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Il faudra attendre encore un peu, pour voir Elecam se mettre en place. L’Assemblée nationale, réunie en séance plénière samedi dernier au palais de verre de Ngoa-Ekellé a, en effet, voté une loi prorogeant de six mois, l’entrée en fonction de la commission électorale autonome. La date butoir du 29 juin 2008 s’en trouve repoussée. Lorsque le nouveau texte sera promulgué par le président de la République, l’article 42, alinéa 3 (nouveau) de la loi N° 2006/011 du 29 décembre 2006 portant création, organisation et fonctionnement d’Elections Cameroon (Elecam), aura porté de 18 à 24 mois, le délai de mise en place de la Commission. Tout en maintenant la précision, « l’Observatoire national des Elections (Onel) et les autres structures compétentes de l’Etat continuent à exercer leurs attributions respectives ». Ces attributions portent, comme tout le monde le sait, sur la conduite de l’ensemble du processus électoral. Le projet ainsi adopté a été introduit par le gouvernement et défendu par Marafa Hamidou Yaya, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, devant la Commission des Lois Constitutionnelles.
Marafa Hamidou Yaya a soutenu qu’en revenant avec ce projet de loi devant les députés, le gouvernement a eu une attitude républicaine. Car soutient-il, dans cette démarche, l’exécutif a agi par honnêteté et par respect pour la loi et pour la population. Tout ce que nous demandons, a-t-il déclaré, c’est six mois de plus, pour présenter un résultat encore plus satisfaisant. Il explique à cet égard que les textes d’Elecam pour la préparation desquels, le Premier ministre a créé une commission ad hoc sont prêts, il s’agit simplement de les améliorer. C’est que le vote de la nouvelle loi est passé par un débat controversé, en plénière : une motion préalable introduite par le Sdf demandant que la loi soit réexaminée en profondeur a été rejetée par vote. Au cours de la discussion générale, le parti de John Fru Ndi est revenu à la charge, notamment pour dénoncer une propension du parti au pouvoir « à faire réviser hâtivement des lois », en référence à la Constitution dont des dispositions ont été modifiées, avant la mise en place de certaines de ses institutions.
Le Minatd a révélé au passage qu’un code électoral était en chantier, en vue d’harmoniser les lois portant sur les élections. La séance était présidée par Cavaye Yeguie Djibril, président de la Chambre.
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