Au commencement il y avait l'article non signé ci-dessous, publié par
l'Anecdote dans son édition N°470 du 31 Mai 2010:
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Les suites de l'affaire Bibi Ngota:
Comment les manœuvriers de la déstabilisation voulaient la tête de Laurent Esso...
A la manivelle, un certain Charles Ateba Eyene, dont l'imposture et les mensonges ont fini par révéler à l'opinion comme une marionnette à la solde de quelques détracteurs du régime.
On connaissait son opportunisme à savoir tirer profit des situations politiques. Sa forte présence médiatique avait réussi à obnubiler chez ceux qui croyaient à ses inepties ce côté mesquin, qui est de l'avis de ses proches, la véritable motivation de son engagement prétendument civique et éthique. La disparition tragique du journaliste
Bibi Ngota, dans les conditions qu'on connait, est venue tomber le masque de son imposture, tant son activisme débordant a dépassé le sens de la raison. Non content de brailler dans les radios et télévisions locales la rancœur des «gens du Sud», dont on cherche sans trouver le petit strapontin de notabilité traditionnelle sur lequel il s'adosse, il a inondé le net de publications affabulatoires, tant sur un haut commis de l'Etat que sur la république qu'il veut présenter comme la cible de son délire comme si Bibi Ngota était le premier «fils du Sud» à avoir trouvé la mort, ou comme si les décès des autres camerounais non originaires du Sud manquaient de signification. Un véritable acte de mercenariat pour qui sait lire entre les lignes, car s'attaquer au Secrétaire général de la Présidence de la République porte des germes de la destruction de celui dont il est le paravent institutionnel.
Un extrait du brûlot diffusé sur le net met à nu les affabulations de Charles Ateba Eyene, et conforte la sagesse populaire que le mensonge n'a pas de longues jambes. Il écrit notamment «
Laurent Esso n'aime pas les journalistes. Déjà en 1993, ce dernier a sacrifié le talentueux journaliste Charles Ndongo à qui il avait demandé un papier sur la visite du président en Chine. «Paul Biya et la cité interdite»,
tel était le titre de l'article. Il ne l'avait fait que pour noyer Charles dans le cadre de ses combats feutrés avec Joseph Owona, un autre faucon du régime, alors Secrétaire général à la Présidence de la République. Laurent Esso lui, à l'époque, était Directeur du Cabinet civil. Voilà dans quelle condition Charles Ndongo avait perdu son poste de Chef de brigade des reportages spéciaux de la Crtv». En réalité, ceci est le reflet d'une masturbation intellectuelle malheureusement (pour lui) reçue dans les coulisse de la présidence comme un pieux mensonge, par les personnes au faîte de la débarque de Charles Ndongo. De sources bien introduites et irréfutables, l'actuel DI de la Crtv avait été débarqué de son poste de chef de brigade de reportages spéciaux pour n'avoir pas rempli son contrat vis-vis de la Présidence de la République, à l'occasion de cette visite en Chine. En effet, invité comme d'usage à accompagner le Chef de l'Etat, le journaliste de confiance avait plutôt signé un pamphlet contre le régime dans l'édition attenante de «Jeune Afrique Economie». Outrecuidance, cette signature le présentait comme l'envoyé spécial du magazine, alors qu'il avait voyagé aux frais de la Présidence de la République, et dans le même avion que le Chef de l'Etat.
LE RDPC DANS LE COUP ?
Vouloir faire porter le chapeau de ce manquement professionnel à un haut commis de l'Etat traduit manifestement les manœuvres pernicieuses que cachent ces attaques médiatiques. L'autre relent de ce cynisme communicationnel ressort de la signature de l'article publié sur le net et repris par le journal Dikalo. «
Le spécialiste de la communication politique» ajoute au pied de son texte, pour mieux étoffer son estampille, entre autres casquettes, «
Délégué à la presse et à la communication au Bn/Ojrdpc». De quoi faire comprendre qu'il agissait pareillement au nom du Rdpc dont il ne se cache pas d'être l'un des pourfendeurs des principes éthiques. Et dire que cette signature a laissé indifférents les hauts responsables du Comité central du Rdpc, dont aucun n'a osé tousser pour s'offusquer d'une utilisation aussi pernicieuse du nom du parti. Ni
René Sadi, Secrétaire général du comité central du Rdpc, ni
Grégoire Owona, son adjoint ou encore
Pierre Moukoko Mbonjo, tous ont épargné les réactions «épidermiques» qu'on leur reconnait d'usage pour laisser passer ce qui apparait comme une bourde communicationnelle mal épicée. Complaisance ? Assurément pas ! L'Analyse penche plutôt pour une complicité, voire une conspiration qui tire leurs explications dans de récents précédents. Il n y a pas longtemps, le même
Charles Ateba Eyene dans ses inspirations intellectuelles, publiait un essai à la gloire de Renée Sadi. Dans sa boulimie médiatique, il ne rate jamais l'occasion de le présenter comme le « Sauveur » du parti au pouvoir, celui là sans lequel le Rdpc aurait déjà vacillé dans les voies de la perdition. On peut donc comprendre que son mentor ait permis, à défaut de condamner, cette perfidie machiavélique pour faire croire à l'opinion que le parti au pouvoir et Ateba Eyene vibraient en phase dans la condamnation à tête chercheuse des bourreaux de Bibi Ngota.
De plus, le silence de René Emmanuel Sadi face à cet usage démesuré du nom du parti contraste nettement avec sa promptitude à dénoncer les agissements contraires aux idéaux du Rdpc. Sa hargne à défendre l'image du parti, tel que ce fut le cas lors des attaques judiciaires à Paris contre le Chef de L'Etat, ou de la requête de
Célestin Bezigui devant le Conseil de sécurité de l'Onu, a subitement fait défaut, pour céder place à une contemplation amusée des tirs nourris de son poulain contre un haut commis de l'Etat, non moins militant du Rdpc. Comme s'il avait retourné le sens des discours qu’il débite depuis un certain temps dans ses meetings à l’adresse des militants à savoir faire preuve de vigilance car l’ennemi est dans la maison. Sans blague !
Source: L’ANECDOTE N°470 du Lundi 31 mai 2010
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La Réplique d'Ateba EYENE, sur les antennes de la RTS:
Morceaux choisis:
"- Je n'ai pas besoin de béquilles. Je ne suis la propriete de personne. Je dis en mon ame et conscience ce que je pense, ce qui me semble bien. Je suis libre de le dire et les autres sont libres de dire ce qu'ils veulent dire.
- Sadi (René) est mon SG dans le parti. Je peux me faire une opinion sur lui et dire qu'il respecte les prescriptions du President national dans le fonctionnement du parti. Je suis libre de le dire. Alors que ceux qui sentent morveux se mouchent !
- Bibi Ngota est mort dans des conditions troubles ou les soupcons pesent sur une personnalite importante de la Republique. Le Chef de l'Etat a ordonne une enquete. L'opinion internationale et le peuple camerounais attendent les resultats de cette enquete. Et il faut bien que les camerounais sachent de quoi il s'agit. Qui est coupable ? Qui est cause ? Qu'est-ce qui s'est passe ?
- Je suis Delegue a la Presse et a la Communication au Bureau National des Jeunes du RDPC. C'est valable jusqu'au moment ou je vous parle, et ce depuis 1996. Vous pouvez le verifier. Je ne me revendique pas !"