ont leur système propre.
Pourquoi pas les Camerounais ?
      0
Moussoungedi   02017-10-11 10:10
#6
@Mr. vavava, mon frère,
Je vous remercie d'avoir accordé une attention particulière aux questions que je vous ai posées. Toutefois je suis resté sur ma soif parce qu'en réalité vous n'avez pas répondu à mes questions. Ce que vous avancez ne fait que conforter votre thèse selon laquelle les ressortissants du Southern Cameroons devaient être contents et reconnaissants à Ahmadou Ahidjo qui décida de leur civilisation, voire de leur évolution au rang d'êtres humains dans la mesure où, pour la plupart, ces peuples n'avaient jamais eu le privilège d'apercevoir un anglais et d'apprendre la langue anglaise durant leur expérience coloniale. Implicitement, si l'on s'en tient à votre logique, les Anglophones ne devaient pas revendiquer d'héritage britannique fut-ce un héritage positif comme le système de gouvernance. A l'inverse, les francophones peuvent se prévaloir de leur héritage colonial français (le jacobinisme par exemple) parce qu'ils ont, pour la plupart, aperçu des français et appris la langue française. Ainsi, vous posez vous-mêmes, sans le vouloir ou savoir, de manière claire le problème Anglophone.
      0
Moussoungedi   02017-10-11 10:09
#7
Dans son ouvrage, "The Reunification Debate in Southern Cameroons ..." Joseph Lon Nfi, a très bien décrit l'impacte des deux systèmes coloniaux sur leurs victimes directes et bénéficiaires indirectes que nous sommes tous Vouloir à tout prix nier l'impacte de la tutelle britannique sur les populations du Southern Cameroons et accepter comme de fait les effets de la présence coloniale française sur les peuples du Cameroun Oriental ne me paraît pas honnête. Mon rêve a toujours été et demeure de voir un Cameroun où tout citoyen se sent chez lui où qu'il se trouve. Et je suis conscient que ce rêve ne se réalisera pas en balayant d'un revers de la main notre expérience historique, nos différences multiples. En effet, c'est en prenant en compte cette diversité que nous parviendrons à bâtir quelque chose d'exceptionnelle à l'instar des Etats-Unis ou de la Suisse!
      0
Moussoungedi   02017-10-11 10:07
#8
Pour revenir à vos réponses:
1. Vous conviendrez avec moi que la santé d'une entreprise est traduite, entre outre, par ses chiffres clés - chiffres d'affaires, total bilan et le résultat net. Les citations que vous avancez sont des généralisations qui ne nous renseignent guerre sur la valeur nominale ou réelle de ces sociétés au moment où leur gestion est reprise par le gouvernement central de Yaoundé.
2. Vous reconnaissez indirectement que par rapport au régime actuel, le gouvernement du Southern Camerouns faisait preuve d'une certaine efficacité qui à la fois suscite et justifie la nostalgie exprimée actuellement par le peuple du Southern Camerouns
3. Je dois avouer que votre réponse est légère en ce qui concerne un sujet aussi sérieux. Lisez un tout petit peu l'histoire du Singapour et dites-moi si ce pays était prédisposé pour devenir ce qu'il est aujourd'hui. Victoria, un port en eaux profondes, avait un énorme potentiel de rentabilité et Douala n'a été qu'une gabegie, le prix de la suspicion nourrie à l'endroit des Anglophones depuis le départ.
4. L'histoire des coopératifs villageois, dont de la microfinance moderne au Cameroun commence dans le Southern Cameroons, quel fut l'apport de ces institutions au Produit Intérieur Brut de ce territoire?
      0
Moussoungedi   22017-10-11 10:06
#9
Suite et Fin
5. Je n'ose pas croire que vous avez préféré esquiver cette question. Ignorez-vous que le Southern Cameroons jouissait des institutions fortes et autonomes - un pouvoir législatif, un pouvoir judiciaire et un pouvoir exécutif? Cela n'est-il pas suffisant pour susciter et justifier la nostalgie?
