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Partielles 2007: Jeu et enjeux dans les circonscriptions
Le Messager
DOUALA - 17 SEPTEMBRE 2007
© Roland TSAPI | Le Messager
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Les élections législatives partielles auront lieu le 30 septembre prochain. A cet effet, la campagne électorale s’est ouverte samedi 15 septembre, dans les localités concernées : Wouri Est, Haut-Nkam, Moungo Sud, Mayo Tsanaga Nord et Nyong-Ekellé.
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Nyong-Ekelle, sauver l’honneur

Dans le Nyong-Ekelle, les partis en lice sont le Rdpc conduit par Eonne Jean, l’Upc par Kodock Augustin Frédéric, le Mdpc par Matip Libam Henri et le Mn par Mbock Gabriel. Dans cette circonscription, la bataille sera rude, dictée par les rancoeurs internes, les déceptions et les défections.

Les candidats Rdpc sont plus que jamais résolus à en découdre avec le candidat de l’Upc Augustin Frédéric Kodock. Ce dernier leur a longtemps fait ombrage, surtout avec son alliance au Rdpc. Qui l’a lâché avec le réaménagement ministériel du 7 septembre. Les pendules sont désormais remises à zéro, et chacun veut prendre sa revanche.

Sur le terrain de la revanche, A. F. Kodock devra aussi faire face à, Charly Gabriel Mbock. Ce dernier a quitté la barque Upc-H avant les élections du 22 juillet, pour se présenter aux élections sous la bannière du Mouvement National. Cette défection ne s’est pas faite sans bruit. Charly Gabriel Mbock a des choses à reprocher à Kodock. Il compte surtout s’en sortir hors de l’Upc. Mais l’ex-Minpladat ne veut pas se laisser faire. Après sa sortie du gouvernement, le seul baroud’honneur, c’est d’être à l’Assemblée nationale comme député.

Mayo Tsanaga, lutte pour le contrôle

Dans cette circonscription de la province de l’Extrême Nord, trois (3) partis politiques sont en lice. Le Rdpc conduit par Gonondo Jean, le Sdf conduit par Nguyzaye Ndekone et l’Undp avec Basile Yagai comme tête de liste. Quatre (4) sièges sont en jeu ici. L’importance de ces sièges n’est plus à démontrer pour ces partis. Le Rdpc veut confirmer sa suprématie dans la région. Les militants et les candidats de ce parti ne veulent pas avoir mauvaise presse auprès de la hiérarchie du parti. Qui pourra leur reprocher, en cas d’échec, d’être d’utilité négligeable dans le parti. En conséquence, ils ne seront pas en droit, comme c’est l’habitude dans le parti, de demander une quelconque reconnaissance du Prince.

De son côté, l’Undp est plus que jamais déterminée, en l’absence du Mdr de Dakolé Daïssala, à démontrer qu’il est bien dans son fief. Le parti de Bello Bouba a besoin de ces quatre sièges. La victoire totale lui permettra, sinon de remonter le nombre de ses sièges à un niveau acceptable, du moins de se conforter dans la santé politique que le parti est en train de reprendre avec ces dernières élections. Un nombre consistant de députés permettra à l’Undp de mieux marchander auprès du pouvoir, pour plus de places au gouvernement.

Le Sdf, pour sa part, n’entend pas jouer les faire valoir. A défaut de remporter des sièges, le parti de Fru Ndi risque de jouer les troubles fêtes, et désorienter de cette façon les électeurs. Ces derniers pourront, par frustration ou par rancune envers les autres, lui donner des voix, sans véritablement lui être d’aucune utilité. Depuis que ce parti participe aux élections législatives, il n’a jamais eu un siège dans cette partie du pays.

Moungo Sud, la traque aux fausses identités

Cette circonscription de la province du Littoral a trois (3) sièges, convoités par trois partis. Le Rdpc conduit par Mpacko Kotto Jean Claude, le Sdf par Doumbe Jeannette et le Mdp par Mboundja Misse Bruno. Tous les partis politiques y ont les mêmes chances. Le Mdp de feu Samuel Eboua se considère généralement dans son fief ici ; mais, il n’a jamais pu le démontrer en gagnant un siège à l’Assemblée nationale. Ce parti compte sur les dissensions nées des opérations de renouvellement des organes de base du Rdpc pour se refaire une santé politique.

Par contre, le Rdpc, qui a son fief partout, fait toujours la loi ici. Il ne compte pas lâcher prise. Dans la liste Rdpc, une controverse est née sur l’identité exacte du numéro deux de la liste. La liste publiée par le Minatd, le 13 septembre écrit “Mbapté” Jean-Baptiste, la liste publiée le 30 mai pour les élections générales écrit “Mbappe” Jean-Baptiste. Il s’agit pourtant de la même personne, puisque sur les affiches lors de la campagne précédente, sous la même photo, on lisait tantôt l’un, tantôt l’autre des deux noms.

