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La première pierre pour la création de la Confédération Africaine de Football fut posée les 6 et 7 juin 1956 lors d'une réunion ayant regroupé à l'hôtel Avenida de Lisbonne sept responsables du football de trois pays africains : l'ingénieur agronome Abdelaziz Abdallah Salem, le lieutenant colonel Mohamed Latif et l'ex arbitre Youssef Mohamed d'Égypte, le Dr Abdel Halim Mohamed, Abdel Rahim Shaddad, Bédawi Mohamed Ali du Soudan et le Sud Africain d'origine britannique Fred W. Fell.
Au cours de cette réunion dont l'objectif était de créer la confédération africaine de football et de lancer une compétition africaine réservée aux sélections nationales dès 1957, le Dr A Halim soumit pour l'organisation de la compétition, la candidature de son pays le Soudan indépendant depuis le 1er janvier 1956 et cela avec un argument de taille : l'édification en cours à Khartoum d'un stade moderne de niveau internationale. La requête soudanaise fut satisfaite. L'égyptien A.A. Salem annonçant qu'il mettait en jeu un trophée, sollicita que la compétition porta son nom. Une opposition se fit à sa demande et la compétition fut appelée " Coupe d'Afrique " avec un trophée propriété de la CAF offert comme prévu par l'ingénieur égyptien.
Un comité d'organisation fut mis en place avec pour président Abdelaziz A. Salem. Des règlements furent adoptés. Et depuis, la coupe dont la périodicité est de deux ans, est ouverte aux membres de la CAF, elle se dispute selon la formule d'éliminatoire directe ou selon la formule de championnat si le nombre de participant est inférieur à quatre. Elle se déroule sous le contrôle d'un comité d'organisation et de la fédération organisatrice.
Le tirage au sort de la première édition effectué à Khartoum donna les demi-finales suivantes : Égypte / Soudan et Éthiopie /Afrique du Sud.
Le délégué sud africain F.W. Fell informant ses pairs qu'il doit communiquer avec Pretoria, pour faire venir une équipe représentative, leur proposa une formation blanche ou noire. Les autres membres de la CAF optèrent pour une formation multiraciale. L'Afrique du Sud constitutionnellement ségrégationniste fut alors forfait. Égyptiens et soudanais suggérèrent donc un championnat triangulaire, mais M. Tessama qui estime que la qualification de son pays l'Ethiopie pour la finale devrait être acquise, obtint gain de cause.
Déjà en 1956, l'Egyptien Abdelaziz Abdellah Salem présenta à la FIFA (Fédération internationale de football), lors de son assemblée générale à Zurich, la demande de la création de la CAF, une demande qui suscita le sarcasme des congressistes vu le nombre des équipes devant la constituer.
La demande n'a donc pas été inscrite à l'ordre du jour de la réunion de la FIFA et Abdellah Salem avait vigoureusement exprimé son mécontentement et s'est retiré de la réunion. "Si nous ne sommes pas tous traités ici sur le même pied d'égalité, il n'est nullement question de notre présence parmi vous", avait-il lancé aux congressistes.
Devant cette position courageuse, soutenue par la décision du délégué du Soudan Mohamed Abdelhalim de se retirer lui aussi en guise de solidarité avec M. Salem, la FIFA s'est retrouvée contrainte de répondre favorablement à la requête égyptienne.
Le 10 février 1957, le stade de Khartoum inauguré quatre mois avant (le 30 septembre1956) vit ses 30 000 places toutes occupées. Et ce fut le premier ministre soudanais Sayed Ismail El Azhiri qui déclara ouvert la première coupe d'Afrique des nations par la rencontre demi-finale Egypte / Soudan remportée sans peine par les égyptiens 2/1.
Le jeudi 15 février, vit la finale dirigé par le soudanais Youssouf Mohamed Ibrahim que l'Egypte remporta face à l'Éthiopie. La CAN commençait ainsi à écrire les pages de son histoire.