6. Il faut reconnaître que ce n'est pas à cause de la fibre patriotique ou d'un amour platonique pour les ressortissants du Southern Cameroons qu'Ahidjo a décidé oeuvrer pour la réunification des deux Camerouns et plus tard entreprendre l'annexion du Southern Cameroons. Le potentiel de ce territoire était connu depuis l'époque de la présence allemande, mais le déclin de l'empire britannique était déjà amorcé. Pour être franc, à l'état actuel des ressentiments, je redoute toute forme de décentralisation de ce pays. Actuellement, nous frisons la déflagration ou l'émiettement de ce pays. Il faut une période de transition pour apaiser la tension, ressusciter chez les Camerounais leur fierté et l'amour pour leur pays et remettre nos compatriotes au travail avec les garanties que le fruit sera équitablement distribué. Pour cela il nous faute des femmes et des hommes patriotiques, visionnaires, travailleurs, intègres, intégrés et attentifs aux préoccupations du citoyens lambda. Ce n'est qu'à ces conditions nous pouvons envisager toute forme de décentralisation avec quiétude.
      0
Vavava   12017-10-10 01:13
#10
Mon frère Moussoungedi,
J’ai pourtant répondu sur plusieurs fils à plusieurs de vos interrogations,que j’ai du mal à vous comprendre.
Vous vous méprenez assurément sur ma personne.
Je n’ai pas l’intention d’étaler mes états d’âme sur ce forum,mais si vous pensez mon cœur n’est pas dans une douleur atroce, quand une partie de mon sang coule dans les régions anglophones,ou que la petite sœur à ma mère à 75 ans doive quitter Buéa à cause du climat délétère et dangereux qui y prévaut pour se réfugier de l’autre côté du Moungo,ou que mon pays le Cameroun est au bord de l’implosion, libre à vous.
Ce par contre que je n’admets pas c’est toutes ces distorsions historiques,juridiques,factuelles….
pour essayer de justifier la partition de mon pays en essayant de monter de toutes pièces un problème anglophone-francophone qui n’a jamais vraiment existé ,alors que le problème le plus important c’est la mal gouvernance et non la forme de l’Etat,bien que je sois un fervent fédéraliste.
Vous ne prenez peut-être pas la peine de lire des liens que je poste parfois sur la question et qui datent même de plus de six ans.
Aimant certes aller au fond des choses ,avec des références,et croyez-moi,j’en ai encore beaucoup sous la main,je ne peux pas non plus passer mon temps sur les réseaux sociaux,surtout ,si je discerne que les débats virent à la punchline et à la perte de temps.
      0
Vavava   12017-10-10 01:12
#11
Je vous donne juste un petit exemple :Quand j’affirme que l’accord entre la République du Cameroun et le Southern Cameroons figure à la page 12 du registre du Secrétariat de l’ONU N°118 ,qu’un site officiel des séparatistes le confirme,et qu’il se trouve que des personnes poursuivent dans le mensonge et la manipulation puérile,je ne me sens pas obligé ,pour montrer que je sais de quoi je parle, de m’empresser de donner le lien : https://treaties.un.org/doc/Publication/Monthly Statement/1961/10/monstate.pdf
Quand j’évoque Muna qui reconnaît que l’Assemblée du Southern Cameroons a eu à se pencher sur le sujet ;ce dernier parle d’adoption quand Julius Ngoh et non Anthony Ndi comme cela a été dit qui le cite dans son livre “Southern West Cameroons Revisited (1950-1972) Vol 1 page 270 : “So Ahidjo signed the Federal Constitution as the President of The Republic of Cameroon and when the Southern Cameroons House of Assembly discussed it,it was not to adopt or ratify it.Rather,S.T Muna tabled a motion on September 18,1961 calling on the House to approve the method and the brotherly co-operation which the governements of Southern Cameroons and the Republic of Cameroon displayed to have the Federal Constitution.”
Vous voulez que je commence à pinailler sur les mots ?
Que ce soit une motion approuvée ou une adoption,cela est parfaitement valable sur le plan juridique.
Ce qui est sûr c’est que le parlement du Southern Cameroons a donné son accord.
