Cameroun: Voici comment 17 cas de plagiat ont été détectés sur 20 thèses de doctorat à l’Université de Yaoundé II - Soa

Par Otric NGON | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 12-Apr-2018   5128
Bibliothèque de l'Université de Yaoundé II - Soa UYII
Il y a quelques jours, le doyen de la Faculté des sciences économiques et de gestion (FSEG) à l’université de Yaoundé II à Soa, a rendu publics, les résultats du contrôle anti-plagiat de 20 thèses déposées par les doctorants dans sa faculté.

Si la nouvelle relayée par les médias locaux a interloqué plus d’un, l’opinion publique a applaudi le travail abattu par les responsables de cette université d’Etat, tant la pratique avait pignon sur rue, gangrénant ainsi le milieu universitaire camerounais dont les institutions ont depuis quelques années du mal à se hisser parmi les meilleures du continent.

Pour arriver à séparer le bon grain de l’ivraie, le doyen de la FSEG de l’université de Yaoundé II à Soa, a mis en place un nouveau système de détection des documents plagiés. Il s’agit, apprend-on, d’un logiciel de détection de plagiat, qui effectue une recherche des similitudes, avec d’autres documents soumis à l’analyse avec des documents accessibles sur internet, et ceux présents dans la base de données de référence propre à l’institution universitaire.

Pour cela, cinq à dix minutes, suffisent pour que le document déposé soit disséqué, et un rapport statistique présentant la marge de plagiat soit publié. Selon un responsable de l’Université de Yaoundé II, «quand une thèse, selon les éléments disponibles dépasse 15% de marge de plagiat acceptés par l’institution académique, elle est rejetée et le doctorant contraint de reprendre son travail, afin de reconsidérer le contenu de ses données d’investigation qui fait problème».

Depuis la mise en place de ce logiciel, récupéré et mis en service par toutes les universités d’Etat et l’Université catholique d’Afrique centrale (UCAC), la traque au plagiat dans les institutions académiques de notre pays est ainsi véritablement lancée.

En plus de ce logiciel, affirme une source au ministère de l’Enseignement supérieur, «des commissions de réflexion sont mises en place dans les université d’Etat, pour au bout, faire des propositions concrètes, à même de faire en sorte que l’institution universitaire nationale retrouve son aura d’antan, celui-là même qui a fait sa renommée grâce à la qualité de ses enseignants et des parchemins, reconnus sous tous les cieux».

Auteur:
Otric NGON
 @OtricNgonCIN
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