Au congrès de la FIFA en 1958 à Stockholm, les africains ouvrirent la 3ème assemblée générale de la CAF et décidèrent d'attribuer l'organisation de la 2ème et de la 3ème édition de la CAN à l'Égypte et à l'Éthiopie. Cette même AG vit expulsion définitive de l'Afrique du Sud de la confédération.
La CAN, comme toutes les grandes compétitions, a connu des hauts et des bas, des remaniements et autres changements, sous l'impulsion des cinq présidents qui se sont succédé à la tête de la Confédération: les Egyptiens Abdelaziz Salem (1957/1958) et le général Mostafa (1958/1968), le Soudanais Abdelhalim (1968/1968), l'Ethiopien Ydnekatchew Tessema (1972/1987) et le Camerounais Issa Hayatou, en poste depuis mars 1988.
Soudan 1957
La première édition de la Coupe d’Afrique des Nations a eu lieu au Soudan. Elle devait compter quatre pays : le Soudan (le pays haute), L’Égypte, l’Éthiopie et l’Afrique du Sud. L’Afrique du Sud a finalement été interdite de participation ; sanction due à sa politique d’apartheid. Le tournoi est joué selon la formule du "Knock out" Cette première édition est remportée par l’Egypte qui étrille l’Ethiopie en finale sur le score sans appel de 4-0 (l’Ethiopie avait été directement qualifiée pour la finale suite à la disqualification de l’Afrique du Sud). En cet après-midi du 16 février 1957, la CAN venait de connaître son premier vainqueur.
Égypte 1959
Le prochain rendez-vous était pris deux ans plus tard. On prend les mêmes et on recommence. Les trois pays présents à Khartoum en 1957 se confrontent à nouveau. L’Égypte, amenée par un Mahmoud El Gohary des grands jours, gagne pour la deuxième fois. Cette deuxième édition se déroule en forme de tournoi et les Pharaons terminent en tête avec deux victoire (4-0 face à l’Ethiopie et 2-1 face au Soudan). A noter que cette deuxième édition se déroule au mois de mai.
Ethiopie 1962
C’est la première fois qu’on assiste à une formule plus élargie de la compétition qui avait débuté par deux tours préliminaires en avril, novembre et décembre 1961. Ceci pour déterminer les qualifiés pour le tournoi final. L’Ethiopie, pays organisateur et l’Egypte, pays détenteur du trophée étaient qualifiées d’office. Finalement, c’est la Tunisie et Ouganda qui les rejoindront. En demi-finales, l’Ethiopie prendra la mesure sur la Tunisie par 4-2 alors que l’Egypte viendra à bout de l’Ouganda 2-1. En finale, l’Ethiopie l’emporte 4-2 après prolongations. A l'issue du temps réglementaire, les deux équipes étaient à égalité 2 à 2.
Ghana 1963
Un an à peine après l’édition éthiopienne, l’Afrique du football se donnait rendez-vous au Ghana. La CAN-63 sera le théâtre d'un important renouveau: six équipes réparties en deux groupes de trois. Ce changement a été inévitable après que de nouvelles associations nationales aient rallié la CAF, notamment le Maroc et le Ghana.
Les six pays présents sont: le Ghana (pays organisateur), l’Ethiopie (pays détenteur du trophée), la Tunisie, le Soudan, le Nigeria, et l’Egypte. Deux groupes ont été formés : un à Accra (Ghana, Ethiopie, Tunisie) et l’autre à Kumasi (Egypte, Nigeria, Soudan). Les deux premiers de chaque poule (le Ghana et le Soudan) vont se disputer la couronne continentale. Entraînés par l’emblématique Charles Giamphy, les ‘’Black Stars” vont battre le Soudan sur le score sans appel de 3-0 et remportent, le 1er décembre 1963, leur première CAN.