      0
Vavava   12017-10-10 01:11
#12
La Bible ne dit-elle pas dans Matthieu 7 : 6 : « Ne donnez pas ce qui es saint aux chiens et ne jetez pas vos perles aux pourceaux,de peur qu’ils ne les foulent aux pieds et ne se retournent pour vous déchirer ? »
La dernière mission de visite de l’ONU en 1958(UN Document T /1440 ,Annex II,p 54.) citée partiellement par Willard Johnson dans “ The Cameroon Federation » à la page 104 dit ceci : »….We need hardly emphasize the fact that the Southern Cameroons is one of the under-developed areas on the west coast of Africa and needs extensive external financial aid if the Territory is to keep pace with her neigbours in all fields of human endeavor.The Mission will recall that we have repeatedly laid stong emphasis on this unenviable situation…”
      0
Vavava   12017-10-10 01:10
#13
Pour répondre à votre première question,et un peu à la quatrième,je vous suggère de lire Emmanuel Etamo Kengo sur les fermiers de Bamenda ,pour jauger vous-même l’échec patent du Marketed Board qui était très décrié au point où les planteurs préféraient le système de l’UCCAO de l’autre côté du Moungo . “During the 1964-65 coffee season, a delegation of the Bamenda Co-operative Marketing Association led by the President, Mr. Geh, visited the arabica coffee co-operatives of East Cameroon in Dschang, Mbouda, Baffoussam and Foumban to see and also learn how they functioned.. While in East Cameroon, they were able to learn that Union Centrale des Cooperatives Agricoles des L’Ouest (UCCAO) had complete monopoly of the sale of the arabica coffee crop and that there was no marketing board intervention as in West Cameroon. They also came to understand that in East Cameroon, arabica coffee prices were higher than what obtained in West Cameroon. This infuriated most of the farmers and became a source of friction between the farmers and the WCMB. An official complaint was lodged to that effect with the Prime Minister of West Cameroon in Buea by the Bamenda coffee farmers. In a letter (Ref. No. PMO.339/108) of 5th July 1966, the Prime Minister called on the Co-operative Department to comment on the complaints of the Bamenda coffee farmers which included accusations of; exploitation of planters by cooperatives, irregular payment for their coffee, lower prices for arabica coffee in Bamenda than in East Cameroon, and non-payment of bonuses to farmers, among others. The registrar of co-operative societies, West Cameroon, S.S. Shang, put up a spirited argument against the claims of the Bamenda coffee farmers.”
Vous pourrez lire le reste de l’article sur ce lien,si vous le voulez bien.
http://www.ajssh.leena-luna.co.jp/AJSSHPDFs/Vol.4(1)/AJSSH2015(4.1-11).pdf
      0
Vavava   12017-10-10 01:09
#14
Pour la CDC , elle fonctionnait cahin -caha avec des intérêts britanniques et nigérians qui la limitaient.
Il est bon de savoir que le gouvernement fédéral camerounais a dû payer des dettes de la dite boîte jusqu’au milieu des années 70 au Nigéria.
Willard Johnson dans le livre suscité écrit à la page 102 :” « The Chick formula » was a failure,however,because,it was based on the assumption that the CDC would be a major source of revenue for the Territory.In fact the revenues of the CDC have seldom fulfilled the original expectation of its capacity to finance” the Territory’s government and development program.Though its net profits declined sharply after the 1949 period,they took a turn for the worse in 1954,falling to less than a third of the level of the previous year.”
Après la Réunification cette plus grande source de revenue du Cameroun occidental,ne représentait que 9% du budget de l’Etat comme le souligne Mélanie Torrent dans « Diplomacy and nation-building in Africa.Franco-British relations and Cameroon at the end of the Empire. “ à la page 132 : “One of Britain’s major channels for investment in Cameroon was the CDC,which contributed to Camdev and whose role in Cameroon’s development Ahidjo acknoledged.Camdev was Cameroon biggest employer and tax payer providing in effect 9 per cent of West Cameroon’s budget in 1965… “
      0
Vavava   12017-10-10 01:08
#15
Si vous voulez parler de la WCDA au lieu de WADA, je crois avoir abordé cette question sur le fil du Cardinal Tumi.