Le Sdf a déjà profité de cette brèche pour mener la bataille. Kounga Bruneau, candidat Sdf a saisi le 14 septembre la Cour suprême siégeant comme Conseil constitutionnel. Il lui demande d’annuler la liste Rdpc publiée par le Minatd le 13 septembre, à cause de ce changement de nom. Il relève “ qu’en procédant ce jour à la rectification dudit nom, le Minatd non seulement se trouve forclos dans son action, mais en plus ne dit toujours pas sur quelle base légale repose cette rectification. ” Pour le Sdf, la bataille a commencé sur le plan juridique, avant de se prolonger les jours à venir sur le terrain et dans les urnes.

Wouri-Est, à la recherche de la vérité

De toutes les circonscriptions où les élections ont été annulées, celle de Wouri Est est particulière. Non par le nombre de partis en lice ici (5), encore moins par le nombre de sièges (4). La particularité vient de la qualité des candidats, surtout ceux du Rdpc, avec en tête Françoise Foning. Elle est accusée d’être le commanditaire de toutes les irrégularités qui ont conduit à l’annulation des élections ; mais elle s’en défend, remettant tout entre les mains du “ Tout-Puissant ”. Déjà, le slogan de campagne du Rdpc pour ces partielles est singulier : “ la vérité finira par triompher ”, indiquent les banderoles. Comme tête de liste, Françoise Foning est déterminée à prouver que la Cour suprême a été “ induite en erreur ”, et que la victoire du Rdpc ne souffre d’aucune contestation dans cette circonscription. Elle répète d’ailleurs à longueur de journée, et à qui veut l’entendre, que “ si les élections étaient reprises mille fois, elle gagnerait. ”

En face, le principal adversaire, le Sdf conduit par Jean Michel Nintcheu, n’entend plus laisser les irrégularités prendre le dessus sur les votes. Pour ce parti, si les élections sont conduites ici en toute transparence, leur victoire ne souffrirait de rien. La bataille que Nintcheu et son équipe entendent mener à fond n’est pas de convaincre l’électeur ; c’est pour empêcher la fraude, et gagner les quatre (4) sièges en jeu ici. La caravane déployée dans la ville samedi 15 septembre, jour de lancement de campagne, avait aussi plus ce sens que tout autre chose.

L’Upc, conduite par Adolphe Joseph Doumbé, entend aussi jouer sa partition à fond. D’abord parce que le parti a son honneur à sauver, ensuite parce que l’annulation des élections ici est surtout due à l’intervention énergique de la tête de liste Upc. Pour cela, il n’entend pas se battre pour les autres partis, il faudra bien qu’il bénéficie des dividendes de sa lutte devant la juridiction suprême.

Les autres partis en lice, l’Undp conduite par Djebayi et le Pds conduit par Robert Simo ne sont pas en reste. L’enjeu reste le même pour l’Undp : conforter son ascension. Pour le Pds, il faut toujours y aller, on ne sait jamais.

Haut Nkam, le complot permanent

Quatre (4) partis sont en lice ici, pour trois (3) sièges en jeu. Le Rdpc conduit par Eken Christophe, le Sdf conduit par Pierre Kwemo, l’Ufdc avec pour tête de liste son président national Hameni Bieleu, et le Mcnc dont la liste est conduite par Monthé Nkouobite Jean. Les deux derniers se battent pour exister, les deux premiers se battent pour perdurer. Le match se joue principalement entre le Rdpc et le Sdf.

La machine Rdpc est bien huilée. Le ministre de l’Energie et de l’Eau, Jean Bernard Sindeu qui a conduit l’équipe de campagne dans le Haut-Nkam, est réconforté par son maintien au gouvernement du 7 septembre. Il n’entend pas décevoir le Prince. Et la seule façon de le faire est de gagner les sièges en jeu. Par tous les moyens. Ici aussi le Rdpc veut montrer que la Cour suprême s’est trompée en annulant les élections. Pour eux, le Sdf a ourdi un complot pour que la Cour suprême annule sa victoire.

En face, Pierre Kwemo, député sortant Sdf, tête de liste et ancien vice-président de l’Assemblée nationale, n’entend pas perdre la face. Au cours de la septième législature, il était le seul député Sdf dans la province de l’Ouest. Lui aussi regarde les stratégies du Rdpc en face comme un complot pour le déstabiliser à jamais. C’est pourquoi il se bat comme un beau diable, avec en vue deux objectifs : se maintenir à l’Assemblée nationale, et permettre à son parti d’avoir les quinze (15) sièges requis pour former un groupe parlementaire.

Rédaction de Cameroon-Info.Net
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