Tunisie 1965
Après le Ghana, la Tunisie organise sa première CAN. C’est encore la formule à six qui avait donné satisfaction à l’édition précédente qui est reprise. Les ‘’Black Stars” sont là pour défendre leur titre, la Tunisie qui l’organise et les qualifiés des éliminatoires sont : le Sénégal, l’Ethiopie, la Côte d’Ivoire et le Congo Léopoldville. Dans la poule A se retrouvent la Tunisie, le Sénégal et l’Ethiopie ; dans la poule B, on a le Ghana, la Côte d’Ivoire et le Congo. La Tunisie et le Ghana seront les deux finalistes. Il faudrait tout de même souligner que la Tunisie qui s’était retrouvée en égalité parfaite avec le Sénégal, n’a eu son billet pour la finale que par un tirage au sort (et comme la pièce était tunisienne…). Le 21 novembre 1965, le Ghana remporte sa deuxième CAN dans un match très disputé qui ira jusqu’aux prolongations par 3-2. Les buts ghanéens seront marqués par Odoi 37, 96, Osei Kofi 79; et les buts tunisiens seront les œuvres de Abdelmajid Chetali 47 et Tahar Chaibi 67. La Côte d’Ivore prendra la troisième place au détriment du Sénégal sur le plus petit des écarts 1-0.
Ethiopie 1968
L’Ethiopie organise pour la deuxième fois l’évènement. A partir de cette édition, la CAN prendra la formule qui semblait être l'idéale, à savoir deux groupes de quatre équipes. Le tournoi, avec un programme chargé (16 matches), se joue désormais durant deux semaines dans deux villes du pays organisateur, voire plus.
L'un des importants aspects de cette permanente évolution de la plus prestigieuse compétition continentale sera la question des footballeurs africains expatriés. En effet, les discussions ont été chaudes au siège de la CAF, au Caire, à ce sujet, qui sera résolu définitivement par le quatrième président, l'Ethiopien Ydnekatchew Tessema.
Au début de la compétition, seuls les joueurs évoluant dans leurs pays étaient autorisés à figurer sur la liste communiquée à la CAF en prévision de chaque tournoi, comme le stipulaient les règlements de la FIFA.
Les sélections qui disposaient de joueurs évoluant à l'étranger ont été ainsi privées des services des "enfants du pays". Elles ont du attendre la réunion du Caire (24-25 mai 1967) pour qu'une fédération nationale puisse finalement "utiliser un maximum de deux joueurs jouissant de la nationalité de leur pays bien que licenciés et pratiquant dans un autre et quel que soit leur statut en tant que joueur". Cette décision prend effet à partir de cette édition. 8 équipes ont participé cette fois dans la compétition, représentant un signe d’augmentation de la popularité de cette compétition dans le continent Africain. Les pays qualifiés sont : l’Ethiopie (pays haute), le Ghana (détenteur), la Côte d’Ivoire, l’Algérie, l’Ouganda, le Congo Kinshasa, le Sénégal et le Congo Brazzaville. Ils seront répartis en deux groupes de quatre chacun. Le Groupe A basé à Addis-Abeba (Ethiopie, Côte d’Ivoire, Algérie, Ouganda) ; le Groupe B basé à Asmara (Ghana, Congo Kinshasa, Sénégal, Congo Brazzaville). Pour la première fois, on assiste à des demi-finales croisées : Ethiopie contre Congo Kinshasa 2-3 après prolongations ; avec des buts de Luciano 25, Mengistou 65 pour l’Ethiopie; Kidumu 3, Mungamuni 16, 100 pour le Congo. Dans l’autre demi-finale, le Ghana a battu la Côte d’Ivoire 4-3 après prolongations également avec des buts de Mfum (2X), Sunday, Odoi; Laurent Pokou (2X), Konan Henri (pen). Le Congo Kinshasa est sacré Champion d’Afriquele 21 en venant à bout du Ghana 1-0, but de Kalala à la 66ème minute. Laurent Pokou, le joueur de la Côte d’Ivoire est sacré meilleur buteur avec 6 réalisations.
Soudan 1970
En 1970, le tournoi a eu lieu au Soudan où huit équipes à nouveau se confrontent dans deux poules au premier tour. La surprise de ce premier tour sera l’élimination du Zaïre, pourtant champion en titre. Le Ghana se hisse pour la quatrième fois de suite en finale où il perd 1-0 face au Soudan. Le but soudanais a été marqué par ElSayed. C’est la seule fois que le Soudan est monté sur la plus haute marche du podium.
