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Mutengene : Près de 900 élèves-policiers chassés
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Yaounde, le 21 Mai 2003
© Eugène Dipanda | Mutations
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Les effectifs définitifs du Ciap ont été rendus publics samedi dernier.
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" Tous les élèves inscrits dans ce Centre répondent aux normes statutaires de recrutement. C’est à dire qu’ayant passé le concours national, ils ont en plus présenté des aptitudes physiques et morales indispensables à l’intégration dans le corps de la Police… ". Ces propos sont du commissaire divisionnaire Ebénézer Peh Peh, alors commandant du Centre d’instruction et d’application de la police (Ciap) de Mutengene. A travers les colonnes de Mutations, édition du 10 janvier 2003, il réfutait ainsi " la folle rumeur " relayée par votre journal sur l’éviction annoncée, pour diverses raisons, de 1000 élèves-policiers des rangs du Centre de formation qu’il dirigeait. Le 7 janvier 2003, après la visite expresse de Pierre Minlo’o Medjo au Ciap, une mission spéciale avait pourtant été commise par la haute hiérarchie de la police, pour réexaminer les dossiers d’admission de chacun des Inspecteurs de police et gardiens de la paix en formation. Ils étaient alors un peu plus de six mille, de l’aveu même de l’ancien commandant du Centre ; alors que le Dgsn disait ne reconnaître que… 5300 régulièrement inscrits dans les fichiers ! Un excédent qui faisait forcément problème, et qui révélait au grand jour les réseaux frauduleux d’intégration dans le corps.

Depuis le samedi 17 mai dernier, les faits donnent raison à Mutations. La commission chargée de repérer les élèves policiers ayant intégré le Ciap par des voies autres que celles normales du concours officiel et d’une enquête de moralité semble avoir enfin rendu sa copie. Les listes définitives des " vrais élèves policiers " ont en effet été rendues publiques le week-end dernier. Selon des sources proches du Ciap de Mutengene, ils ne sont pas 1000 comme on annonçait. mais, tout de même, près de 500 pensionnaires à n’avoir pas entendu ou retrouvé leurs noms. D’autres sources, à Yaoundé, parlent de 900 noms. Aucune liste n’ayant été affichée, difficile de se faire une idée exacte, même si tous semblent d(‘accord sur l’importance du nombre. Un jeune agent administratif du Ciap n’en est pas pour autant ému. Au contraire, " Cela ne surprend personne. On s’y attendait d’ailleurs d’une façon ou d’une autre. Plusieurs élèves sont ici par pur favoritisme. C’est bien fait pour eux : Ils ne sont pas passé par le concours comme les autres. Il n’est pas exclu que ceux qui sont mieux protégés en haut réussissent à se maintenir par les moyens qu’on imagine… ", révèle t-il.


Boomerang

Par petits groupes ou en solitaire, certains pensionnaires, absents pour des raisons diverses lors de la lecture publique des listes définitives, continuaient à faire le pied de grue lundi, 19 mai dernier, dans les allées du bloc administratif du Ciap. " Nous n’étions pas là samedi, et nous sommes inquiètes pour notre sort. C’est vrai que certains de nos camarades disent avoir entendu certains de nos noms, mais nous voulons avoir le cœur net en consultant nous-mêmes les listes ", confie engoncée, dans sa tenue camouflée, une jeune élève-inspecteur, la voix tremblotante. Comme elle, les autres demoiselles du groupe, ignorant la sentence qui leur est réservée, ont l’air bien angoissées. Elles devront pourtant attendre quelque temps encore, avant d’être définitivement fixées. Les listes ne sont pas affichées comme elles l’espéraient. Seul le commissaire divisionnaire Joseph Biolo Abbe II, le nouveau commandant Ciap, peut mettre les listes, qu’il garderait soigneusement dans son bureau, à leur disposition. Il n’est malheureusement pas en place ce lundi décrété journée fériée. " Rentrez d’abord dans vos dortoirs et revenez le voir mercredi matin. Il sera certainement là ", les réconforte une autre élève-inspecteur, vraisemblablement affairée, en compagnie de deux autres agents en civil, dans une salle du bâtiment administratif.

Inaptitudes physiques ? Fraudes aux examens ? Intégration irrégurière au Ciap ?… Pas moyen donc, dans ces conditions, de glaner la moindre information sur les raisons officielles de cette purge ; encore moins sur le nombre exact de pensionnaires " chassés ". Seules indiscrétions recueillis : tous ces élèves-inspecteurs de police et gardiens de la paix ne figurant pas dans les fichiers du Ciap devraient se retrouver dès ce matin, mercredi 21 mai 2003, dans la capitale. " Quand ton nom n’est pas sur les listes, on te demande de libérer le dortoir et de te rendre à la Délégation à Yaoundé, afin que ton cas puisse être étudié… ", apprend-on. Certaines informations non vérifiées font pourtant état de ce que les élèves policiers de trop ont été en plus délestés de leurs tenues et autres rangers avant d’être mis à la porte, où les moindres entrées et sorties sont désormais filtrées.

Rédaction de Cameroon-Info.Net
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