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Diaspora du Canada: Le point focal d’ELECAM est en place !
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12 AOUT 2011
© Cyrille EKWALLA | Cameroon-Info.Net
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Au lendemain de la publication, le 8 août 2011 du Décret 2011 portant sur les modalités d’application de la Loi du 13 juillet 2011 relative au vote des citoyens camerounais établis ou résidant à l’étranger, les différentes ambassades camerounaises se sont mises en branle, notamment en portant à la connaissance des camerounais résidant dans les territoires sous leur responsabilité, des procédures d’inscription sur les listes électorales.
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Solomon Azoh Mbi
Photo: © CE


Au lendemain de la publication, le 8 août 2011 du Décret 2011 portant sur les modalités d’application de la Loi du 13 juillet 2011 relative au vote des citoyens camerounais établis ou résidant à l’étranger, les différentes ambassades camerounaises se sont mises en branle, notamment en portant à la connaissance des camerounais résidant dans les territoires sous leur responsabilité, des procédures d’inscription sur les listes électorales. Nous sommes allés à la rencontre de S.E Solomon Azoh-Mbi, Haut-Commissaire du Cameroun au Canada.


M. le Haut-Commissaire, vous avez aujourd’hui la responsabilité de faire voter les camerounais qui sont au Canada. Où en êtes-vous ?

Depuis l’adoption de cette loi, les choses évoluent à un rythme satisfaisant, de mon point de vue. Il est évident que nous attendions le décret d’application de la Loi du 13 juillet. En l’attendant, nous n’avons pas chômé, nous avons reçu ici une délégation d’Elecam dirigée par Mme Owoundi Marie-Thérèse, venue nous entretenir et nous mettre au fait du déroulement de l’élection : ce qu’on appelle la collecte des données. Je précise qu’il s’agit d’une équipe technique. Car, comme vous le savez, l’ambassade est un démembrement de l’administration camerounaise, et même si elle a un rôle important dans la mise en application de tout ce qui entoure cette loi, c’est surtout un rôle d’encadrement. Le rôle principal est dévolu à Elections Cameroon.


Vous avez l’un des territoires les plus vastes, avez-vous demandé une dérogation par exemple sur les délais pour permettre aux camerounais de Vancouver, Winnipeg, etc… de venir à Ottawa pour s’inscrire ? Parce qu’il faut quand même rappeler que la Loi qui donne le droit de vote a été adoptée le 13 juillet 2011, que le décret d’application a été signé presqu’un mois après, soit le 8 août 2011, et que la date limite des inscriptions a été fixée au 31 août 2011…

Nous sommes en contact avec les services centraux du Ministère des Relations Extérieures et nous avons fait parvenir nos propositions. Nous avons fait état de notre spécificité au gouvernement. Il leur revient maintenant d’acheminer cela à Elections Cameroon, qui en tiendra compte ou pas. Et c’est Elecam qui nous instruira là-dessus et prendra les mesures adéquates. Pour le moment, je ne peux rien ajouter, parce que je suis en attente par rapport à cela, mais c’est quelque chose qui fait partie de nos préoccupations.


La ville d’Ottawa ou plus exactement l’ambassade sera-t-elle le seul centre d’élection ?

J’y ai plus ou moins répondu – peut-être de manière laconique - en vous disant que nous avons fait des suggestions au Cameroun par rapport à la spécificité du Canada, notamment les distances, la dispersion des camerounais… ce qui, à mon avis, demande une réflexion approfondie par les autorités par rapport à l’implantation des bureaux de vote. Il me semble que l’implantation géographique et géopolitique des camerounais doit être prise en compte avec rationalité par les autorités compétentes en vue de l’implantation des bureaux de vote au Canada. Mais, vous le savez vous-même, même avec la plus grande volonté, on ne pourra couvrir toute l’étendue du Canada. Notre souhait est que les grandes métropoles soient servies, mais surtout en fonction de l’importance de la communauté. Nous, de notre côté ferons le maximum pour que les camerounais au Canada puissent exercer leur droit de vote.