Cameroun 1972
Le tournoi a lieu au Cameroun pour la seule et unique fois jusqu’à ce jour. Deux stades tout neufs ont été construits à Yaoundé et à Douala. Malgré les attentes de tout un peuple, les Lions Indomptables verront le trophée leur échapper. Ils ont été battus en demi finales par le Congo Brazzaville sur le plus petit des écarts. Ce même Congo remportera d’ailleurs le tournoi en prenant la mesure du Mali en finale sur le score de 3-2 ce 5 mars 1972.
Egypte 1974
La compétition qui a eu lieu en Egypte s'est terminée par une victoire du Zaïre. Pierre Ndaye, le joueur Zaïrois a marqué 9 buts, permettant à son équipe d'arriver en finale. Pour la première fois dans l’histoire de ce tournoi, la finale a été rejoué après que le score soit de parité 2-2 à l'issue du temps réglementaire. Ndaye a marqué 2 buts dans le deuxième match, permettant au Zaïre de triompher (les Zaïrois ont regagné Kinshasa par l’avion présidentiel affrété spécialement par le Président Mebutu ).
Ghana 1978
Le Ghana, qui a accueilli ce tournoi, sera maître chez lui en ne perdant aucun et rien qu’en concédant un match nul 1-1 face au Nigeria en poule. Sa victoire en finale face à l’Ouganda 2- 0 lui permettra de devenir le premier pays Africain à gagner la coupe trois fois et ayant ainsi acquis le droit de la garder pour toujours.
Nigeria 1980
L’évènement de cette édition est la première participation de la Tanzanie dans un tournoi de la CAN. C’était également la première fois que le Nigeria gagne la CAN depuis le début de cette compétition. Elle a vaincu l’Algérie dans le match final 3-0 grâce à son attaquant, Sigon Odigbamy. Le Maroc prendra la première place au détriment de l’Egypte 2-0.
Libye 1982
Pour la première fois de son histoire, la Libye va participer à le CAN tout simplement en l’organisant. Elle mettra les petits plats dans les grands pour accueillir la compétitions : nouveaux stades flambant neufs, de nouvelles infrastructures d’accueil pour les joueurs… Sur le terrain, la Libye va étonner en atteignant la finale après d’être défaite de la Zambie en demi-finales 2-1. Malheureusement, elle échouera en finale face au Ghana lors de la séance de tirs aux buts (6-7) après un match nul 1-1.
Lors de l’Assemblée Générale de la CAF précédant cette édition, l'Ethiopien Tessema va mettre fin aux discussions byzantines au siège de la CAF, au Caire. Conformément à l'article 3 du nouveau règlement de la FIFA, désormais "tout joueur, citoyen d'un pays en vertu des lois de ce pays, est qualifié pour jouer en équipe nationale ou représentative de ce pays". Cette décision de la CAF a été bénéfique pour le football africain qui, grâce à l'apport des professionnels, fait actuellement l'objet d'une large diffusion dans les plus grandes chaînes de télévision internationales.
Côte d’Ivoire 1984
Il a fallu attendre l’édition ivoirienne pour voir le premier sacre des Lions Indomptables. Et pourtant les choses avaient mal démarré lors du premier match le 4 mars face à l’Egypte par une défaite 0-1. Les deux autres matches vont bien se passer : 4-0 face au Togo et 2-0 face à la Côte d’Ivoire. Les deux demi-finales de cette édition seront une affaire de tirs aux buts. Après un score nul et vierge, le Cameroun va finalement se défaire de l’Algérie (5 tirs aux buts à 4). Le Nigeria et l’Egypte vont aussi se départager par le biais de la même épreuve, car après un nul 2-2, les Super Eagles l’emporteront 8 tirs aux buts à 7. Au soir du 18 mars, les Lions Indomptables vont triompher sur le score sans appel de 3-1 face aux Super Eagles.
