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Intégration des enseignants : 1.700 sur 10.000, est-ce vraiment assez ? ( retour sur le discours du Chef de l'Etat )
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Yaoundé, le 18 février 2002
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Un très grand nombre d’instituteurs vacataires ne sont pas concernés par la décision.
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Le gouvernement camerounais avait décidé en octobre dernier l'intégration dans la fonction publique de 1.700 instituteurs vacataires en service dans des établissements scolaires publics.
Cette décision, qui intervient sur instruction, semble-t-il, du chef de l'Etat, "s'inscrit dans un vaste processus de normalisation et de régularisation de tout ce qui tend à rendre précaires les ordres d'enseignement au Cameroun" nous lance un haut responsable du ministère de l’Education Nationale.

En raison de la grave crise économique qu'a traversée le pays, les recrutements dans la fonction publique avaient été suspendus et dans le cadre des programmes d'ajustement structurels, de nombreux personnels du secteur de l'éducation avaient fait l'objet de compression. De ceux qui sont restés en service, beaucoup sont allés à la retraite et une autre quantité est gagnée par la vieillesse, d'où un déficit d'enseignants devenu criant tant en zone rurale qu'en milieu urbain.

Selon des sources compétentes du ministère de l'Education nationale, le déficit d'enseignants est ainsi passé de 12.000 au début des années 1990 à plus de 15.000 enseignants en 2001, tandis que le taux de scolarisation est passé entre-temps de 60 à 80%.

Face à ces indicateurs d'une crise majeure de l'enseignement, le gouvernement s'est résolu à utiliser des vacataires avec pour conséquence la réouverture des Ecoles nationales d'instituteurs (ENI), qui avaient été fermées à la fin des années 1980. Le déficit en quantité et en qualité ainsi que les ratios enseignants/élèves se faisant chaque jour croissants, les premiers vacataires ont donc été recrutés en 1996 et sont payés à la tâche par les associations des parents d'élèves des établissements où ils exercent.

Suite aux problèmes liés à une incapacité à les désintéresser régulièrement, une grogne insistante voit le jour dans le système éducatif. Le gouvernement, "soucieux du bien-être du personnel opérant dans l'éducation", nous dit-on, obtient du ministère de l'Economie et des Finances qu'ils soient payés sur la base de bulletins.

Ils passent ainsi des 40.000 francs à la somme tout aussi modique de 60.000 F CFA, ce qui constituait néanmoins une éclaircie dans la condition des vacataires, qui ont connu, en octobre dernier, une nouvelle étape dans leur évolution.

Les 1.700 vacataires qui ont bénéficié de cette mesure gouvernementale font partie des 10.000 existant dans le système éducatif camerounais. Un large frange est donc restée sur le carreau mais espère toujours pouvoir être régularisée. Pour la rémunération des intégrés, une enveloppe globale d'un milliard onze millions de F CFA avait été dégagée par le gouvernement.

Benoît BALLA
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