Quant à Powercam qui remplaçait ECN(Electricy Corporation of Nigeria),qui a assuré la fourniture de l’énergie jusqu’en 1961 dans cette partie du trigone,vous avez une étude de Jules Koueusseu et Williams Pokam Kamdem de l’Université de Dschang : « L’électricité et le fédéralisme au Cameroun :La West Cameroon Electricity Corporation(Powercam)1962-1975 » dont je citerai quelques extraits.
« Fondée en 1962, la POWERCAM avait pour mission d’assurer l’électrification de la
partie occidentale du nouvel Etat fédéral du Cameroun. La constitution de cette nouvelle
entité représenta ainsi, dans le domaine de l’électricité, l’un des premiers développements du
fédéralisme naissant. »
      0
Vavava   12017-10-10 01:08
#16
« Dès 1963, avec l’appui de la Mission d’assistance des Etats-Unis au Cameroun et
d’EDC quelques années plus tard, des études furent entreprises pour inventorier le potentiel
électrique de la partie occidentale du pays ainsi que les problèmes qui entravaient son
électrification. Deux projets hydroélectriques se dégageaient dans cette perspective : la
construction des centrales d’Ombe et de Mbengwi. »
« Jusqu’en 1968
pourtant, aucun de ces projets ne fut réalisé. Seul fut installé à Bota un second générateur
diésel de 860 kW. »
« L’augmentation du nombre de consommateurs restait régulière, même si elle n’était
pas spectaculaire. Ainsi notamment le prix du kW dut-il être revalorisé en 1965 pour réfréner la demande et la stabiliser à un niveau soutenable par les équipements existants. Les études
menées en 1963 avaient laissé entrevoir des perspectives intéressantes d’électrification pour le
Cameroun occidental. Les années qui suivirent ont cependant révélé l’incapacité pour cet Etat
de mobiliser aisément des investissements et de mettre en œuvre les projets d’électrification
qu’il avait arrêtés. »
      0
Vavava   12017-10-10 01:07
#17
« L’histoire de la POWERCAM a ainsi été marquée par de nombreuses suspicions quant
à la qualité de la gestion de l’entreprise. Cela, on ne peut l’exclure, a pu contribuer à sa fermeture.Des missions de contrôle avaient ainsi été instituées, souvent à la suite de
dénonciations anonymes, pour faire la lumière sur les allégations de discrimination tribale et
de corruption. Ce fut le cas en mai 1965. Le rapport final de la commission désignée à cet
effet mettait en cause l’omniprésence du Directeur général dans tous les aspects de la vie de l’entreprise.21 Le caractère judicieux de certaines de ses décisions fut également relevé ; mais des distractions de fonds furent également mises à jour. »
Une autre des difficultés qui surgirent fut les effets de l’instauration d’un tarif
extérieur commun au sein de l’Union douanière des Etats de l’Afrique centrale (UDEAC) en janvier 1966.23 L’entrée en vigueur de ce tarif douanier allait considérablement freiner l’acquisition du matériel électrique par la POWERCAM, de l’avis des officiels ouest Camerounais. Ces importations étaient dorénavant taxées à près de 85 % de leur valeur,
      0
Vavava   12017-10-10 01:06
#18
affectant une entreprise comme la POWERCAM qui, jusqu’alors, les réalisaient sans frais supplémentaires.
Quelques possibilités furent alors évoquées pour permettre à l’entreprise de continuer
d’exister et d’accomplir l’œuvre pour laquelle elle avait été créée, à savoir l’électrification de
cette partie du pays. Au moment de la constitution de l’entreprise déjà, le principe que le
gouvernement et ses membres en soient des clients fut arrêté. Il en était de même pour les
différentes personnalités de l’Etat. Cela ne manqua cependant pas de provoquer des
désagréments financiers, certaines de ces personnalités rechignant à payer leurs factures d’électricité. On évoqua aussi la possibilité que l’Etat du Cameroun occidental verse chaque
année une subvention de 100 000 000 de Francs à l’entreprise pendant dix ans, le temps
qu’elle réalise son programme d’investissement et que ses comptes redeviennent excédentaires. Enfin, la question de l’exonération d’impôts fut soulevée.