Egypte 1986
Les Lions Indomptables remettent leur titre en jeu au pays des Pharaons et cela commence bien avec une victoire 3-2 sur la Zambie le 8 mars ; un nul 1-1 face au Maroc dans un match à couper le souffle avec une égalisation pendant les dernières minutes de la rencontre par Roger Milla sur un long dégagement de Thomas Nkono alors que le Maroc croyait déjà à la victoire. Le ticket pour la demi-finale sera obtenu face à l’Algérie 3-2. Des demi-finales qui opposeront le Cameroun à la Côte d’Ivoire 1-0 et l’Egypte au Maroc 1-0 également. En finale, après un match nul 0-0, l’Egypte finit par l’emporter aux tirs aux buts (5-4), sur le Cameroun.
Maroc 1988
L’organisation de la CAN revient à nouveau à un pays du Maghreb. C’est au Maroc que l’Afrique du football se retrouve pour son rendez-vous biannuel. C’est toujours la formule de huit équipes réparties en deux poules qui prédomine. Au terme des matches de poules, les demi-finales opposent le Cameroun au Maroc 1-0, et le Nigeria à l’Algérie 1-1 (et 9-8 aux tirs aux buts). Le 27 mars, la finale oppose le Cameroun au Nigeria avec un deuxième sacre pour les Lions Indomptables 1-0.
Algérie 1990
L’Algérie accueille et remporte sa CAN en prenant la mesure du Nigeria 1-0. Le Cameroun sort au premier tour après deux défaites (0-1 face à la Zambie et 0-2 face au Sénégal) et une victoire 2-0 sur le Kenya.
Sénégal 1992
A partir de 1968 en Ethiopie, la CAN a pris la formule qui semblait être l'idéale, à savoir deux groupes de quatre équipes. Le tournoi, avec un programme chargé (16 matches), se jouait désormais durant deux semaines dans deux villes du pays organisateur, voire plus. Cette forme de compétition résistera jusqu'en 1992, année où le Sénégal accueillera 12 sélections au lieu de huit. Sous la pression du nombre grandissant des pays affiliés à la CAF, l'organisme continental prend cette initiative pour permettre à toutes les grandes équipes de pouvoir animer cette compétition et de s'assurer une large médiatisation grâce à la présence des professionnels à l'étranger, surtout dans les championnats européens. Il y aura désormais des quarts de finales, puis des demies avant la finale. Sur les terrains, on assistera au premier sacre de l’histoire de la Côte d’Ivoire qui avait pris la mesure du Ghana en finale (0-0 puis 11-10 aux tirs aux buts).
Tunisie 1994
Pas grand-chose à signaler dans cette édition à part une nouvelle victoire du Nigeria qui avait battu la Zambie en finale 2-1. La troisième place reviendra à la Côte d’Ivoire, vainqueur du Mali 3-1. A noter que le Cameroun était absent de cette édition.
Afrique du Sud 1996
De cavalcades en cavalcades, la CAN changera de peau pour la énième fois. C'est ainsi qu'elle a confié en 1996 à l'Afrique du Sud, qui venait de réintégrer le concert africain (depuis sa suspension en 1957 pour sa politique d’apartheid), d'héberger les 16 nations, réparties en quatre poules de 4, qui se disputeront le trophée. Pour sa première organisation et participation, l’Afrique du Sud sera simplement au dessus du lot. Les Bafana Bafana vont survoler la compétition et seront sacrés champions d’Afrique le 3 février 1996 en battant la Tunisie 1-0. Le Cameroun ne passera pas le premier tour.
Burkina Faso 1998
Une grande première pour le pays des Etalons. Ses enfants ( joueurs ) se surpasseront pour faire plaisir à tout un peuple hospitalier et sympathique. A force de courage et de grands cœur, l’équipe du Burkina va se transcender et rater de très près de disputer la finale, arrêtée en demi-finale par une Egypte très mature et réaliste. Ce sont les Pharaons qui monteront d’ailleurs sur la plus grande marche du podium dans l’après-midi du 28 février 1998 en battant le champion de l’édition précédente, l’Afrique du Sud sur le score de 2-0.
