Crise anglophone : Akéré Muna à Paul Biya : « Est-ce que la seule réponse à la dissidence c’est la répression ? »

Par Pierre Arnaud NTCHAPDA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 10-Jan-2018   8984
Me Akere Muna sur TV5 Capture d'ecran
L e candidat à l’élection présidentielle prévue cette année s’oppose à l’exclusion des sécessionnistes d’un éventuel dialogue.

 

Me Akéré Muna n’a pas aimé la partie du discours de fin d’année de Paul Biya dans lequel le chef de l’Etat camerounais signifie son intention de ne pas dialoguer le cas échéant avec ceux qui ont pris les armes contre la République. A cela l’invité du programme « La grande interview » le mardi 9 janvier 2017 sur Canal 2 international répond : « Soit on veut résoudre un problème, soit on  ne veut pas le résoudre. Si on veut le résoudre avec les préalables, on braque les uns et les autres ». Le juriste estime qu’il faut une réconciliation et cite en exemple l’amnistie des putschistes de  1984 pour laquelle il a réécrit avec Bernard Muna le texte envoyé par le Premier  ministre de l’époque. Il nuance son propos en expliquant que cela ne veut pas dire qu’à cause des revendications certains  ont le droit de tuer d’autres.  

Pour marquer clairement son opposition à l’exclusion de certains acteurs de la crise, Akéré Muna pose la question suivante : « est-ce que la seule réponse à la dissidence c’est la répression ? » Evoquant ce possible dialogue, l’invité de l’excellent Jean-Bruno Tagne déclare que « le cadre du dialogue doit rassurer ».  Il ajoute qu’il ne serait pas inopportun d’associer des non-camerounais spécialistes en la matière pour aider le Cameroun à mettre en place ce cadre. Un des noms qu’il propose pour mener la médiation est  l’ancien ministre David Abouem à Tchoyi.  

Il souhaite que « les gens du régime » ou ceux qui sont dans les partis politiques ne soient pas nommées médiateurs. Par contre il aimerait voir tous les acteurs de la crise autour de la table. « Dans cette perspective, on engage toutes les parties. On parle avec tout le monde. Même les dissidents. Il faut leur parler ! », martèle l’éminent avocat pour qui  le dialogue est une voie politique qui permet de faire renaître « la nouvelle république »

Regarder toute  l’interview d’Akéré Muna ici

http://canal2international.net/lgi.html

Auteur:
Pierre Arnaud NTCHAPDA
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