Les autres entreprises électriques du Cameroun bénéficiaient de cette mesure dans le
cadre du code des investissements. Le ministre fédéral des finances argua cependant que la POWERCAM ne pouvait s’en prévaloir. Les autorités du Cameroun occidental, elles, virent
là une potentielle discrimination dont souffrirait l’entreprise. Ils considéraient ainsi que la
      0
Vavava   12017-10-10 01:05
#19
POWERCAM devrait bénéficier des mêmes exonérations d’impôt qu’ENELCAM et EDC au Cameroun oriental. « Si cette faveur est accordée à des firmes étrangères dans le but de les
encourager à investir au Cameroun, finit par considérer un officiel du Cameroun occidental,
pourquoi est-ce qu’une entreprise nationale relevant du portefeuille de l’Etat et chargée d’assurer un service aussi essentiel ne pourrait-elle pas bénéficier des mêmes faveurs ? »
« . On évoqua ensuite, pour résoudre les difficultés financières de la
POWERCAM, une fusion entre les deux entreprises. Mais cette éventualité fut très vite
écartée par les différentes parties : la vision exprimée par les autorités du Cameroun
occidental était celle d’une activité électrique gérée de façon fédérale par la POWERCAM et EDC, toutes deux publiques. »
En un mot,ça ne fonctionnait pas et la disparition a finalement eu lieu.

Pour ce qui est de votre deuxième question, vous décriez ce que tous les Camerounais du nord au sud,anglos comme frogs décrient :la mal gouvernance de Biya.
Pour votre troisième question,il ne suffit pas d’avoir un port pour que le trafic y soit conséquent.
      0
Vavava   12017-10-10 01:04
#20
On a l’exemple du port de Kribi qui est prêt depuis 3 ans et qui tarde à démarrer.
Il y avait des choix à faire,et il faut être honnête de reconnaître que Douala était la solution idoine.
Je ne comprends pas très bien votre cinquième question.
Quant à votre sixième question,je n’ose même pas pour ma part remettre en doute le potentiel humain de ces deux régions du Cameroun,je suis un fan de quelqu’un comme Churchill Mambe et d’autres.
Le potentiel naturel est également là .
Mais si les Anglais n’ont pratiquement rien fait ni avant ni après l’indépendance dans ces parties du Cameroun,vous vouliez que ça donne quoi ?
Quand j’entends notre tradition British,ça me fait sourire.
N’ayant pratiquement pas créés d’écoles,de routes quelle empreinte réelle les British ont laissé ?
Saviez-vous qu’à leur départ le 30 septembre 1961, sur 800000 habitants dans l’ex-Southern Cameroon, à peine 1500 parlaient l’anglais ?Dont plusieurs Nigérians(200000 sont devenus Camerounais à la Réunification) ?
Au point où quand Ahidjo a demandé que l’anglais et le français à la Réunification soient enseignés dès l’école primaire dans tout le Cameroun,c’est le gouvernement du West Cameroon au travers du secrétaire d’éta t à l’éducation Ndamukong qui a refusé sous le prétexte que les Camerounais ocidentaux ne parlent déjà pas l’anglais,s’il faut ajouter une autre langue ils ne maîtriseront jamais la langue du Tuteur ?
      0
Vavava   22017-10-10 01:04
#21
Saviez-vous que durant le mandat ,puis la tutelle britannique,des milliers d’anglophones d’aujourd’hui n’avaient jamais vu un britannique ou entendu parler l’anglais ?
John Percieval dans “ The 1961 Cameroon plebiscite :choice or betrayal” à la page 51 écrit:”…an old man by Cameroons standards.I guessed about 65 or 70.To my surprise he addressed me half in pidgin and half in German,a language I had not heard since my days in the Army...He said I was the first White man to visit his district since World War I,some 45 years before,when some soldiers from Nigeria had come this way.Before that,long ago,when he was a small child,there had been a few Germans who had ventured into the forest.But the British District Officer had never come.Not had any officials,black or white.”
C’était certainement l’indirect rule.
Enfin je ne vois pas ce qui vaut à Magloire Ondoa ,qui donne son avis avisé, ces insultes intolérables.
