On entendra encore parler de l’affaire Titus Edzoa qui a pris une autre tournure. Le procès en cassation de l’ancien Secrétaire général à la présidence, Titus Edzoa et de Michel Thierry Atangana son directeur de campagne s’ouvre le 16 octobre prochain à la cour suprême. On a encore en mémoire, les images pathétiques de l’ancien Secrétaire Général à la Présidence lors de son séjour à l’hôpital général de Yaoundé. Période à laquelle l’état de santé de Titus Edzoa s’était dégradé et son physique avait pris un coup. Durant son séjour hospitalier, il avait fait des déclarations selon lesquelles leurs conditions d’internement dans les geôles du Secrétariat d’Etat à la Défense (SED) laissent à désirer.
Condamnés à 15 ans de prison ferme chacun, depuis octobre 1997 et en appel en 1999, Titus Edzoa et Michel Thierry Atangana sont poursuivis pour détournement de fonds publics, notamment la somme de 30 millions de francs CFA. Les avocats des deux accusés estiment que le lieu d’incarcération de leurs clients devrait être à la prison centrale de Kondengui et non au Sed. Dans la mesure où ils sont jugés par des tribunaux civils et non militaires. Aussi, les faits qui leur sont reprochés relèvent uniquement de la compétence pénale.
Pourtant ce 20 avril 1997, lorsque Titus Edzoa annonce sa démission de ses fonctions de ministre de la santé publique et sa candidature à la présidentielles d’octobre 1997, nul ne peut encore se douter à cet instant que ce sera le début de la descente aux enfers de l’ancien médecin et vieil ami du chef de l’Etat. En attendant le verdict, les regards sont tournés vers la cour suprême.