Ghana/Nigeria 2000
Pour la première fois de l’histoire, la CAN est organisée conjointement par deux pays : le Ghana et le Nigeria. On assiste au terme, au troisième sacre des Lions Indomptables après une finale riche en suspens dans Surelele Stadium plein comme un œuf : deux buts partout à la fin du temps réglementaire et une séance de tirs aux buts que le Cameroun remporte 4-3.
Mali 2002
C’est l’édition de la rivalité de deux Lions d’Afrique : les Indomptables et ceux de la Terenga que la finale oppose. Le match se soldera par un score nul et vierge. C’est la fameuse séance de tirs aux buts qui va les départager. Le mental des Lions Indomptables a été plus fort et le Cameroun l’emporte 3 tirs à 2 et conserve son titre de roi d’Afrique.
Tunisie 2004
La Tunisie remporte enfin sa première CAN en gagnant la finale de l’édition face au Maroc 2-1. La compétition ne fut pas un grand cru par rapport aux attentes ; et pourtant tout le gratin du football africain était présent. On espère mieux en Egypte.
Chiffres et faits marquants de la CAN
Les records, les meilleurs, les plus grands, les pionniers... Passons les en revue.
Les pionniers :
Quatre, comme le nombre de pays (Afrique du Sud, Soudan, Ethiopie, Egypte) dont les dirigeants ont, le 8 février 1957, au Grand hôtel de Khartoum, fondé la Confédération africaine de football (CAF).
Le surlendemain, 10 février, était donné le coup d'envoi de la première édition de la Coupe d'Afrique des nations (CAN) de football. L'Afrique du Sud, qui avait refusé de présenter une équipe multiraciale, en sera exclue.
Le premier but de l'histoire de la CAN fut marqué sur penalty par le défenseur égyptien Raafat à l'occasion du match d'ouverture Egypte-Soudan (2-1) de la première édition, disputée le 10 février 1957 à Khartoum (Soudan).
Le premier meilleur buteur d'une CAN est aussi égyptien. Il s'agit d'Ad Diba auteur de cinq buts lors de l'édition de 1957.
Le plus grand nombre de penalties : La finale de la 18-ème édition de la Coupe d'Afrique des nations de football, disputée en janvier 1992 à Dakar (Sénégal), sera enlevée par la Côte d'Ivoire aux dépens du Ghana grâce à l'épreuve des tirs au but (11 à 10). Il a fallu tirer pas moins de 24 penalties pour départager Ivoiriens et Ghanéens.
Les butteurs :
L'Ivoirien Laurent Pokou, qui a fait trembler à six reprises les filets adverses en 1968 en Ethiopie et huit fois deux ans plus tard au Soudan, soit un total de quatorze (14) réalisations, détient le record de buts inscrits en Coupe d'Afrique des nations de football.
Le Zaïrois Mulamba Ndaye, qui a inscrit neuf (9) buts en 1974 en Egypte, est resté recordman des buts inscrits en une seule édition.
Les victoires :
Trois pays détiennent le record de victoires (4) en Coupe d'Afrique des Nations : l'Egypte en 1957, 1959, 1986 et 1998 ; le Ghana en 1963, 1965, 1978 et 1982 ; et le Cameroun en 1984, 1988, 2000 et 2003.
Seules deux organisateurs ont joué et perdu une finale de Coupe d'Afrique des nations de football: la Tunisie battu par le Ghana en 1965 à Tunis et le Nigeria qui s'est incliné aux tirs au but (2-3) face au Cameroun lors de la dernière finale, disputée à Lagos en février 2000.
Spectateurs :
La coupe d'Afrique des Nations de football disputé en 1980 au Nigeria est la plus populaire de l'histoire. On y enregistre 735.000 spectateurs pour 16 matches, soit une moyenne de 46.000 personnes par rencontre.
Par contre la seconde édition de la finale Zaire-Zambie disputée en 1974 au Caire ne fut suivie que par 200 spectateurs.