M. Azoh-Mbi, après lecture du décret d’application, il nous apparaît que Elecam est « hors jeu » pour l’élection en diaspora…

Non ! Je ne suis pas du tout d’accord avec vous quant à l’assertion selon laquelle « Elecam est hors jeu », puisque comme je vous l’ai dit tantôt, nous avons accueilli ici à Ottawa, une délégation d’Elections Cameroon qui s’est mise au travail, qui a son autonomie, et qui a créé son propre démembrement au sein de l’ambassade. Et quand je dis au « sein de l’ambassade », c’est essentiellement parce que l’ambassade représente en quelque sorte le territoire camerounais…


…Vous ne serez donc pas le Chef des élections au Canada ?


Je serai peut-être appele à jouer un rôle en tant que « visage », représentant de l’Etat camerounais, mais l’organisation matérielle incombe à Elecam, dont les délégations sont réparties un peu partout dans le monde, dont ici au Canada… Permettez-moi d’ajouter que j’ai observé les élections d’autres pays ici au Canada, et c’est exactement la même chose : leurs organismes en charge des élections s’installent au sein des ambassades et c’est la même chose dans les pays qui ont des missions diplomatiques au Cameroun, les élections ont lieu au sein des ambassades, démembrements des administrations. Cela ne veut pas dire que ce sont les ambassades qui organisent les élections. Nous entendons ici et là des choses… Vous-même, vous le savez personnellement, je reçois ici tous les camerounais qui me sollicitent sans leur poser la moindre question sur leurs appartenances politiques…


Avez-vous une idée du nombre des camerounais dans le territoire que vous couvrez, sachant qu’il faut une carte consulaire pour pouvoir exercer son droit de vote ?

Avant de répondre à votre question plus spécifiquement, permettez-moi de préciser que nous, ici à Ottawa, dans notre travail quotidien, nous essayons de sensibiliser les camerounais, à se faire connaître auprès de nos services. Nous organisons de manière permanente des campagnes d’inscription sur nos registres consulaires. Je peux vous dire que quand je suis arrivé, il y a à peine trois ans, on dénombrait à peine 2500 camerounais inscrits dans nos registres, aujourd’hui, nous approchons les 6000… et nous informatisons ce système, pour être en mesure de dire avec précision où sont les camerounais.


La délégation d’Elecam qui est venue au Canada n’a pas rencontré les composantes de la communauté. Quel était l’objet spécifique de cette délégation ?

C’est une structure étatique qui est venue poser le décor. Il ne s’agissait pas pour elle de rencontrer les camerounais parce que ce n’est pas une structure politique, c’est une délégation technique (venue montrer comment remplir les registres d’inscription, les récépissés, se familiariser avec les procédures, etc…). Il a été créé « un espace Elecam » au sein de l’ambassade qui sera géré par trois agents : un chef de bureau et deux agents. Et d’après ce qui nous a été dit, une autre délégation devrait arriver dans quelques semaines.


Depuis la publication du décret d’application de la Loi du 13 juillet 2011, on a l’impression que chaque mission diplomatique applique sa propre politique. Cela ne semble pas uniforme. À titre d’exemple, au Canada, il est exigé une carte consulaire (plus un titre de séjour valide au Canada) ou une carte de résident permanent (voir Communiqué); aux Etats-Unis, il est plutôt demandé ancienne carte d'électeur ou carte nationale d'identité ou encore Passeport camerounais en cours de validité. Que doit-on comprendre ?

Il me semble que chez nos voisins, il y a au préalable une opération de recensement… mais je ne peux parler à leur place. En ce qui concerne le Canada, nous nous sommes basés sur les textes et à notre environnement spécifique. C’est pourquoi, j’invite les camerounais qui résident au Canada et qui remplissent les conditions requises à se rapprocher du bureau Elecam au Canada (ndlr: au sein de l’ambassade) pour s’inscrire massivement. Et aussi leur dire que la mission diplomatique fera tout ce qui est possible pour permettre à cette structure de « toucher » le maximum de personnes.

Rédaction de Cameroon-Info.Net
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