Mais loin des cameras de TF1, le journaliste à l’abord sympathique se révèle être un Africain enragé, qui fustige sans détours les récentes actualités de son Cameroun natal: Le Ténofovir, la fin du règne Mendo Ze, l’incendie de la Chefferie Bandjoun, etc…Entre deux avions le journaliste a posé son micro. Le temps d’une « interview- revue de presse »...
Cameroon-Info.Net: Votre visage est désormais familier à la France entière, mais pour les camerounais du monde entier qui est Patrick FANDIO ?
Patrick FANDIO: Je suis un camerounais… (d’origine comme on dit), né le 14 mars 1975 dans la charmante ville de Garoua. J’ai vécu à Yaoundé où j’ai effectué maternelle et primaire à l’école publique de Messa. Ma scolarité s’est poursuivie au CES de Ngoa Ekelle, puis au lycée de Bagangté. Mon enfance a été très heureuse, dans un excellent cadre familial. J’ai gardé énormément d’attaches surtout familiales au Cameroun, et j’y vais assez souvent. J’essaie autant que possible de me tenir au courant de tout ce qui s’y passe…
Cameroon-Info.Net: Vous avez obtenu un baccalauréat scientifique au Cameroun. Comment en êtes-vous arrivé au journalisme ?
Patrick FANDIO: En réalité je n’ai jamais été branché par les études scientifiques, c’était essentiellement pour faire plaisir aux parents. J’avais quelques capacités, mais j’étais plus intéressé par l’histoire, la géographie ou la philosophie en terminale, que par les maths ou la physique. Mais le bac D était finalement un bon compromis, c’était un cursus aux coefficients littéraires et scientifiques assez équilibrés. Après son obtention, je suis arrivé en France où je me suis enfin dirigé vers l’univers qui m’attirait le plus…Le journalisme.
Cameroon-Info.Net: Mais vous aviez déjà flirté avec cet univers malgré vos études scientifiques…
Patrick FANDIO: Oui, pendant mes trois dernières années de lycée à Bagangté, j’étais un membre très actif du club Unesco où je m’occupais de la section communication. Elle avait entre autres tâches celle du journal hebdomadaire (assez prétentieux d’ailleurs), une grande feuille de papier « kraft » regroupant les informations internationales, nationales, la vie du lycée, les derniers ragots, c’était marrant. On était une bande de copains qui s’amusaient, quelques fois au détriment de leurs devoirs le week-end. On était réellement des passionnés. J’en ai gardé d’excellents souvenirs, dont celui d’une grève des élèves dont on était le fer de lance. C’était une première expérience journalistique un peu « hard », puisqu’elle nous a valu l’ultimatum du Proviseur: soit on passait nos examens, soit on était renvoyés. Ayant passé la majeure partie de l’année à faire les activistes au lieu de travailler, on les a bien entendu ratés, et on a bien entendu été renvoyés.
Cameroon-Info.Net: On vous imagine difficilement dans la peau d’un activiste…
Patrick FANDIO: …C’est pourtant le cas! J’ai un petit côté rebelle qui ressurgit de temps à autre. Disons que c’est très souvent une insolence maîtrisée que je ne maîtrise pas toujours…
Cameroon-Info.Net: Vous aurez 30 ans le mois prochain. Comment un si jeune Africain a-t-il réussi à être Grand reporter sur la 1ere chaîne de télévision française?
Patrick FANDIO: À la base j’ai le parcours classique de l’Africain qui débarque en France après son bac. Une licence en information et communication obtenue à la fac de Nancy, ensuite l’obtention du concours du Celsa où j’étais le seul africain de la promo. J’ai eu la chance d’avoir pour intervenant au Celsa Rachid Arhab avec qui j’ai noué d’excellentes relations. Alors que je me voyais plutôt à la radio, c’est lui qui m’a poussé vers la télé en fin de cursus. Il a envoyé ma cassette au comité de sélection des stages en 1998 et j’ai été retenu sur France 2.
