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Exécution du budget d’investissements publics : quelle efficacité ?
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YAOUNDE - 25 MAI 2007
© Cameroon Tribune
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Un séminaire national d’évaluation du dispositif de suivi participatif de l’exécution du budget d’investissement public s’est tenu hier à Yaoundé.
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L’exécution du budget d’investissements publics (BIP) connaît depuis de nombreux exercices des problèmes de suivi, notamment sur le plan de l’exécution physique, qui se traduisent par un manque d’efficacité dans la gestion des projets, avec pour corollaire des projets non réalisés et des chantiers abandonnés. Il en résulte pour le gouvernement, une grande difficulté à apprécier à sa juste valeur l’impact de l’investissement public sur le développement.

En outre, à l’heure actuelle, le gouvernement exécute le Programme national de gouvernance, dont l’un des principaux volets est la bonne gestion des finances publiques, à travers l’amélioration de la qualité de la dépense. Dans cette optique, la nécessité de s’assurer de l’effectivité des réalisations physiques de tous les projets d’investissements s’impose, en application stricte du principe du service fait.

Afin d’améliorer le suivi de l’exécution du BIP, il est opportun d’impliquer fortement les bénéficiaires et la société civile par une démocratisation du suivi au plan local. C’est dans ce contexte que le ministre de l’Economie et des Finances, Polycarpe Abah Abah, a signé le 7 juillet 2006, une décision portant création et organisation des Comités locaux de suivi de l’exécution physico-financière du BIP, au niveau de chaque province et de chaque département. Le gouvernement compte ainsi s’assurer de l’effectivité et de la qualité des réalisations physiques des projets et programmes, améliorer la qualité de la dépense publique et mieux apprécier son impact sur le développement et la satisfaction des populations concernées.

Forces et faiblesses

Après un an de fonctionnement du dispositif mis en place, marqué par l’organisation de quatre assises (août, octobre 2006 et janvier, avril 2007) sur l’étendue du territoire national, il a semblé opportun au ministère de l’Economie et des Finances (MINEFI) de revisiter le chemin parcouru, de cerner ses forces et faiblesses, de partager les expériences des différents acteurs locaux, d’examiner les doléances et d’en tirer des enseignements qui s’imposent en vue de prendre des mesures correctives nécessaires à l’amélioration du dispositif.

D’où le séminaire national organisé hier au Palais des Congrès de Yaoundé par le MINEFI pour évaluer justement le fonctionnement du dispositif mis en œuvre par rapport à son objectif initial. Pour y parvenir, les listes de tous les projets à réaliser dans les différentes localités du pays sont largement publiées dans les lieux publics des différentes unités administratives, diffusées dans les organes de presse publics et privés et même via Internet, en début de chaque exercice, comme l’a indiqué le ministre délégué auprès du ministre de l’Economie et des Finances chargé du Budget, Essimi Menye, qui présidait les travaux. A l’ouverture, du séminaire, le ministre a dit d’attendre des participants ( contrôleurs provinciaux et départementaux ; vice-présidents de comités provinciaux ; représentants des organisations de la société civile, des élus locaux et des collectivités villageoises ; facilitateurs de la direction générale du budget) plusieurs choses : apprécier la pertinence et la cohérence du dispositif mis en place ; estimer la nature et la qualité des résultats obtenus après la tenue des quatre précédents comités locaux ; estimer le niveau de satisfaction des bénéficiaires par rapport à la qualité et la quantité des prestations ; apprécier l’amélioration du niveau d’appropriation des procédures de passation de marché au niveau local ; formuler des recommandations quant à la poursuite, la réorientation ou l’abandon de tout ou partie du dispositif ; élaborer un mécanisme de suivi (système d’indicateurs ) du fonctionnement du dispositif. Au moment où nous mettions sous presse, les recommandations des assises étaient attendues.

Rousseau-Joël FOUTE


Dépenses publiques : la nécessité du contrôle interne



Principal enseignement à retenir du séminaire de la Banque mondiale qui s’est déroulé du 8 au 11 mai à Douala.

Comment exécuter de façon fiable le budget de l’Etat de sorte qu’il soit le plus proche possible de ce qu’il était lors de son vote initial au parlement ? C’est la principale problématique du séminaire qui a réuni du 8 au 11 mai dernier à Douala, des cadres financiers de six pays d’Afrique centrale et de la République du Bénin, exerçant dans le contrôle interne soit au sein du ministère de l’Economie et des Finances, soit dans les inspections générales d’Etat, et des Finances. Ces pays sont entre autres, le Congo, la Rd Congo, le Bénin, la République centrafricaine, le Cameroun et le Tchad.

Pendant trois jours, ces cadres financiers, plus d’une trentaine, ont changé autour du thème " nécessaire performance du contrôle interne dans l’exécution des dépenses publiques ". Deux axes leur ont été servis par la Banque mondiale, principale organisatrice du séminaire : les pratiques optimales du contrôle interne, et les modalités et moyens d’atteindre la meilleure performance. L’objectif visé est de les impliquer concrètement dans la chaîne de la dépense et/ou parmi les instances en charge du contrôle interne des dépenses publiques. Le séminaire rentrait dans le cadre de la contribution de la Banque mondiale à assister les autorités des pays pour, d’une part, analyser les difficultés récurrentes de l’exécution budgétaire et, d’autre part, définir un plan d’action visant à mettre en œuvre des actions correctrices.

Ce séminaire est la continuité qualitative du contenu des séminaires de Dakar (décembre 2004) et Bamako (mai 2005), Kribi (mai 2006) portant sur les finances publiques. Les discussions interactives entre les participants au sein du même pays ont été beaucoup plus utilisées que les exposés théoriques qui étaient trop longs. Pour l’un des participants qui s’est dit satisfait à l’issue du séminaire, " dans le système de gestion des dépenses publiques des pays francophones, le contrôle interne est l’un des deux piliers de sauvegarde du budget à exécuter. Le contrôle externe, juridictionnel et parlementaire, est le second pilier ". Le Cameroun était représenté à ce séminaire par Bernadette Djapa Nyanjo, de la représentation de la Banque mondiale.

E.V.F.

Rédaction de Cameroon-Info.Net
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