Les précurseurs :
Le soudan est le premier pays d'Afrique de l'Est à accueillir la coupe d'Afrique des Nations en 1957. L'Egypte fait figure de pionnier du Nord en organisant l'épreuve en 1959. Le Ghana ouvrira le bal pour l'Ouest en 1963, le Cameroun en fera de même pour l'Afrique Centrale en 1972. Quant à l'Afrique du Sud, hôte de la CAN en 1996, elle inaugure l'invitation de la crème du football africain en Afrique australe.
Les records de la CAN :
L’Egypte déteint le plus grand nombre de participations, vingt (20) au total : en 1957, 1959, 1962, 1963, 1970, 1974, 1976, 1980, 1984, 1986, 1988, 1990, 1992, 1994, 1996, 1998, 2000, 2002, 2004 . Avant le début de cette CAN 2006, les Pharaons ont disputé le plus grand nombre de matches dans ce tournoi : 72 au total ; avec les plus grand nombre de buts : 112.
Sept (7) comme le nombre de fois que le Ghana a atteint la finale : en 1963, 1965, 1968, 1970, 1978, 1982, 1992
Sept (7) comme le nombre de CAN qu’a disputés l’Ivoirien Alain Gouamene en 1988, 1990, 1992, 1994, 1996, 1998, 2000 ; avec au total 24 matches joués.
Trois (3) comme le nombre de finales qu’ont disputées l’Egyptien Ali El Fanageeli en 1957, 1959, 1962 ; les Ghanéens Cecil Jones Attaquayefio en 1965, 1968, 1970 ; et Charles Addo Odametey en 1963, 1965, 1968
Cinq (5) comme le nombre de buts marqués par un seul joueur lors d’un match de CAN, il s’agit de Laurent Pokou lors de la victoire de la Côte d’Ivoire sur l’Ethiopie 6-1 en 1970
Vingt-trois (23) comme le temps mis pour marquer le but le plus rapide lors d’un match de CAN. C’est l’œuvre l’Egyptien Ayman Mansour.
Neuf (9) comme le plus grand nombre de buts marqués lors d’un match de CAN : Egypte 6-3 Nigeria en 1963
Quatre-vingt-treize (93) comme le plus grand nombre de buts marqués lors d’une édition de CAN. C’était au Burkina Faso 1998
Seize (16) ans et trois (3) mois, comme l’âge du plus jeune joueur de tous les temps de la CAN ; il s’agit du Gabonais Chiva Star Nzighou
Trois (3) comme le nombre CAN remportées par un entraîneur. C’est l’œuvre du Ghanéen Charles Gyamfi en 1963, 1965 et 1982
Meilleurs buteurs de la CAN
Voici les plus grands artificiers des différentes éditions.
Edition 1957 Soudan
1 -AD DIBA (Egypte) 5 Buts
2 -Raafet (Egypte),Manzul (Soudan) 2 Buts
Edition 1959 Egypte
1 -Mahmoud el gohari (Egypte) 3 Buts
2 -Issam (Egypte) 2 Buts
3 -Cherbini (Egypte), Drissa,Manzul (Soudan) 1 But
Edition 1962 Ethiopie
1 -Badawi (Egypte),Minguistu (Ethiopie) 3 Buts
2 -L.Vassolo,Girma (Ethiopie), Moncef Chérif (Tunisie) 2 Buts
Edition 1963 Ghana
1 -Hassen chedly (Egypte) 6 Buts
2 -Riza (Egypte), Mfum (Ghana) 3 Buts
Edition 1965 Tunisie
1 -Koffi, Acheampong (Ghana) , Mangle (Cote d'ivoir) 3 Buts
Edition 1968 Ethiopie
1 -Poku (Cote d'ivoir) 6 Buts