Ce métier est très souvent un mélange de chances et d’opportunités au-delà des compétences, il faut être là au moment M. Ce moment a été pour moi le Tour de France 1998, où j’ai remplacé au pied levé un journaliste. Or c’était la fameuse année du dopage qui a eu une grande exposition médiatique. Mes chefs ont été contents de mon travail et j’ai alors été embauché sur France 2 comme rédacteur et reporter. Au fil des années on m’a fait confiance et j’ai commencé à couvrir l’actualité internationale et les grands évènements médiatiques: le tremblement de terre en Turquie, les coulées de boue en Algérie, le 11 septembre, l’Erika, le Concorde, etc.…C’est alors que TF1 me fait une proposition en janvier 2003, qui aboutit à mon intégration en tant que Grand reporter en septembre de la même année.
Cameroon-Info.Net: C’était il y a deux ans. Comment ça se passe aujourd’hui ?
Patrick FANDIO: Ca se passe plutôt bien…il est vrai que j’ai la nostalgie d’une certaine ambiance que j’avais crée avec mes amis sur France 2. C’est très important pour moi de travailler sans en avoir l’impression, et en cela mes amis me manquent. Mais on s’arrange toujours pour se voir, donc ça va...Et puis j’ai retrouvé sur TF1 mon ancienne responsable de service sur France 2, ça se passe très bien.
Cameroon-Info.Net: Le torchon brûle vivement entre France 2 et les autorités camerounaises au sujet du fameux Viread désormais suspendu. Quel regard le journaliste et l’Africain portent-ils sur ce reportage ? Le sol Africain est –il l’éternel cobaye des grandes puissances avec la complicité de ses propres dirigeants ?
Patrick FANDIO: Je n’ai pas vu le reportage et d’ailleurs peu de gens ont dû le voir en France, vu l’heure confidentielle à laquelle l’émission est diffusée. J’en ai beaucoup entendu parler, j’ai lu quelques commentaires et j’ai pris un peu de temps pour me faire une opinion, loin du brouhaha médiatique, politique et médical! Mes remarques ne sont pas celles de l’ancien reporter de France 2 qui a travaillé quelques fois pour cette émission, mais celles de l’homme, qui s’intéresse depuis longtemps à ce sujet qui le touche particulièrement. J’ai d’ailleurs réalisé en 2000 pour les journaux de France 2 quatre reportages sur le sida au Cameroun !
J’ai été surpris de réaliser à quel point cette « enquête » a suscité fantasmes, rumeurs, et au final plus de doutes et de soupçons que de certitudes… Que n’a-t-on pas entendu ? Des gens sont sincèrement persuadés dans ce pays que des médecins injectent sciemment le virus du sida à des prostituées avec la complicité d’un laboratoire qui a le tort d’être américain ! Bravo pour l’information !
Il faut souvent avoir le courage d’être politiquement incorrect. Je n’aime pas hurler avec les loups. Dans un touchant réflexe d’indignation, j’ai entendu certains dire qu’il fallait dénoncer l’utilisation de « cobayes africains »…comme si ailleurs dans le monde des milliers d’européens, de latino, de nord-américains, d’asiatiques ne se livraient pas à des essais cliniques pour la recherche biomédicale avec des protocoles éthiques standards. Comme si des malades africains ne profitaient pas ou ne profiteront pas des médicaments ainsi testés.
J’ai été choqué comme tout le monde d’apprendre qu’il n’ y avait pas de prise en charge pour celles qui pourraient devenir séropositives. France 2 assure que rien n’avait été prévu comme traitement pour ces prostituées. Les autorités jurent que la question allait être traitée dans une seconde phase du projet. Sachant qu’un éventuel traitement n’est pas déclenché avant un à deux ans chez les personnes nouvellement contaminées. A chacun de se faire son jugement !
