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De sources officielles, le ministre des Relations extérieures, Pierre Moukoko Mbonjo, a reçu en audience lundi dernier, pendant une demi-heure, la secrétaire d’Etat belge à l’Asile et la Migration, Maggie De Block. Les deux personnalités ont discuté de l’immigration illégale des jeunes Camerounais en Belgique. Mme De Block situe à 50% les demandes d’asiles sans fondement des Camerounais à destination de la Belgique. Or, estime-telle, «le Cameroun est un pays très démocratique où la liberté de la presse est visible. Les Camerounais sont libres d’étudier, de travailler et de se mouvoir dans leur pays. Il faut donc éviter qu’ils développent de faux espoirs de venir en Belgique».
D’après nos sources au ministère des Relations extérieures (Minrex), près de 7000 Camerounais dont 2000 étudiants environ vivent actuellement en Belgique. Dans son mémoire soutenu en 2010 à l’université de Yaoundé II-Soa sur le thème «l'encadrement des ressortissants camerounais par l'ambassade du Cameroun à Bruxelles », Jean Cottin Gélin Kouma indique que «la complicité de faux qui implique certaines autorités camerounaises dans l'immigration clandestine des Camerounais en Belgique, rend très difficile la mission qui est dévolue à Ambacam Bruxelles [ambassade du Cameroun à Bruxelles], à savoir protéger et encadrer ses ressortissants. Ce faisant, une proportion importante des Camerounais viennent frauduleusement en Belgique et l'ambassade se doit de les protéger».
Ce chercheur précise dans son travail scientifique que ces derniers «vivent ainsi en situation irrégulière et leur quotidien est fait de multiples transactions pour essayer de se régulariser. L'ambassade quant à elle, essaie toujours de s'acquitter de ses responsabilités pour faciliter la tâche de ces derniers en leur délivrant les documents dont ils ont besoin ou des conseils sur la façon dont ils devraient procéder pour changer leur situation. Ces Camerounais en détresse sollicitent constamment l'assistance de l'ambassade et parfois les contraintes budgétaires ne lui permettent pas de résoudre ces cas urgents. On note parmi ces camerounais, ceux qui détiennent une double identité et dont l'obtention du passeport ne peut connaitre une issue favorable à Yaoundé. A cela s'ajoutent, ceux des Camerounais ne disposant même pas d'un acte de naissance. Ils manipulent presque toutes leurs identités pour tenter d'obtenir des visas auprès des autorités belges ». Signalons que Maggie De Block séjourne officiellement au Cameroun en ce moment pour sensibiliser les jeunes Camerounais sur les risques liés à l’immigration clandestine.
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