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Affaire Bibi Ngota: Amadou Ali confirme la mort des suites de Sida
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Yaoundé - 15 Septembre 20101
© Pierre Célestin Atangana | Mutations
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Le Garde des sceaux a donné hier au cours d’un point de presse à Yaoundé les conclusions de l’enquête ordonnée par le chef de l’Etat suite au décès du journaliste.
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Il n’y a rien de nouveau sur l’affaire Bibi Ngota. C’est la conclusion à laquelle sont parvenus plusieurs hommes de médias qui ont assisté à la mise au point organisé hier dans les locaux du ministère de la Justice par Amadou Ali, Vice-Premier ministre en charge de la Justice, garde des Sceaux, en présence du ministre de la Communication Issa Tchiroma. Etant longuement revenu sur la genèse des faits qui ont conduit à l’interpellation puis à l’incarcération à titre préventif à la prison centrale de Kondengui, Amadou Ali a bien indiqué que c’est sur ordre de Laurent Esso, secrétaire général de la présidence de la République, adressé au délégué général à la Sûreté nationale de l’époque Emmanuel Edou, par voie de correspondance le 5 février 2010, que Germain Cyrille Ngota Ngota, Serge Sabouang, Harris Mintya et Hervé Nko’o ont été interpellés. Avec pour instruction d’entendre Harris Mintya « sur les faits de faux et usage de faux et de le déferrer au parquet compétent.»

L’émotion qui a suivi la disparition de Bibi Ngota a conduit le chef de l’Etat à commettre une enquête devant clarifier les circonstances exactes du décès de ce dernier à la prison centrale de Kondengui le 21 avril dernier. Dans les conclusions de la commission d’enquête dirigée par la direction de la police judiciaire déposées au parquet le 11 mai 2010, il ressort suivant divers témoignages requis auprès de la famille du défunt, des co-chambriers à la prison centrale de Kondengui, de l’administration de cet établissement pénitentiaire et du médecin-chef de celui-ci, que Bibi Ngota est arrivé au quartier 9 dans un état de santé préoccupant.

Sur sa maladie, le rapport lu par Amadou Ali laisse apparaître des divisions au sein de la famille. Pendant que l’oncle du défunt, Ngota Essiane, indique qu’il s’agit d’une mort naturelle, la maman Georgette Edima Essiane souligne pour sa part que son fils était bien malade avant son incarcération. Aussi ce dernier préférait-il, d’après elle, «les centres de santé de seconde zone aux établissements sanitaires appropriés.» Tout juste souligne-t-elle dans le rapport lu par le ministre de la Justice qu’elle a remis la somme de 30 000FCfa à Emmanuel Meya Amou’ou, un intendant de prison, pour qu’il l’aide au transfert de son fils dans un quartier moins insalubre. Colette Essiane la concubine du défunt campe sur sa position de départ, et ne transige pas sur l’état sérologique de son concubin qui, d’après ses déclarations dans le rapport, ne souffrait pas de Vih-sida. Toute chose que tend à confirmer le médecin-chef de la prison Norbert Francis Ndi. D’après ses déclarations, Bibi Ngota souffrait d’hypertension artérielle, de goutte et d’une hernie inguinale gauche. Le médecin avait conclu que le journaliste est mort «des suites d’infections opportunistes liées au Vih-sida dans un contexte où le système immunitaire était complètement effondré.»

D’après l’autopsie du thorax, de l’abdomen, du bassin et des organes génitaux du défunt réalisée par le Pr. Jean Essame Oyono en service au CHU, il ressort «une absence de lésions de coups et blessures et une absence de lésions traumatiques de torture ni récentes ni anciennes.» De ce côté, le médecin a conclu à un décès survenu des suites «d’une insuffisance cardio-respiratoire aiguë sur un lit chronique reposant sur une tuberculose pleuro-pulmonaire caséo-folliculaire ancienne, associée à une péricardite séro-fibrineuse, facteur d’un important épanchement.»

Dans son propos, Amadou Ali ne donne aucune indication sur la responsabilité des services de renseignement qui, comme le soutient la concubine du défunt, «harcelaient son concubin constamment au point de venir le chercher à maintes reprises.» Motus et bouche cousue également sur la responsabilité du secrétaire général de la présidence de la République qui est à l’origine des ennuis judiciaires du défunt. Si d’après les explications du Garde des Sceaux, l’enquête sur les circonstances de la mort de Bibi Ngota n’est pas encore bouclée, l’affaire qui est à l’origine de l’incarcération des autres co-accusés, va suivre son cours

Rédaction de Cameroon-Info.Net
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