Ce qui ne me semble pas juste, c’est d’insinuer que ce projet (qui ne concerne pas que le Cameroun, mais aussi d’autres pays africains, asiatiques et ...les Etats –Unis) aurait encouragé ou incité les prostituées (qui sont d’ailleurs des étudiantes, des secrétaires, des employées…) à ne pas utiliser des préservatifs…Si ça a été le cas, pourquoi seulement 3 cas de contamination sur les 406 filles du programme ? D’après des sources médicales, deux de ces filles ont été infectées juste avant le démarrage du projet et la troisième prétend connaître celui qui lui a transmis le virus, le seul avec qui elle n’a pas mis de préservatif: son petit ami ! Visiblement, et jusqu’à preuve du contraire, la plupart de ces femmes continuent à utiliser les préservatifs. Avec ou sans ce programme, une proportion d’entre elles aura des relations non protégées. C’est affreux, mais c’est statistique. Et c’est justement parce que ces comportements risqués surviennent qu’on teste ce type de médicament pour améliorer la prévention.
Dans toute cette affaire que j’ai suivi de loin comme un citoyen lambda, ce qui m’a manqué c’est de lire, ou de voir une contre enquête sur le sujet ! C’est d’avoir d’autres sources d’informations que certains ne semblent pas s’être donné la peine d’aller chercher…Et c’est bien souvent le drame avec notre profession, cet esprit suiviste où chacun répète ce que l’autre raconte, des radios internationales aux journaux prétendument d’expression libre…
Je pense que les lecteurs, internautes, téléspectateurs, citoyens ont droit au dessous des cartes…Qu’on ne se contente pas de leur servir un scénario aussi simplet… Un méchant (forcément) laboratoire américain, traqué par une ONG française médiatiquement puissante, testant un médicament bizarre (quoique en vente en France, aux Etats-Unis…) sur de pauvres prostituées noires, dans un obscur pays africain où sévissent deux pandémies: un sida massif et une corruption qui gangrène l’Etat !
La vérité est souvent grise. Et les enjeux diplomatico -économiques qui n’ont rien à voir avec le Cameroun, ne doivent pas être sous estimés ! Quand la tempête passera, il sera toujours temps d’en tirer les leçons à froid. Je pense que nous avons encore alimenté un discours médiatique condescendant sur l’Afrique, sur ces malheureux africains qui se sont encore fait manipuler par les américains…et qui, décidément, ne comprendront jamais rien à la jungle de la modernité !
Cameroon-Info.Net: Vous dernièrement avez assuré la couverture des Tsunamis en Thaïlande. D’après vous ce formidable élan de solidarité aurait-il été aussi fort sans la présence des touristes occidentaux?
Patrick FANDIO: J’ai couvert de gros tremblements de terre (plus de 20 000 morts en Turquie en 1999, plus de 35 000 morts en Iran en 2003), l’Algérie, Haïti, etc…Mais les Tsunamis…Une telle violence des flots ! On se demande comment la nature peut faire autant de dégâts en si peu de temps et de manière aussi inattendue. Passer des jours dans une morgue avec des cadavres qui sont ouverts et dépecés était très difficile à gérer sur le plan émotionnel. La mobilisation mondiale est donc effectivement à saluer.
Vous savez…dix morts à Paris mobiliseront beaucoup plus l’opinion française que cents morts au Burundi. C’est hélas la triste réalité. L’Asie est une destination assez évocatrice pour les européens qui sont des vacanciers potentiels, passés ou à venir. Ca ne pouvait susciter qu’une grande émotion. Mais il faut souligner que c’est aussi le pouvoir de l’image qui mobilise autant l’opinion. C’était une catastrophe filmée, il y a eu énormément de documents amateurs. Et c’est ce qui manque souvent aux catastrophes et guerres oubliées en Afrique notamment. L’opinion publique est comme un ressort, il faut appuyer dessus avec des images fortes. C’est ce qui s’est passé en Asie….bien sûr en plus du fait qu’elle est l’une des principales destinations touristiques occidentales !
Cameroon-Info.Net: Vous admettez donc que la compassion peut être sélective ? On n’a pas beaucoup fait mention des 300 morts de la Somalie, pourtant les 80 des Maldives ou les 68 de la Malaisie étaient présents dans les média.