Nous sommes Camerounais,et devons chercher des solutions camerounaises,en permettant à chacun de s’exprimer,même quand ça ne va pas dans notre sens.
Vous souhaitez qu’au 21ième siècle on en soit encore à Rule Britannia !ou à jouer les franchouillards ?
Je suis Camer plus que jamais !
      0
Moussoungedi   22017-10-09 14:48
#22
@ Mr. vavava,
J'ai eu, à une autre occasion, à vous poser des questions au sujets de vos affirmations, malheureusement vous n'avez pas jugé nécessaire d'apporter des réponses certainement parce que cela ne servait pas votre dessein qui consiste à démontrer et à soutenir par tous les moyens que le Southern Cameroons n'était qu'une jungle avant l'arrivée de son "sauveur et civilisateur" en la personne de la République du Cameroun et partant, justifier le statut de citoyens de seconde zone qui a été réservé aux ressortissants du Southern Camerouns jusqu'à présent.
Je me permet de reformuler ces questions ici en espérant que cette fois-ci non seulement vous serez disposé à y apporter des réponses, mais egalement que celles-ci seront honnêtes:
1. Quels étaient les grands aggregats des sociétés suivantes au moment du transfert de leur gestion au gouvernement central de Yaounde: Produce Marketing Board (PMO), Cameroon Development Corporation (CDC), WADA, et Powercam, pour ne citer que celles-là?
2. Comment se fait-il qu'avant la réunification, il était possible de rejoindre Bamenda partant de Buea sans passer par les régions du Littoral et de l'Ouest, comme c'est le cas aujourd'hui, alors que le Southern Cameroons était en banqueroute selon vous? Comment se fait-il qu'une route comme celle qui lie Loum à Kumba, bitumée avant la réunification, ne soit qu'une piste aujourd'hui? Comment un térritoire en cessation de paiement pouvait-il assurer efficacement l'entretien des routes sécondaires comme cela se passait avant la réunification et les quelques deux années qui la suivèrent?
      0
Moussoungedi   42017-10-09 14:47
#23
(Suite et fin)
@ Mr. Vavava
3. Comment se fait-il que le port de Victoria, un port en eaux profondes, fut abandonné pour le port de Douala, un port fuvial, dont le coût en terme de dragage n'a cessé d'être exhorbitant? Peut-être parce que le port de Victoria aussi n’était pas rentable comme tous les autres investissements du Southern Cameroons. Je ne parlerai pas de celui de Tiko!
4. Quel était la contribution du réseau des coopératifs indigènes au PNB du Southern Cameroons?
5. De quelle manière la gouvernance du Southern Cameroons était-elle structurée au moment de la réunification?
6. Franchement, admettons même que ce territoire était en banqueroute comme vous le prétendez, les cartes minières et agricoles du Kamerun Allemand ne renseignent-elles pas à suffisance sur l'immense potentiel économique du Southern Cameroons? Qui profite de l'exploitation de ce potentiel aujourd'hui? Certainement à ce professeur de service et ses semblables. En tout cas, pas aux populations de ce térritoire!
Le but recherché ici est de rétablir la vérité que vous déformez sciemment en ce qui concerne la situation économique du Southern Cameroons au moment de la réunification. Il ne s'agit pas pour moi de prescrire quel type de structure étatique est plus efficace. Ma conviction profonde est que l'efficacité de la forme de l'Etat dépend de la volonté et de la bonne foi des hommes et des femmes qui ont la charge de sa gestion. C'est pourquoi je suis persuadé qu'un régime mené par des personnes patriotes, visionnaires, efficaces, humbles et attentifs aux soucis du Camerounais ordinaire nous aurait évité la majorité des problèmes systémiques et structurels que nous avons connu jusqu'à ce moment.
      0
Kolo Mama   92017-10-09 00:29
#24
voilà les professeurs de l'équilibre régional qui viennent soigner leur image sur les plateaux et finissenet par être nommer ! et demain quand il sera ministre ? un piètre gestionnaire n'acceptera aucune responsabilité ; les partisans du moindre effort font tout pour rester entre les mains de yaoundé où qu'ils trouvent parce que si on confie les choses aux régions ils seront les derniers
      0
Tubu Me Lum 12    22017-10-08 21:23
#25
Mbong. La blague du jour.:

Si on confie le palais d'Etoudi à un bosniak. Il va y créer un marché, une porcherie et bonjour les odeurs et l'image du Cameroun.

