Cameroun - Vincent Sosthène Fouda sur Canal 2 International: «Je sors de la douche, je surprends l’un de mes beau-fils en train de fouiller dans mes affaires pour essayer de me voler. Lorsque j’interviens pour l’en empêcher il me frappe…»

Par Iris BITJOKA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 20-Nov-2017   17224
Vincent Sosthene Fouda sur Canal 2 (19/11/2017) Capture d'ecran
L’homme politique candidat déclaré à la présidentielle de 2018, a brisé le silence ce dimanche 19 novembre 2017, quelques jours après le tollé provoqué par une vidéo présentant sa nudité

Face au journaliste Rodrigue Tongue dans un ‘’Entretien Vérité’’ sur la chaine de télévision Canal2 International, C’est un Vincent Sosthène Fouda posé, la mine plutôt sereine. D’ailleurs il va d’entrée de jeu indiquer pour répondre à la question de son interlocuteur, que «rien n’a fondamentalement changé dans sa vie, il se porte bien, son ambition pour la présidentielle de 2018 demeure». Sa politique est celle qui vise à améliorer le quotidien des populations, et non celle qui se fait en dessous de la ceinture et n'apporte rien au peuple, laisse entendre l'universitaire.

Pour entrer de plein pied dans le sujet qui a fait sensation, le professeur Vincent Sosthène Fouda commence par expliquer la scène que l’on voit dans la vidéo choquante qui a fait le tour des réseaux sociaux la semaine dernière.

Extraits: Vincent Fouda sur Canal 2 (19/11/2017) (c) CANAL 2

Alors que les déclarations sur les réseaux sociaux font croire que l’homme politique candidat déclaré à la présidence de la république est molesté, par son amant, qui l’aurait surpris en plein ébats sexuels avec une femme, Vincent Sosthène Fouda révèle qu’il n’a jamais été question d’une querelle de couple. «Je sors de la douche, je surprends l’un de mes beau-fils en train de fouiller dans mes affaires pour essayer de me voler. Lorsque j’interviens pour l’en empêcher il me frappe… » raconte le journaliste et universitaire.

Toujours de manière sereine il déclare que cette vidéo date du 24 octobre 2017 et ne se retrouve pas sur la place publique le mercredi 15 novembre, mais bien avant. Il en est d’ailleurs informé par des responsables du Social democratic front, et saisit la police qui entame des investigations. «…On a voulu pousser le bouchon un tout petit peu plus loin. Parce que ce qu’il faut c’est d’avoir la tête de Vincent Sosthène Fouda avec différentes interprétations...» dit l’homme de sciences qui indexe à ce niveau la chaine de télévision Vision 4.

«Comment une chaine de télévision, dont le Pdg est l’époux de l’avocat général de la cour suprême de notre pays, protégé du ministre d’Etat ministre de la justice garde des sceaux a pu s’introduire dans un domicile privé, dans la chambre d’un couple, a ramassé les images et les a diffusées(…) Pas des images qui se baladaient sur la toile . Vous savez qu’aujourd’hui il y a la possibilité de remonter au terminal qui diffuse pour la première fois l’image. Alors aujourd’hui j’ai suffisamment de preuves pour savoir que  ces images-là ont été données à un certain nombre de responsables de la république par cette chaine de télévision….. » soutient Vincent Sosthène Fouda, cette fois la mine sévère.

Mais pourquoi avoir parlé de malfrats dans le communiqué du 15 novembre dernier ? A cette interrogation Vincent Sosthène Fouda confirme qu’il s’agit bien des enfants qu’a eu son épouse dans son précédent mariage et qu’il élève depuis une dizaine d’années, mais qu’ils ont à ce moment-là été des malfrats. « …Qu’est-ce que vous entendez par malfrats ? Il faudrait qu’au niveau de la sémantique nous soyons tous d’accord. Un malfrat c’est celui qui vous agresse. Qu’il soit votre père, votre mère, votre fils, c’est un malfrat. Donc ceux qui s’introduisent dans ma chambre sont bel et bien connu… » affirme le professeur Fouda.

Les mis en cause à savoir le jeune homme sur la vidéo et celui filmant la scène, se trouvent à la direction de la police judiciaire pour le centre et doivent être présentés au procureur de la république. Un collège d’avocats s’est saisi de l’affaire.

Avant de poursuivre avec d’autres sujets d’actualité au menu de l’entretien, le professeur Vincent Sosthène Fouda est amené à clarifier sa position sur la question de l’homosexualité. «Le Cameroun doit dépénaliser l’homosexualité» a martelé l’homme politique, journaliste et candidat déclaré à la présidentielle de 2018. L’universitaire qui a clairement indiqué qu’il n’a rien contre cette déviance sexuelle a donné ses raisons.

Iris Bitjoka

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Iris BITJOKA
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