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Pour l’exercice budgétaire 2010 qui démarre dans une quarantaine de jours, l’Etat camerounais va fonctionner avec un budget de 2.570 milliards de f.cfa contre 2.301, 4 milliards pour l’exercice en cours, soit une augmentation de 268, 6 milliards de f.cfa en valeur absolue et 11, 7% en valeur relative. Ce budget repose sur quelques paramètres: un taux de croissance du PIB réel de 3,9%, un taux d’inflation de 3 %, le prix du baril de pétrole à 70 dollars américains…
Avec ces 2 570 milliards, le gouvernement compte poursuivre l’exécution de la politique des « Grande ambitions » mise en œuvre depuis 2004 par le chef de l’Etat. Au cours de l’année 2010, l’accent sera mis sur les axes prioritaires d’intervention que le président de la République lui-même a précisés lors du conseil ministériel du 3 juillet dernier.
Concrètement, une impulsion décisive sera donnée au développement énergétique, à la densification du maillage infrastructurel, à l’essor industriel et minier, à l’accroissement qualitatif et quantitatif des productions agro-pastorales. Un ambitieux plan de développement du secteur de l’électricité destiné à satisfaire les besoins des ménages et des industries est déjà en route. Il est question de tripler d’ici 2020 la production actuelle qui avoisine les 1000 mégawatts.
C’est en tout cas ce qui ressort du volumineux programme économique, financier, social et culturel du gouvernement pour l’exercice 2010, programme qui a été présenté hier matin aux députés par Philemon Yang, Premier ministre, chef du gouvernement. La cérémonie empreinte de solennité comme d’habitude, s’est déroulée devant plusieurs membres du gouvernement et du corps diplomatique.
Clair et précis, l’exposé du Premier ministre, chef du gouvernement n’a occulté aucun détail sur ce budget. Ainsi on a appris que les ressources internes évaluées à 1 944 milliards de f.cfa (contre 2.054 milliards pour 2009) sont ventilées de la manière suivante : recette non pétrolières : 1 537 milliards de f.cfa contre 1 535 en 2009 ; recettes pétrolières : 407 milliards contre 519,4 milliards en 2009. En ce qui concerne les ressources, leur montant est de 221 milliards contre 247 en 2009. Ce budget va consacrer 1525, 6 milliards de f.cfa aux dépenses courantes, 676, 8 milliards aux dépenses d’investissement et 367, 5 milliards au règlement de la dette.
Au cours de l’exercice qui s’achève, des difficultés inattendues ont infléchi notre taux de croissance qui est tombé de 3,9 % en 2007 à 3,5 % en 2008. Il est estimé à 2,5% cette année. Mais cela ne nous a pas empêché de poursuivre notre développement, notamment l’accroissement en infrastructures qui a nécessité plus de 800 milliards de f.cfa.
après le Premier ministre, le ministre des Finances, Essimi Menye est passé à 15 h devant la commission des Finances et du budget ; il a été question du budget de l’exercice 2008 qui a été réalisé à 94 % . Nous y reviendrons.
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