
Issa Tchiroma Bakary
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La note «TRES URGENT» au rouge apposée sur le communiqué parvenu à certains médias camerounais est très révélatrice. Le pouvoir de Yaoundé vient de remporter une victoire politique importante pour l’intégrité territoriale du Cameroun. Issa TCHIROMA BAKARY, le Ministre de la Communication qui signe ce communiqué en ce jour historique, le 1er octobre, date de la Réunification du Cameroun, présente une décision de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP). «
La Commission a rejeté toutes les prétentions sécessionnistes des intéressés agissant comme représentants du Southern Cameroons National Council (SCNC) et de la Southern Cameroons Peoples’ Organisation (SCAPO). Elle a également récusé les allégations de discriminations et de violences à l’encontre de la Communauté anglophone contenues dans ladite Communication».
Le point qui indique l’appel au dialogue et à une coexistence est sans doute la recommandation de cette institution spécialisée de l’Union Africaine. Elle demande au SCNC et à la SCAPO «
d’abandonner toutes velléités sécessionnistes, et d’envisager de se transformer en parti politique en cas de nécessité, pour apporter leur contribution en tant que citoyens à la construction du Cameroun ».
La Commission «
leur recommande, en outre, d’envisager, dans le respect des Lois et Règlements de la République, un dialogue constructif avec l’Etat du Cameroun, sur les problèmes constitutionnels et les autres griefs soulevés par eux, en l’occurrence le sentiment de marginalisation dont souffrirait la communauté anglophone».
Le SCNC, mouvement sécessionniste anglophone, a saisi en 2003, par le biais de Kevin NGWANE NGUMNE, l’UA pour statuer sur les cas de discrimination et de violences sur les anglophones. La demande formulée contre l’Etat du Cameroun a été réitérée au cours d’une Communication de la 45e session de l’UA tenue à Banjul du 13 au 27 mai 2009.
La décision de la Commission a été enregistrée et validée lors du dernier Sommet des Chefs d’ Etats et de Gouvernement de l'Organisation Panafricaine à Syrte en Lybie les 1er et 2 juillet 2009.
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COMMUNIQUE:
The government of the Republic of Cameroon is informing the national and international public that the case filed before the Africa comminission on Human and People's Rights in 2003 by representatives of the Southern Cameroon National Council (SCNC) and the Southern Cameroon's Peoples Organization (SCAPO), filed by plaintiffs Kevin Ngwane Ngumne and others, against the Republic of Cameroon has been settled.
In its final decision the commission has rejected all the secessionist claims made by the representatives of the SCNC and SCAPO. The commission also rejected allegations that the Anglophone community is victim of violence and discrimination.
The decision made in the 45th session of the African Commission on Human and Peoples Rights meeting from May 13 ro 27, 2009, advised the SCNC and SCAPO to abandon all secessionist ambitions and to consider becoming a political party, and contribute to the welfare of Cameroon.
The commission also calls on the plaintiff to start a constructive dialogue with the state of Cameroon, addressing all the constitutional problems and other complaints raised by them, referring to the feeling that Anglophones are marginalized.
The African Commission offers help to implement the above recommendations at the national level.
According to the internal proceedings of the African Union, the above decision has been registered and approved at the last summit of the heads of states and governments of the Panafrican organization in Syrte, Lybia on the 1st and 2nd of July 2009.
Signed Issa Tchiroma Bakary.