Comekse Comekse na son image Day no ?
      0
Moh Manyu   102017-10-08 20:58
#26
Mr Vavava, in West Cameroon were Powercam, Camark, Air-Cameroon, CDC till nowadays is the second employer after the Government!! Mr Vavava, you told us here that you were from Bimbia and your Grand-Father was a King! Your Grand-Father King of Bimbia participated yo slave trade( records are available)!! It's jut a fabricaterd lie that West Cameroon Government was financially down!! From 1972 to now, West Cameroon has economically improved just as many others Regions within Cameroon!! Yes each Federated State will finance its development!! The Federal State helps those of the federated states economically weak: In the USA, in Germany, in Canada, in Nigeria, In Tanzania, Brazil!! As a person who did Law, you also did it Federalisn is taught in Universities in Cameroon! And nearly each year comes at the Constitutional Law exams the American System!! Never the Cameroon's system! Mr Vavava you are afraid of Federalism!! We as Cameronians know how much our Ministers, General Managers have embezzled, so stop pointing finger towards Nigeria's Elected Governors!! Federalism will reduce the scale of corruption in Cameroon!!!!
      0
Vavava   62017-10-08 13:17
#27
Entre un Magloire Ondoa, érudit et connaisseur de l'histoire constitutionnelle de son pays et des pignoufs ignorants,malveillants et intrigants,qui a plus de crédibilité?
Que valent des opinions dans la méconnaissance totale?
Oui,Magloire Ondoa a entièrement raison en parlant du coût de la fédération au Cameroun.
Si cette forme d'Etat fonctionne au Usa,Canada...l'échec au Cameroun a été retentissant.
Un échec institutionnel,politique et financier.
Alors quand Moh nous dit:"Federalism is not costly instead Federated Institutions will be financed by each State!",était-ce le cas pour la République Fédérale du Cameroun?
La réponse est non !
Il est bon de savoir qu'à la Réunification le 1er Octobre 1961,le West Cameroun ne pesait que 13% de la richesse de la Fédération,pourcentage qui a même baissé deux ans plus tard quand les British sous la pression des pays des Caraïbes du Commonwealth ,dont la Jamaïque ont retiré " l'Imperial preference",malgré les appels d’Ahidjo ,qui avait dépêché Betayene pour la cause.
La banane qui représentait plus de 75% des exportations de l’ex-Southern Cameroon et sa principale richesse en a pris un coup.
Il n’y avait pas une seule industrie, pas la moindre, c’était le néant absolu de ce côté-là.
Qui finançait et tenait à bout de bras le Cameroun occidental ?
Je crois que vous avez la réponse.
Fallait-continuer ainsi ?
      0
Vavava   92017-10-08 13:15
#28
Permettez-moi de préciser que contrairement à ce qui est souvent écrit ici, que le Royaume- Uni,a une forme unitaire ethnique et non fédérale, que parmi les ,cinq premières économies du monde, trois ont une forme unitaire (Chine, Japon, Royaume -Uni), que malgré la fédération, le Nigeria fait toujours face à une mal gouvernance.
Pas plus tard que l’année dernière, ce pays rapatriait plus de 200 millions de dollars détournés par d’anciens gouverneurs bel et bien élus et des ministres.
http://afrique.lepoint.fr/economie/corruption-le-nigeria-a-la-croisee-des-chemins-10-06-2017-2134336_2258.php

Au lieu de chercher à trafiquer l’histoire,il est préférable de la scruter.
Bien qu’il ne se l’applique pas à titre personnel, je suis néanmoins d’accord avec Anthony Ndi
qui écrit dans : « Southern West Cameroon revisited(1950-1972) Vol 1 à la page 259 :“Isolated facts in history make no sense .They must be seen in the context of place, time and circumstances. “
      0
Moussoungedi   92017-10-08 11:41
#29
C'est un autre l'expemle clair,s'il en fallait, que dans ce pays existe parce qu'on mange. Ce Prof. a mangé et avalé même son diplôme!
