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C’est sur forte tension que les Lions Indomptables du Cameroun descendent dans l’arène du stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé ce soir où ils affrontent le Cap-vert dans le cadre du premier match aller des éliminatoires Can/coupe du monde 2010. Et pour cause, hier au cours d’une conférence de presse d’avant match, Samuel Eto’o Fils a infligé un coup de boule à un journaliste de Radio Siantou, une station émettant à Yaoundé. Dans la foulée, Idriss Carlos Kameni, le gardien des Lions est rentré dans la bagarre. Dans la confusion, des téléphones portables de journalistes ont été cassés, tout comme des appareils photos de journalistes et des cameras ont été cassés ou confisqués par les sbires d’Eto’o venus en renfort.
Tout avait pourtant bien commencé ce vendredi 30 mai à l’Hôtel Hilton de Yaoundé. Face aux journalistes, il y’avait l’entraîneur Otto Pfister, l’entraîneur des gardiens de but, Thomas Nkono, Rigobert Song, le capitaine, Samuel Eto’o et Carlos Kameni, le gardien. Alors que ceux-ci n’attendent que les questions des journalistes qui ont fait le comble de cette salle, l’un d’eux, Steve Djouguela, se lève et dit parler au nom de tous ses autres confrères : « Depuis la coupe d’Afrique des nations, nous avons constaté que l’équipe nationale camerounaise préfère accorder des interviews aux médias internationaux et pas à nous. Aujourd’hui nous avons décidé de boycotter la conférence de presse prévue cet après-midi », a-t-il dit.
C’est alors que tous les autres journalistes se lèvent et quittent la salle. Samuel Eto’o s’énerve et lance à leur endroit, des tonnes d’injures aussi grossières les unes que les autres. La confusion s’installe. « Le pichichi » contient de moins en moins sa colère et c’est à ce moment qu’il fonce sur Bonnie Philippe et lui inflige un coup de boule en plein visage ! Idris Carlos Kameni rentre dans la mêlée et confisque les téléphones portables de ceux qui tentent de filmer la scène. Thomas Nkono arrache le téléphone d’un journaliste de Satellite Fm qu’il jette par la fenêtre. Après quelques minutes, la colère de Samuel Eto’o baisse et il est conduit vers la sortie.
La scène d’hier entre Eto’o et les journalistes n’est pas la première. On se souvient qu’au cours d’une rencontre avec ces derniers il y a quelques années, il les avait traités de « pauvres types » et s’en était excusé plus tard. Au cours de la dernière Can au Ghana, le joueur du Fc Barcelone était fortement critiqué par les journalistes camerounais. On lui reprochait de refuser systématiquement des interviews à ses compatriotes et de les snober.
D’autre part, au cours du regroupement qui a précédé le match de cet après-midi, une nouvelle discipline a été instituée au sein de l’équipe nationale du cameroun. L’hôtel habituel, le Mont Fébé, a été changé et les visites interdites à l’hôtel des Lions. Ce qui n’aurait pas été du goût d’Eto’o qui organise très souvent un véritable bal de courtisans à son hôtel. Ces derniers ont simplement été chassés en début de semaine dernière alors qu’ils venaient voir leur bienfaiteur. Eto’o n’a pas digéré et aurait menacé de quitter le groupe.
Après sa bourde d’hier, l’on se demande comment il abordera le match de cet après-midi, si jamais il n’est pas exclu du groupe.
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