Patrick FANDIO: Il ne faut pas systématiquement y voir une volonté délibérée d’occulter les morts africains. Il y a une réelle difficulté logistique quant à la couverture d’un évènement en Somalie. Ce n’est pas un territoire où l’on débarque aussi facilement, Il n y a pas de relais, pas de structures. D’autre part Il faut retenir qu’il y a un mécanisme de phagocytose qui fait que les gros évènements absorbent les petits, et on concentre les forces là où les besoins sont les plus accrus. Mais il est vrai qu’au final, c’est une question de choix, de disponibilité, de pouvoir, de politique.
Cameroon-Info.Net: Avez-vous l’impression que les populations sinistrées réagissent différemment selon qu’il s’agit d’une catastrophe naturelle ou d’une guerre?
Patrick FANDIO: Il me semble que lorsque la mort frappe, la douleur est la même, quelle que soit la cause. Ce qui diffère c’est l’expression de cette douleur selon les cultures. En Thaïlande des systèmes locaux de solidarité existaient bien avant l’arrivée de l’aide internationale. Et ce qui m’a justement frappé en Asie c’est la force de cette Culture de survie. Elle a un côté amortisseur des chocs émotionnels, un mode particulier de gestion de la douleur. Elle ne s’apitoie pas sur son sort, tout au plus affiche un silence résigné.
Cameroon-Info.Net: Et comment le journaliste (de culture africaine) confronté à cet enfer fait-il ensuite pour réaliser un banal reportage sur l’économie souterraine des banlieues?
Patrick FANDIO: Il y a un principe qui est ma règle d’hygiène professionnelle : c’est de s’efforcer de ne pas être en empathie totale avec les personnes interviewées. Il faut avoir la distance nécessaire qui permet de garder à l’esprit que c’est un sujet! Mais en se disant que la meilleure manière de faire partager cette souffrance c’est de l’exprimer le mieux possible dans un reportage. Il faut au maximum rester témoin, même si la vue d’un cadavre ne laisse pas indifférent. Après avoir couvert ces tragédies, il y a forcément des séquelles: des rêves morbides, la morgue, l’impression d’être toujours en tournage….Mais bon, en général ça s’arrête au bout d’une semaine de vie parisienne.
Cameroon-Info.Net: Quel est votre plan de carrière aujourd’hui? L’émission de vos rêves ?
Patrick FANDIO: Dans ce métier il vaut mieux ne pas faire de plan de carrière, ça aide à rester lucide et à garder les pieds sur terre. Pour l’instant mon objectif est de continuer à m’amuser, couvrir encore les évènements internationaux pour TF1. Peut-être que dans un proche avenir j’aurai envie de faire des reportages un peu plus longs… Et puis j’envisage de m’investir un peu plus pour l’Afrique. Avec quelques confrères et amis africains, on étudie différentes possibilités dans ce sens…
Cameroon-Info.Net:…Justement vous précédez ma question, qui était de savoir quelle place l’Afrique tient dans votre vie et si vous envisagez un jour de mettre vos compétences professionnelles à son service ?
Patrick FANDIO: Absolument. Dans l’immédiat ça va être épisodique, mais à long terme j’ai quelques projets assez précis. J’envisage de m’installer (au moins partiellement) quelque part en Afrique. Je ne sais pas encore où, mais j’y travaille ardemment. Enormément de projets se bousculent dans ma tête; Notre Afrique est encore une terre vierge et il y a plein de choses à y faire. Alors avis à toutes les bonnes volontés…
Cameroon-Info.Net: La fin du règne Mendo Ze à la CRTV pourrait-elle provoquer un renouveau médiatique susceptible de ramener au pays des professionnels comme vous ?
Patrick FANDIO: Si on me fait des propositions sérieuses, je les étudierai! Il y a tant à faire ! Nous avions une chaîne de télévision parmi les plus prestigieuses d’Afrique, du moins sur le plan technique. Le Professeur en a fait un canal folklorique qui entretenait un culte ésotérique de sa personne, suscitant les ricanements des camerounais et la pitié des confrères étrangers…Je rêve toujours du jour où le Journal ne ressemblera plus au récit invraisemblable de nouvelles venues d’une autre planète, si loin des préoccupations des citoyens. Et vivement des programmes qui parlent aux gens de leur vie, et non pas des fonds de tiroirs de télés européennes qui sont une insulte permanente à l’intelligence du spectateur !