      0
BAMS    122017-10-08 11:03
#30
Rien qu’à voir la tête de ce monsieur, on sent qu’il a peur qu’un trésor lui échappe, son trésor à lui c’est de voler en paix
Un point c’est tout
      0
ECCLESIASTES    322017-10-08 05:08
#31
Nonsense !

Biya Regime is afraid of federalism because not only it reduces their level of manœuvre but also they have less opportunities to steal public funds to finance their party , feed their elites and maintain people under control through poverty and electoral bribery.

. For instance How would Biya control an opposition party governor he did not nominate and who was elected instead ?

That is why he has kept everything centralized in his hands. Otherwise he wouldn’t have been able to rape the constitution , organize his fake elections to stay in power for life. You are a governor only by his good grace. Obey, keep quiet and eat like every one in his circle. One dissident word against his regime or his man mismanagement and you ‘re out..

Still, with or without that failed regime, federalism will have its course in this country.
      0
CesarII    152017-10-08 04:48
#32
Svp
Arrêter de
Donner la parole aux malades mentaux. J assume, je pèse mes mots
      0
Moh Manyu   222017-10-07 23:57
#33
As long as Paul Biya does not annul his Decree of 2008 bringing to birth Regions,today's Regionalism is as empty as many others useless Institutions in Cameroon! Federalism is not costly instead Federated Institutions will be financed by each State! Why federalism is causing Constitutional Laws Professors sleepness night? Chad Republic is going towards Federalism!
      0
Federationiste   362017-10-07 22:13
#34
Ce homme estime que le federalisme coûte cher et est lourd avec plusieurs constitutions.
Seuls les dictateurs et leurs complices pensent ainsi. Il ne parle pas des avantages du federalisme. Car avec le federalisme, il sera surtout t difficile de continuer à piller le pétrole anglophone au profit de puissances occidentales.
      0
Megde 200612    322017-10-07 21:53
#35
Waoh , quelles spéciosités pour disqualifier le fédéralisme ! Un illettré assoiffé de pouvoir - et surtout circonvenu par ses maîtres hexagonaux qui commencaient à en avoir plein le nez , l´odeur du pétrole des Anglos - avait dit des balivernes en 1972 . En 2017 , un intellectuel bien trempé dans sa science vient , sans aucune honte , nous les reprendre à son compte !
Qu´y a.t.il de scientifique dans ce que M. Ondoa vient de dire là ? Le régionalisme apporterait un développement que le fédéralisme serait incapable d´apporter ! Les Etats-Unis coûteraient moins cher à Washington aujourd´hui s´ils avaient été centralisés ou régionalisés ! L´Allemagne serait plus développée aujourd´hui si elle n´avait été qu´un pays régionalisé ! Les chiffres M. Ondoa , ca compte pour quelque-chose , non ?

Et vous aussi , M. Tagne ! Après on va entendre que les Betis sont partout , ... qu´ils prennent tout ! Etes-vous obligés d´inviter toujours les mêmes gens ? Quand ce n´est pas Owona , c´est Ondoa ! Il n´y a personne d´autre à entendre dans ce pays ? Les autres , il n´y a d´intelligents là-bas ? Toujours les mêmes gens . Et après , vous vous plaignez ! Qu´est-ce que vous attendez d´un diplômé beti ? Qu´il vous dise que le fédéralisme est une bonne chose et que c´est ce qu´il nous faut ? Le paramont-chief a déjà dit qu´il ne veut pas en entendre parler . Et tous le suivent ! Pourquoi les inviter encore ?
      0
Pr Magloire Ondoa sur Canal 2 Capture d'ecran
La Grande Interview avec Jean Bruno Tagne, sur Canal 2 International

Fédéralisme, décentralisation ou sécession... Le Professeur Magloire Ondoa dans la Grande Interview sur Canal 2:

Pr Magloire Ondoa, Federalisme ou Decentralisation CANAL 2
  • E-mail 0
  • Google+
  • Tweet
  • Partagez