Cameroun: Voici la réponse du Ministère de la Défense à RFI au sujet de l’affaire du journaliste Ahmed Abba, accusé de complicité avec les terroristes de Boko Haram

Par Adeline ATANGANA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 10-Jan-2017   45009 1
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Africain2   172017-01-10 08:41
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RFI et France24 s'ingénient toujours à faire le tapage médiatique quand il s'agit d'un fait qui concerne un gouvernement camerounais ou africain tel un journaliste jugé, le fils d'Obiang Nguema jugé à Pais, ou les émeutes de Bamenda. Mais lorsque les gens marchent à Paris contre le FCFA ou contre le gouvernement français, ou lorsque les soldats français en RCA sont indexés de viols, on a l'impression que les journalistes de ces médias...français, sont pris d'une subite léthargie de communication.

Savent-ils seulement que le jour où l'Afrique francophone sortira définitivement de ses problèmes, c'est ce même jour où la France aura été contrainte de relâcher ses serres sur l'Afrique dont notamment ces accords secrets signés à la veille des "indépendances" africaines, sur lesquels la France continue à ce jour à s'accrocher, et qui empêchent encore aujourd'hui certains pays africains de choisir eux-mêmes leurs voies.

La France est une calamité des temps modernes, nous en avons eu la PREUVE en 2011 lors de la guerre en Libye.
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Ahmed Abba, le correspondant de RFI en langue haoussa via Facebook profile
Le journaliste Ahmed Abba, correspondant en langue haoussa de Radio france internationale (Rfi) dans la partie septentrionale du Cameroun, est en détention provisoire à Yaoundé depuis 17 mois.

Il est poursuivi devant le tribunal militaire pour complicité d’actes de terrorisme et non-dénonciation d’actes de terrorisme. Le procès qui a connu plusieurs rebondissements et des renvois, va reprendre le 02 février 2017. En attendant cette prochaine audience, la direction de rfi et des journalistes se mobilisent pour réclamer la libération d’Ahmed Abba. Ce dernier clame son innocence. Rfi qui ne doute pas aussi de l’innocence de son reporter, indique que ce dernier a été au contact des membres présumés de Boko haram, uniquement dans le cadre de son travail de journaliste. Les pouvoirs publics français sont aussi montés au créneau pour exiger par la voix de Jean-Marc Ayrault, le ministre des affaires étrangères, la libération d’Ahmed Abba. Malgré ses diverses pressions, le gouvernement camerounais refuse de céder.

 

L’enlisement de cette affaire pousse les défenseurs du journaliste à dénoncer des manœuvres dilatoires, non sans accuser la justice militaire d’être instrumentalisée. Des accusations rejetées en bloc par le gouvernement camerounais qui invite les uns et les autres à attendre patiemment le verdict du tribunal militaire. En outre, le ministère de la défense, par la voix de Colonel Didier Badjeck, chef de la division de la Communication, dénonce une campagne de dénigrement du Cameroun savamment orchestrée par nos confrères de Rfi. « Radio france internationale s’ingénie à propager la désinformation par ses ondes aux auditeurs africains concernant cette affaire. Une imposture de plus. Dans les reportages concernant l’affaire Hamed Abba, comme une rengaine, la justice camerounaise a été sabotée, indexée, comme étant une parodie alors que le mise en cause est sous le mandat d’une charge de coaction avec une entreprise terroriste conformément à la loi de 2014».

 

Ci-dessous l’intégralité de la réaction du ministère de la justice dans l’émission hebdomadaire "Honneur et Fidélité", diffusée le samedi 07 janvier 2017 sur le poste national:

 

Le MINDEF repond a RFI CRTV
Auteur:
Adeline ATANGANA
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