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Cmc/Minacult: Sam Mbende veut fermer la Socam
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DOUALA - 18 Juin 2012
© Alphonse Jènè | La Nouvelle Expression
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Un Conseil d’administration extraordinaire de la Cameroon music corporation s’est tenu le vendredi 15 juin dernier. Sous les huées des partisans de la Socam.
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Ce vendredi 15 juin 2012, à 200m du rond-point Nlongkak, à l’immeuble Mercedes qui abrite le siège social de la Cameroon music corporation, l’organisme de gestion collective du droit d’auteur musical, dont Sam Mbende préside le conseil d’administration, tient une session extraordinaire de son conseil d’administration.

Entre autres points inscrits à l’ordre du jour: le compte-rendu de toutes les procédures judiciaires par le président du conseil d’administration, l’état des lieux par l’administrateur chargé des affaires courantes, la situation sur les recouvrements et les répartitions, l’assemblée générale extraordinaire et les divers.

A l’entrée de l’immeuble Mercedes, l’ambiance est électrique. Les partisans de la Socam, galvanisés la veille par l’administrateur Roméo Dika pour aller perturber les travaux du jour, sont surexcités et menacent d’en découdre avec les membres du conseil d’administration de la Cmc, leurs collaborateurs et tous les invités auxdites assises. Leurs ardeurs sont cependant apaisées par la présence impressionnante de «gros bras», des policiers et des gendarmes sollicités par la Cmc pour la sécurité des travaux compte-tenu des menaces physiques proférées par quelques artistes parfaitement identifiés.

Dans l’immeuble, notamment dans la salle qui abrite les travaux, la sérénité est de mise. Et le ton est immédiatement donné après une minute de silence en l’honneur de la mort de Bébé Manga, première vice-présidente de la Cmc, survenue en 2010 et l’exécution de l’hymne national.

Une chose ne passe pas inaperçue: Che John Minang, Ngock Ngock Toussaint et Victorien Essono, membres du conseil d’administration de la Cmc, dont les dissidents du 4 juin dernier ont prétendument affirmé qu’ils ont assisté à la réunion de l’hôtel Azur, sont bel et bien présents. Ils crient au scandale et documents à l’appui, ils dénoncent publiquement la supercherie et la manipulation montée par Joseph Achille Mbanga, Moussa Haïssam et Messi Ambroise sous le contrôle de Roméo Dika et Aron Kabelok, administrateur et directeur général de la Socam.

Le quorum est largement atteint. Plus de la moitié des membres du conseil d’administration sont présents. Sur dix-sept administrateurs, exception faite aux quatre qui sont entrés dans la dissidence, onze administrateurs sont physiquement présents. Deux autres, à savoir Njonang Simon et Aoudou Karimou sont représentés à travers leurs procurations conformément à l’alinéa 4 de l’article 38 des statuts de la Cmc.


Action en justice contre la Socam

Après un échange vif, le conseil d’administration prend aussitôt la première résolution: celle recommandant à ses avocats d’instruire un procès contre Messi Ambroise, Ange Ebogo Emérent, Moussa Haissam, Achille Mbanga, Gaby Shunt et Déesse Binta dès le lundi 18 juin 2012 pour usurpation des marques distinctives de la Cmc et usage du faux. Et du coup, une autre résolution est prise: Blaise Nkene, Déesse Binta, Gaby Shunt et Achille Mbanga, qui sont accusés d’intelligence avec la Socam, sont exclus du conseil d’administration de la Cmc.

Ils sont aussitôt remplacés par Fotso Kangue René, Ohandja Etranger, Ndata Edmond et Ange Bagnia. Le Conseil n’ayant pas pu accorder ses violons au sujet de l’élection de l’administrateur supposé assumer les responsabilités de premier vice-président, a procédé au report de l’élection de ce dernier à la prochaine session ordinaire du conseil d’administration annoncée pour fin septembre 2012.

Le conseil d’administration a également examiné l’environnement du droit d’auteur du domaine musical au Cameroun. Lequel, explique Sam Mbendè, «est rendu délétère à cause de la Socam, société illégale en droit, dont les activités illicites plombent le développement de la Cmc». A cet effet, et fort du droit en sa faveur, va exigeant instamment qu’une action en justice particulière soit initiée contre la Socam dans les meilleurs délais pour la fermeture de ladite structure.

11h30, le sous-préfet de Yaoundé Ier, Luc Ndongo, accompagné du commandant de brigade de la gendarmerie de Nlongak et du commissaire de la sécurité publique pour le 10ème arrondissement font leur apparition dans la salle des travaux et sont aussitôt dirigés dans le bureau de l’administrateur en charge des affaires courantes, Joseph Angoula Angoula, pendant que le président du conseil d’administration, Sam Mbende, poursuit les travaux.

Les échanges sont houleux et face aux observations faites par le sous-préfet sur la non déclaration administrative des travaux par la Cmc, les dirigeants de la Cmc répliquent en faisant comprendre avec insistance que la session extraordinaire du conseil d’administration de la Cmc, qui se tient au siège de la Cmc conformément à ses dispositions statutaires et règlementaires, est une activité normale et ordinaire d’une société en fonctionnement. Et c’est sur ces entrefaites que le sous-préfet et sa suite se retirèrent, laissant ainsi les membres du conseil d’administration de la Cmc poursuivre et achever leurs travaux aux environs de 13h 45 sur une note d’optimisme.

Rédaction de Cameroon-Info.Net
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