Je ne sais pas s’il y aura renouveau, je l’espère! On a bien mis 17 ans à se rendre compte qu’un homme avait obligé les camerounais à s’abonner en masse au câble et à ne se fier qu’aux chaînes étrangères. Tout finit par arriver ! Si on avait cessé d’espérer, il y a bien longtemps que ce pays se serait suicidé!
Cameroon-Info.Net: 800 pièces volées sur un site archéologique du Niger provoquent l’indignation en France et font l’objet d’une exposition, alors même que la Chefferie Bandjoun est incendiée. Quel regard le journaliste Africain jette t-il sur la destruction de notre patrimoine historique et culturel?
Patrick FANDIO: Nous qui ne savons déjà pas protéger, entretenir, faire découvrir notre patrimoine, si en plus on le brûle! C’est une tragédie! Mais est-ce si surprenant ? Pourquoi ces pièces inestimables ne sont pas répertoriées et conservées dans un Musée national sous la surveillance des forces de l’ordre ! C’est vrai qu’elles sont débordées ! Il y a d’autres chats à fouetter ! Tous ces « dangereux » chauffeurs de cars qui risquent de franchir les barrages sans laisser leur billet de 500F CFA ! Si l’incendie est criminel, il faut trouver et châtier les coupables. Si c’est accidentel, il est urgent de mettre à l’abri ce qui reste de notre patrimoine. Et cesser de fermer les yeux sur le pillage des œuvres par les réseaux de trafiquants d’art internationaux avec la complicité de quelques fonctionnaires véreux…
Cameroon-Info.Net: Quels sont vos vœux pour la terre de nos ancêtres en cette année 2005 ?
Patrick FANDIO: Qu’elle soit un peu moins une terre de misère et un peu plus une terre de prospérité. Que les gens puissent un peu plus librement exprimer leurs opinions…
Cameroon-Info.Net: …En 2005 ?
Patrick FANDIO: …d’accord je n’y crois pas beaucoup mais ce ne sont que des vœux ! J’aimerais surtout que les Africains se bougent pour sortir de la spirale d’aliénation dans laquelle on s’emploie à les plonger. Qu’ils aient le regard ouvert sur le Monde. Pas seulement sur l’Occident, mais aussi et surtout sur les autres pays d’Afrique.
Cameroon-Info.Net: Au regard de votre parcours vous considérez-vous comme un modèle pour la jeunesse Africaine?
Patrick FANDIO: Ah non! Je considère qu’il n y a pas de modèles, et je n’en ai jamais eu. Il y a des parcours qui peuvent inspirer, et c’est à chacun de trouver sa voie en picorant un peu partout. Si je peux en inspirer certains tant mieux. Et c’est visiblement le cas parce que je reçois énormément de courriers dans ce sens. Je suis toujours disponible du mieux que je peux, mais il va de soi que c’est d’abord un métier d’épanouissement personnel et tout le monde ne le sera pas forcément en étant Grand reporter sur TF1. Chacun doit trouver son chemin en fonction de ses aptitudes, de ses goûts, de ses envies, de ses compétences, de ses hobbies…
Cameroon-Info.Net: Si le professionnel que vous êtes avait dû réaliser cette interview, quelle est la question clé qu’il aurait posée ?
Patrick FANDIO: Elle a été posée. C’est la question sur mon engagement Africain. C’est une terre qui me tient particulièrement à cœur. J’ai pour elle des projets que je mature doucement, lentement, mais sûrement. Parce que je suis un rêveur, je rêve d’une autre Afrique, d’un autre Cameroun…
Cameroon-Info.Net: Un dernier mot pour nos internautes ?
Patrick FANDIO: Continuez à surfer, éclatez-vous sur le net qui est un véritable puits d’informations. Je ne travaille pratiquement plus qu’avec ça, c’est une toile qui peut ouvrir des milliers de possibilités.