A neuf jours du dernier match qualificatif pour les J.O de Londres, les joueuses de l’équipe nationale de foot peinent à se regrouper, contrairement à leurs adversaires qui sont en stage depuis le 28 septembre dernier à Abuja. Certains observateurs ont commencé à se poser des questions sur le temps de préparation dont disposera l’entraîneur national . |
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Le match retour comptant pour le dernier tour éliminatoire des Jeux olympiques entre les Lionnes Indomptables du Cameroun et les Super Falcones du Nigeria se dispute dans neuf jours, au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé. Les Lionnes Indomptables ne sont toujours pas en regroupement, contrairement à leurs adversaires qui sont en stage depuis le 28 septembre dernier à Abuja. Certains observateurs ont commencé à se poser des questions sur le temps de préparation dont disposera l’entraîneur national pour mettre sur pied une équipe capable de battre le Nigeria.
Hier matin, autour de 10h, les joueuses de l’équipe nationale ont été aperçues à Odza, à la sortie du centre technique de la Fécafoot. Certaines attendaient le taxi. D’autres avaient pris place dans les véhicules des entraîneurs, en surcharge. Ce qui confirme que cette équipe nationale féminine de football du Cameroun s’entraîne depuis une semaine de façon informelle. Samedi dernier, elles ont été aperçues à 6h sur les collines du Palais des Congrès en groupe. Certaines joueuses, brandissant la menace de ne pas rentrer sur le terrain contre le Nigeria le 22 octobre prochain si leur prime de médaille d’or aux Jeux africains n’est pas payée avant le match, ont indiqué qu’elles procédaient juste à un travail personnel tel que leur a prescrit le coach. Plus loin, le reporter du Jour a rencontré Enow Ngachu, l’entraîneur national, en foulée. «Je suis juste en train de faire mon footing», a-t-il répondu à la question de savoir ce qui justifie sa présence en ces lieux.
21 joueuses dont Françoise Bella, la capitaine et seule professionnelle, ont pris part à la séance d’entraînement d’hier, chacune habillée à sa convenance. Les filles venues de Douala n’ayant pas de famille à Yaoundé logent chez leurs coéquipières, nous confie une source proche du staff technique. «Ce sont les coachs, ajoute notre informateur, qui supportent les frais de taxi et, de temps à autre, les filles payent elles-mêmes le transport et chacune se débrouille pour manger. On ne sait même pas si Edjangue, Christine Manie, Njoya Ajara et Ngono Mani, les professionnelles qui ont été sollicitées, seront là». Une joueuse approchée n’a pas caché sa déception: «C’est comme ça qu’on nous néglige. Alors que pour un match des Lions Indomptables sans grand enjeu contre la Rdc, on a payé à chaque joueur huit millions de prime de victoire, tandis que nos trois millions de médaille n’ont pas encore été payés».
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