2 -Mfum (Ghana) 4 Buts
3 -Larmas (Algerie), Luciano Vassalo (Ethiopie) 3 Buts
Edition 1970 Soudan
1 -Pokou (Cote d'ivoir) 8 Buts
2 -Hassen chedly (Egypte) 5 Buts
Edition 1972 Cameroun
1 -Keita Fantamady (Mali) 5 Buts
2 -Mbono (Congo), Apiti (Togo) 4 Buts
Edition 1974 Egypte
1 -Mulumba Ndaye(Zaire) 9 Buts
2 -Abbu greicha (Egypte) 4 Buts
3 -Mayanga (Zaire), Mubiru (Ouganda), Chanda (Zambie) 3 Buts
Edition 1976 Ethiopie
1 -Njo Lea (Guinée) 4 Buts
2 -Baba Otu (Nigeria), Faras (Maroc), Gagarine (Soudan) 3 Buts
Edition 1978 Ghana
1 -Omondi (Ouganda) 4 Buts
2 -Kisutu (Ouganda), Afriye (Ghana), Odegbami (Nigeria) 3 Buts
Edition 1980 Nigeria
1 -Odegbami (Nigeria), Labiedi (Maroc) 3 Buts
2 -Gharba La wal(Nigeria), Wazir(Tanzanie), Bensoula (Algerie ) 2 Buts
Edition 1982 Libye
1 -Alhassan (Ghana) 4 Buts
2 -Ishari (Nigeria), Kaumba (Zambie) 2 Buts
Edition 1984 Côte d'Ivoire
1 -Taher Abou zeid (Egypte) 4 Buts
2 -Abega (Cameroun) 3 Buts
3 -Lakdher Belloumi (Algerie), Djonkep (Cameroun), Temile (Nigeria) 2 Buts
Edition 1986 Egypte
1 -Roger Milla (Cameroun), A.Traoré (CÔte d'Ivoire) 4 Buts
2 -Taher Abou zeid (Egypte) 3 Buts
Edition 1988 Maroc
1 -Roger Milla (Cameroun),Abdelhamid (Egypte), Lakdher Belloumi (Algerie), A.Traoré (Cote d'Ivoire) 2 Buts
2 -Rachid Yékini (Nigeria) 1 But
Edition 1990 Algerie
1 -Menned (Algerie) 4 Buts
2 -Amani (Algerie), Rachid Yékini (Nigeria) 3 Buts
Edition 1992 Senegal
1 -Rachid Yékini (Nigeria) 4 Buts
2 -Abedé Pelé (Ghana) 3 Buts
3 -Gil Bocandé (Senegal), Tchibota (Congo), Yéboah (Ghana) 2 Buts
Edition 1994 Tunisie
1 -Rachid Yékini (Nigeria) 5 Buts
2 -Joel Tiehi (Cote d'ivoir) 4 Buts
3 -Charles Akunnor (Ghana), Emmanuel Amuniké (Nigeria), A.Samed (Egypte), Bassolé (Cote d'ivoir), Litazna, Malitoli (Zambie) 2 Buts
Edition 1996 Afrique du sud
1 -K.BWALA (Zambie) 5 Buts
2 -Moshoeu,Williams (Afrique du sud) 4 Buts
3 -El kaaq (Egypte), A.Pele (Ghana), Bben younès (Tunisie), Denis Lota (Zambie) 3 Buts
Edition 1998 Burkina faso
1 -Mc Carthy (Afrique du sud), Hossam hassen (Egypte) 7 Buts
2 -Joel Tiehi (Cote d'ivoir), Yondelua (R.D.Congo) 4 Buts
3 -Tchami (Cameroun), Oularé (Guinée) 3 Buts
Edition 2000 Ghana et Nigeria
1 -Shaun Barlett (Afrique du sud) 5 Buts
2 -Mboma , Eto'o (Cameroun) 4 Buts
3 -Okocha (Nigeria), Hossam hassen (Egypte) 3 Buts
Edition 2002 Mali
1 -Mboma, Olembé(Cameroun), Julius aghahoua (Nigeria) 3 Buts
2 -Emam Hazem (Egypte), Hichem zerouali (Maroc), Bassala touré (Mali), Salif diao (Senegal) 2 Buts
Edition 2004 Tunisie
1 – Patrick Mboma (Cameroun), Frederic Kanouté (Mali), Jay Jay Okocha (Nigeria), Dos Santos (Tunisie), Youssef Mokhtari (Maroc). 4 Buts
2 – Osaze Odemwingie, Youssef Hadji (Maroc), Peter Ndlovu (Zimbabwe), Titi Camara (Guinée) 3 Buts
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